Multilatéralisme : le Gabon renforce son engagement contre les menaces nucléaires et numériques
Le Gabon a signé, le 23 septembre, en marge de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, deux instruments internationaux portant sur l’interdiction des armes nucléaires et la lutte contre la cybercriminalité. Une double démarche qui traduit, selon les autorités, l’engagement de Libreville en faveur du multilatéralisme, du droit international et de la coopération entre États.

Moment de la signature du traité par la ministre. © AGP
Le Gabon renforce son engagement sur les questions de sécurité internationale. En marge de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a signé, mercredi 23 septembre, au nom de l’État gabonais, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) ainsi que la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP).
Selon le média, cette double signature traduit la volonté du Gabon de consolider son engagement en faveur d’un multilatéralisme fondé sur le droit, la coopération internationale et la protection des populations.
Le Gabon réaffirme son engagement contre les armes nucléaires
La signature du TIAN s’inscrit dans la continuité de la position diplomatique défendue de longue date par le Gabon au sein des instances internationales. Libreville plaide notamment pour l’élimination totale des armes nucléaires et participe aux discussions multilatérales consacrées à la non-prolifération et au désarmement.
Adopté en 2017 et entré en vigueur en 2021, le TIAN constitue le premier instrument international juridiquement contraignant visant à interdire la mise au point, la production, l’acquisition, le stockage, le transfert, l’utilisation et la menace d’utilisation des armes nucléaires. «Mon pays est fermement attaché à ces principes et souhaite réaffirmer son engagement et contribuer à leur mise en œuvre aux côtés de tous ses partenaires pour un monde plus sûr», a déclaré Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny lors de la cérémonie officielle. D’après les derniers registres de l’Organisation des Nations unies, le traité compte actuellement 95 États signataires et 75 États parties.
Une réponse commune face à la cybercriminalité
Le Gabon a également signé la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité, dite Convention de Hanoï. Cet instrument intervient dans un contexte marqué par l’augmentation des menaces numériques et le développement de formes de criminalité exploitant les technologies de l’information et de la communication.
Pour Libreville, cette convention doit notamment contribuer à renforcer la coopération entre les États dans la lutte contre la cybercriminalité. Elle prévoit un cadre destiné à faciliter l’entraide judiciaire ainsi que la collecte, la conservation et l’échange de preuves électroniques.
Par ces deux engagements, le Gabon entend inscrire son action diplomatique dans une approche reposant sur la coopération internationale et le respect du droit.
Lors de la cérémonie, la cheffe de la diplomatie gabonaise a rappelé que la sécurité des populations, qu’elle soit liée aux menaces nucléaires ou aux risques numériques, ne saurait être dissociée de l’action collective des États et des mécanismes multilatéraux.
Thécia Nyomba
















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