Libreville : près de 5 milliards FCFA de drogues incinérés par la justice
Lors d’une opération d’envergure menée tard dans la nuit du 10 mai, à Libreville, le Parquet de la République a incinéré plusieurs tonnes de stupéfiants, saisies dans le cadre de procédures judiciaires, pour une valeur estimée à près de 5 milliards de francs CFA. Sous la supervision du ministre de la Justice, Augustin Emane, les magistrats du Tribunal de première instance de Libreville ont détruit divers produits prohibés, notamment de la cocaïne, du cannabis, de l’héroïne, du Skint et du Tramadol.

Des stupéfiants en flamme pendant l’opération d’incinération menée par le Parquet de Libreville. © D.R.
Tard dans la nuit du 10 mai, à Libreville, le Parquet de la République a incinéré plusieurs tonnes de stupéfiants saisis. Il s’agit de la cocaïne, du cannabis, de l’héroïne, du Skint, et du Tramadol, dont la valeur est estimée à près de 5 milliards francs CFA. L’opération, supervisée par le ministre de la Justice Augustin Emane, a été menée par les magistrats du Tribunal de première instance. Cette action spectaculaire participe de la volonté affichée des autorités gabonaises à renforcer la lutte contre le trafic de drogue et ses ramifications au sein de la société. «Il s’agit de s’attaquer au mal à la racine», a souligné le Parquet, insistant sur la nécessité de retirer définitivement ces substances du circuit criminel.
Les autorités judiciaires entendent désormais répondre avec fermeté

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Emane, sa délégation et des sacs de stupéfiants. © D.R.
L’opération, conduite par le procureur de la République, Dick Fabrice Boungou Mickolo, assisté du procureur adjoint, Christiana Assambo, et des substituts du procureur, a débuté dès la matinée avec l’enlèvement des scellés conservés dans le cadre des procédures pénales. En présence du greffier en chef adjoint, Me Rekoungoula Mamy, un constat officiel a été dressé avant la destruction des produits, conformément aux dispositions légales en vigueur. Les stupéfiants provenaient de cargaisons saisies dans trois camions, preuve de l’ampleur du trafic auquel les autorités judiciaires entendent désormais répondre avec fermeté. «Depuis la création du tribunal spécial en 2019, une telle opération n’avait plus été organisée», a rappelé le procureur de la République.
Compte tenu des enjeux financiers liés à ces cargaisons, l’opération a été placée sous très haute sécurité. Les autorités redoutaient notamment des tentatives d’extraction ou de récupération des scellés par des réseaux criminels spécialisés dans le trafic de drogue. Pour prévenir tout incident, les agents de la direction des Services spéciaux (DSS) ont été mobilisés afin d’assurer l’escorte, la sécurisation et le bon déroulement de la mission. Ce qui fait que les autorités judiciaires saluent «le concours déterminant des forces spécialisées dont l’expertise dans la lutte contre le trafic de drogues et la grande criminalité n’est plus à démontrer». Après leur incinération, les substances illicites ont été enfouies à l’aide d’une pelleteuse afin d’empêcher toute réintroduction dans les circuits clandestins.
Faire en sorte que ces produits ne retournent plus jamais dans le circuit
Cette destruction massive est une nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement en matière de lutte contre les stupéfiants. Le Parquet a annoncé qu’un dispositif législatif devrait prochainement être adopté afin d’encadrer des opérations régulières de destruction systématique des drogues saisies sur l’ensemble du territoire national. Les autorités entendent ainsi frapper directement les intérêts financiers des trafiquants et assécher les revenus issus de ce commerce illicite qui affecte particulièrement la jeunesse gabonaise. «Le but est de faire en sorte que ces produits ne retournent plus jamais dans le circuit pour être vendus», a insisté le procureur de la République.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.