National-Foot : la saison 2026-2027 débutera le 10 octobre, la Linafp promet un championnat sans interruption
Le président de la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) a annoncé le lancement de la saison 2026-2027 du National-Foot pour le 10 octobre prochain. Dans un entretien accordé au quotidien L’Union, Brice Mbika Ndjambou est revenu sur une saison 2026 disputée à un rythme soutenu, marquée par l’accident mortel de l’entraîneur de Bouenguidi Sport Albert Didoungou, des critiques sur l’arbitrage et plusieurs insuffisances organisationnelles. Tout en dressant un bilan globalement positif, il assure que le nouveau partenariat avec la Gabonaise des Jeux devrait permettre d’éviter les interruptions qui ont longtemps perturbé le championnat gabonais.

Le président de la Linafp, Brice Mbika Ndjambou. © L’Union
La prochaine saison du championnat national de football est désormais fixée. Selon le président de la Linafp, Brice Mbika Ndjambou, le coup d’envoi de l’exercice 2026-2027 sera donné le 10 octobre prochain avec une affiche inaugurale opposant le CF Mounana à Mangasport. Une échéance que l’instance dirigeante dit avoir préparée en amont avec son nouveau partenaire financier, la Gabonaise des Jeux.
«Nous avons finalisé vendredi dernier l’ensemble du dossier de la nouvelle saison avec la Gabonaise des Jeux, qui va désormais financer le championnat. Notre calendrier est prêt», a déclaré le patron de la Linafp, convaincu que ce partenariat permettra d’assurer une meilleure continuité des compétitions.
«Avec le nouveau partenaire, il n’y aura plus d’interruption du championnat», a-t-il assuré.
Une saison bouclée au pas de course
Cette annonce intervient quelques semaines après la fin d’une saison 2026 particulièrement dense. Lancé le 7 mars dernier, le championnat s’est achevé au terme d’un calendrier resserré imposant aux clubs de disputer parfois deux rencontres par semaine.
Pour Brice Mbika Ndjambou, ce rythme soutenu répondait à la nécessité de rattraper le retard accumulé. «Nous étions dans l’obligation de jouer tous les trois jours afin de rattraper notre retard», a-t-il expliqué, reconnaissant néanmoins que les acteurs du football gabonais ont évolué «à un rythme effréné».
Le président de la Linafp admet que cette cadence exceptionnelle a pesé sur les équipes, déjà confrontées aux difficultés logistiques liées aux transports terrestres et ferroviaires. Il estime d’ailleurs que le tragique accident ayant coûté la vie à Albert Didoungou, ancien entraîneur de Bouenguidi Sport, aurait pu être évité dans un autre contexte.
«Dans les conditions où s’est déroulé cet accident, oui, on pouvait l’éviter», a-t-il reconnu. Selon lui, l’obligation pour le club de rallier Koula-Moutou après une rencontre disputée à Oyem, afin d’être présent quelques jours plus tard pour un autre match, a contribué à créer les conditions du drame.
«La dictature de l’urgence»
Interrogé sur les nombreuses critiques ayant entouré l’organisation du championnat – lancement tardif, clubs insuffisamment préparés ou infrastructures contestées –, Brice Mbika Ndjambou a relativisé, estimant que ces difficultés ne sont pas nouvelles.
«Chaque année, nous avons toujours démarré le championnat dans la précipitation», a-t-il rappelé, évoquant une «dictature de l’urgence» qui continue de caractériser le football gabonais.
Le président de la Linafp a toutefois tenu à démentir certaines accusations concernant la participation de joueurs sans examens médicaux. «Tout le monde a réalisé les visites médicales. C’est devenu quelque chose d’obligatoire», a-t-il assuré.
Concernant les infrastructures, il a rappelé la suspension récente des stades de Mouila et de Lastoursville, jugés non conformes, tout en se montrant optimiste quant à leur réhabilitation avant la prochaine saison.
Un championnat jugé plus compétitif
Malgré sa courte durée – à peine quatre mois –, le championnat national a, selon son président, gagné en intensité sportive. Brice Mbika Ndjambou met en avant l’incertitude qui a entouré la course au titre et plusieurs résultats inattendus.
«C’est seulement au terme du championnat que nous avons mis un nom sur le champion du Gabon», a-t-il souligné, évoquant notamment les performances de clubs capables de déjouer les pronostics.
La Linafp retient également l’engouement populaire observé dans plusieurs stades du pays. «La satisfaction aujourd’hui se situe surtout au niveau du public, ça a été extraordinaire», s’est-il félicité, citant l’affluence enregistrée lors de la dernière journée à Port-Gentil.
L’arbitrage et la gestion des clubs dans le viseur
Si le bilan global est jugé satisfaisant, Brice Mbika Ndjambou n’a pas occulté les faiblesses observées tout au long de la saison. L’arbitrage apparaît ainsi comme l’un des principaux points noirs du championnat.
«La prestation des hommes en noir [arbitres, NDLR] a été fortement décriée par beaucoup de clubs», a-t-il reconnu, précisant que la Linafp avait reçu de nombreuses lettres de contestation. «Je pense que nous avons encore des efforts à fournir à ce niveau.»
Sur le plan financier, l’instance entend également renforcer les exigences imposées aux clubs bénéficiaires des subventions publiques. Selon son président, le versement des aides accordées par le ministère des Sports a déjà été conditionné à la justification des dépenses et au paiement effectif des joueurs.
À compter de la prochaine saison, les clubs devront transmettre des rapports mensuels et faire auditer leurs comptes. «C’est seulement à cette condition que les clubs bénéficieront de la subvention l’année d’après», a prévenu Brice Mbika Ndjambou.
Enfin, la Linafp prévoit d’organiser, dès ce mois de juillet, la cérémonie de récompense des meilleurs acteurs du championnat. Une édition marquée par une nouveauté : le public participera au vote à hauteur de 40 %, tandis que les entraîneurs, capitaines et journalistes sportifs disposeront des 60 % restants.















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.