Mines : le Gabon veut porter la contribution du secteur à 20 % du PIB et créer des milliers d’emplois
Invité récemment sur la chaîne Gabon 24, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, avait exposé les ambitions du gouvernement visant à faire du secteur minier un moteur de la croissance économique nationale. À l’heure où plusieurs gisements s’apprêtent à entrer en phase d’exploitation industrielle, après de longues années de recherches et d’exploration, les autorités entendent faire de la richesse du sous-sol gabonais un élément pertinent de diversification économique, de création d’emplois et d’amélioration des recettes publiques. Elles espèrent que sa contribution au PIB franchisse la barre des 15 % et peut-être atteindre les 20 % dans l’avenir.

Aujourd’hui au Gabon, le secteur minier a une faible contribution au PIB gabonais. Il se situe seulement 6 %. © GabonReview/IA
Sur Gabon 24, lors de son passage en juin dernier, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, avait exposé la trajectoire que le gouvernement entend impulser au secteur minier, présenté désormais comme un stratégique pour la transformation économique du pays. Cette intervention intégrait le contexte de basculement du secteur, longtemps resté en phase exploratoire, vers une exploitation industrielle accrue de plusieurs gisements identifiés à travers le pays.
Ainsi, le ministre a insisté sur le potentiel de transformation que représente cette nouvelle étape pour l’économie gabonaise. Alors que la contribution actuelle du secteur minier au Produit intérieur brut (PIB) demeure limitée, le gouvernement affiche des objectifs particulièrement ambitieux. «Aujourd’hui, le secteur minier a une faible contribution au PIB gabonais. Nous sommes à seulement 6 %. Avec l’ouverture de ces mines, nous allons franchir la barre des 15 % et peut-être atteindre les 20 % de contribution», a déclaré Sosthène Nguema Nguema. Il a souligné la volonté des pouvoirs publics d’accroître significativement le poids de cette industrie dans la richesse nationale.
Contribuer à dynamiser les économies locales, renforcer les compétences nationales
Les retombées attendues concernent également le marché de l’emploi. Le ministre a notamment évoqué le projet de la mine de Milingui, dont la première phase d’exploitation devrait permettre la création de près de 530 emplois directs et de 1 000 emplois indirects. Pour le gouvernement, ces nouveaux projets miniers doivent contribuer à dynamiser les économies locales, renforcer les compétences nationales et offrir des perspectives d’insertion professionnelle à un plus grand nombre de Gabonais.
Inscrite dans la stratégie de développement à l’horizon 2030, cette politique repose sur un travail de prospection engagé depuis plusieurs décennies. «Nous nous battons, au niveau du secteur minier, pour que, lorsqu’on arrivera en 2030, le secteur minier ait un apport considérable dans l’économie gabonaise. Nous pensons que cela va résorber le chômage, augmenter le PIB et changer la vie des Gabonais», a affirmé le ministre. Rappelant qu’«une exploration minière peut prendre 10, 15, voire 20 ans», Sosthène Nguema Nguema a estimé que le pays récolte aujourd’hui les fruits de ces investissements de long terme, plusieurs sites étant désormais prêts à basculer vers l’exploitation industrielle et à soutenir la transformation économique du Gabon.















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.