À l’occasion d’une séance de travail, le 13 juillet, entre la Représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Rokya Ye-Dieng, et le ministre de la Justice, Augustin Emane, les deux personnalités ont procédé à une revue approfondie des actions engagées dans le cadre du Programme conjoint «Promouvoir un secteur de la justice responsable, efficace et inclusif au Gabon», soutenu par le gouvernement du Japon. Elles ont évoqué l’état d’avancement des projets, notamment de la future annexe de l’ENM, les perspectives de modernisation de l’appareil judiciaire gabonais, ainsi que les conditions d’une meilleure coordination entre les partenaires techniques et financiers.

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, et la Représentante résidente PNUD, Rokya Ye-Dieng, lors de la séance de travail du 13 juillet 2026 à Libreville. © D.R.

 

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, et la Représentante résidente du PNUD au Gabon, Rokya Ye-Dieng, ont fait le point, le 13 juillet, sur la mise en œuvre du Programme conjoint de modernisation de la justice gabonaise, financé par le Japon. Lors de cette séance de travail, ils ont examiné les avancées, les perspectives et le renforcement de la coordination entre partenaires. On a appris à cet effet que l’École nationale de la magistrature (ENM) devrait être livrée en novembre prochain.

Doter le Gabon d’une justice plus performante et plus accessible

L’un des principaux dossiers examinés concernait la construction de l’annexe de l’ENM, dont la livraison est désormais attendue pour le 26 novembre 2026. Cette infrastructure constitue l’un des piliers du programme de réforme de la justice, qui repose sur trois axes complémentaires, à savoir la digitalisation des procédures judiciaires, le renforcement des infrastructures et le développement des compétences des professionnels du secteur. L’objectif est de doter le Gabon d’une justice plus performante, plus accessible et davantage en phase avec les exigences contemporaines, notamment grâce à la numérisation de la chaîne pénale, à la gestion électronique des actes judiciaires et à la mise en place d’un système numérique intégré destiné à rapprocher la justice des citoyens.

Les discussions ont également porté sur les conditions de pérennisation des investissements en cours. Les deux parties ont ainsi convenu d’examiner conjointement la possibilité de réaliser un forage destiné à alimenter, en eau courante, le futur bâtiment de l’ENM ; un aménagement indispensable à son fonctionnement.

Elles ont, par ailleurs, évoqué la nécessité de renforcer l’appui technique des partenaires internationaux dans le cadre de la révision des différents codes de procédure. Un chantier appelé à accompagner les transformations institutionnelles engagées. Dans le même esprit, la mise en place d’un groupe de travail réunissant l’ensemble des partenaires du ministère de la Justice a été identifiée comme élément de mutualisation des expertises et des ressources afin de renforcer la cohérence et l’efficacité des interventions.

Rapprocher un peu plus la justice des justiciables

À travers cette rencontre, le gouvernement gabonais et le PNUD réaffirment leur volonté commune d’accélérer la modernisation du système judiciaire, en conjuguant investissements matériels, innovation numérique et renforcement des capacités humaines. Comme l’ont rappelé les deux parties, le programme s’articule autour de «la digitalisation des actes judiciaires, du renforcement des infrastructures et de la formation des acteurs du corps judiciaire», avec l’ambition de favoriser «la digitalisation de la chaîne pénale, la modernisation de la gestion électronique des documents pour les actes judiciaires et la création d’un système numérique intégré», afin de «rapprocher un peu plus la justice des justiciables».

 
GR
 

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