À l’ouverture de la 5e conférence NewSpace Africa à Libreville, le 20 avril 2026,  l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, a réaffirmé le rôle stratégique du spatial dans le partenariat entre l’Afrique et l’Europe, soulignant des retombées déjà tangibles pour les populations africaines.

L’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, prononçant son discoiurs, le 20 avril 2026, à Libreville. © UE/Gabon

 

L’espace constitue désormais un pilier structurant du partenariat entre l’Union européenne et l’Union africaine, avec des impacts directs sur les populations africaines. C’est le message central porté par Cécile Abadie lors de l’ouverture de la 5e conférence NewSpace Africa, organisée dans la capitale gabonaise du 20 au 23 avril 2026. 

«L’espace est un pilier du partenariat UA–UE, car il fournit déjà des services concrets aux populations africaines», a déclaré l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, insistant sur la dimension opérationnelle de cette coopération, désormais passée «des concepts à des opérations concrètes»

Des applications directes pour les populations africaines

La diplomate a détaillé plusieurs programmes illustrant cette transformation. Les initiatives comme GMES & Africa permettent déjà d’exploiter les données satellitaires pour améliorer la gestion de l’eau, de l’agriculture ou encore des zones côtières. Ces dispositifs bénéficient directement aux agriculteurs, aux communautés littorales et aux acteurs de l’économie bleue. 

Dans le domaine climatique, le programme ClimSA renforce l’accès aux données météorologiques et aux systèmes d’alerte précoce, contribuant à une meilleure anticipation des risques et à une planification agricole plus efficace. 

Autre exemple cité : le futur système ANGA, destiné à fournir des services de navigation de haute précision, notamment pour renforcer la sécurité aérienne sur le continent. 

Une coopération structurée autour de programmes européens

Cette dynamique s’appuie notamment sur les programmes spatiaux européens, tels que Copernicus et Galileo, mobilisés au service du développement durable, de la sécurité et de la transformation numérique en Afrique.

Selon Cécile Abadie, cette coopération s’inscrit dans le cadre stratégique de «Global Gateway», qui vise à financer des infrastructures durables, y compris dans le secteur spatial, en cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine. 

Un appel à renforcer les investissements et le rôle du privé

Au-delà des programmes publics, l’Union européenne entend intensifier la mobilisation du secteur privé. Le programme de partenariat spatial Afrique–UE (AESPP), doté de 100 millions d’euros, vise à structurer une véritable économie spatiale conjointe, génératrice d’emplois et d’innovation. 

«Les fonds publics ne suffiront pas. Nous devons mobiliser les investissements privés», a souligné l’ambassadrice, évoquant notamment le soutien aux start-ups, à l’entrepreneuriat féminin et au développement d’une économie des données. 

La représentante de l’Union européenne a enfin insisté sur la finalité de cette coopération : une utilisation du spatial centrée sur l’humain, au service de la résilience climatique, de l’agriculture durable, de la gestion des ressources et de la transition énergétique. 

«L’Union européenne restera un partenaire fiable, pour une coopération spatiale centrée sur l’humain et bénéfique pour l’Afrique comme pour l’Europe», a-t-elle affirmé devant les participants réunis à Libreville.

 
GR
 

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