Le vol de compteurs d’eau reprend de plus belle dans certains quartiers de Libreville. À Derrière-la-Prison, dans le deuxième arrondissement, une vingtaine de ménages ont été victimes de ce phénomène la semaine dernière, les privant d’un accès déjà très limité à l’eau potable. Face au silence de la SEEG et aux soupçons de complicité qui alimentent les discussions, les habitants réclament des réponses et des mesures urgentes.

Plusieurs compteurs d’eau de la SEEG dérobés à Derrière la Prison. © GabonReview

 

Une vingtaine de compteurs d’eau de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ont été dérobés la semaine dernière dans le quartier Derrière-la-Prison, situé dans le deuxième arrondissement de Libreville. Ce phénomène récurrent, qui touche plusieurs quartiers du Grand Libreville, plonge une nouvelle fois de nombreux ménages dans une pénurie d’eau et relance les interrogations sur l’existence d’un réseau organisé.

Les habitants de Derrière-la-Prison vivent depuis plusieurs jours une véritable épreuve. Dans ce quartier où l’eau ne coule déjà qu’une à deux fois par semaine, le vol des compteurs est venu aggraver une situation déjà précaire. Privés de tout approvisionnement en eau courante, plusieurs riverains affirment avoir engagé les démarches administratives prévues auprès de la SEEG après le constat des vols. Jusqu’à présent, ils disent toutefois n’avoir obtenu aucune solution concrète.

Selon les témoignages recueillis sur place, les malfaiteurs agissent généralement aux alentours de 4 heures du matin. Profitant de l’obscurité et de l’isolement des installations, ils démontent rapidement les compteurs avant de disparaître sans laisser de traces. «Les cambrioleurs profitent de l’éloignement des compteurs d’eau par rapport aux habitations. À la nuit tombée, et en l’absence de toute surveillance, ils opèrent avant de s’évanouir dans la nature», explique un habitant du quartier, qui déplore l’absence de mesures de protection.

Pour de nombreux riverains, ces vols ne peuvent être l’œuvre d’amateurs. Ils estiment que les auteurs disposent de compétences techniques, évoquant notamment des plombiers. Certains vont plus loin en s’interrogeant sur une éventuelle complicité interne. «Comment des compteurs personnalisés peuvent-ils être réinstallés chez d’autres abonnés sans qu’il n’y ait de complicités ?», s’interrogent plusieurs habitants, qui appellent la SEEG et les autorités compétentes à diligenter une enquête afin de mettre un terme à ce trafic qui pénalise des dizaines de familles.

 
GR
 

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