À l’ouverture du Dialogue de partenariat Gabon–Union européenne, le 8 juin 2026 à Libreville, l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, a réaffirmé la volonté de Bruxelles de construire avec le Gabon un partenariat renouvelé, fondé sur des intérêts mutuels, la promotion des investissements et une coopération adaptée aux nouveaux enjeux géopolitiques et économiques.

L’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, et le vice-président du gouvernement gabonais, le 8 juin 2026, à l’occasion de l’ouverture du Dialogue de partenariat Gabon–Union européenne, organisé à Libreville. © D.R.

 

L’Union européenne (UE) entend renforcer sa coopération avec le Gabon sur la base d’un partenariat équilibré et mutuellement bénéfique. C’est le message central porté par l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, à l’occasion de l’ouverture du Dialogue de partenariat Gabon–Union européenne, organisé à Libreville.

S’adressant aux autorités gabonaises, aux membres du gouvernement et aux représentants diplomatiques européens, la diplomate a souligné la volonté de l’UE d’inscrire ses relations avec le Gabon dans une logique de coopération modernisée, répondant aux réalités d’un environnement international en pleine mutation.

« L’ambition que nous portons, au niveau collectif comme au niveau bilatéral, est bien celle d’un partenariat renouvelé avec l’Afrique », a déclaré Cécile Abadie. Selon elle, le contexte mondial actuel, marqué par des « relations plus transactionnelles » et des « concurrences parfois agressives », impose une adaptation des mécanismes traditionnels de coopération.

Une coopération axée sur les intérêts communs

L’ambassadrice a insisté sur la volonté de l’Union européenne de développer avec le Gabon une relation fondée sur des intérêts partagés. « Dans le cadre de notre partenariat, nous travaillons sur base de nos intérêts mutuels, mais sans pour autant renoncer à l’esprit de solidarité », a-t-elle affirmé.

Elle a rappelé que l’offre européenne de coopération s’inscrivait dans une démarche de co-construction économique visant à favoriser les investissements. « Le partenariat que l’Union européenne propose est bien ancré dans le multilatéralisme et il poursuit l’objectif d’un agenda économique coconstruit, dans lequel notre offre de coopération a un rôle de catalyseur des investissements », a-t-elle expliqué.

Cette approche s’inscrit dans la continuité des échanges engagés ces dernières années entre Libreville et Bruxelles, notamment après la visite du président Brice Clotaire Oligui Nguema dans la capitale européenne en novembre 2024 et sa participation au Sommet Union européenne–Union africaine en 2025.

Accompagner le Gabon dans une nouvelle phase politique

Pour Cécile Abadie, le contexte politique gabonais a profondément évolué depuis le précédent dialogue de partenariat tenu en octobre 2024, alors que le pays était encore en transition.

« Tant de choses se sont passées ! Nous sommes encore au début du mandat présidentiel et nous pouvons nous projeter ensemble dans la durée », a-t-elle relevé, estimant que cette rencontre constitue une occasion de définir une feuille de route commune entre les deux partenaires.

L’Union européenne souhaite ainsi renforcer le dialogue avec les autorités gabonaises à travers des échanges réguliers, une concertation approfondie et une analyse partagée des défis à relever. « Nous sommes preneurs d’échanges fluides, de concertation, d’analyse objective des sujets d’intérêt, de données chiffrées pour que nous ayons la même compréhension de la situation actuelle, des objectifs que nous nous donnons et des moyens d’y parvenir », a-t-elle indiqué.

Un dialogue ouvert sur les enjeux internationaux

Au-delà des questions bilatérales, les discussions ont également porté sur les grands défis internationaux. L’ambassadrice européenne a évoqué les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ainsi que les questions de paix et de sécurité en Afrique, soulignant la convergence de vues entre le Gabon et l’Union européenne sur l’importance du multilatéralisme.

Réaffirmant l’esprit qui guide cette rencontre, Cécile Abadie a rappelé que ce cadre d’échanges ne devait pas être perçu comme « un dialogue sur le Gabon », mais bien comme « un dialogue avec le Gabon », traduisant ainsi la volonté de l’Union européenne de bâtir une relation de partenariat fondée sur l’écoute, le respect mutuel et la recherche d’intérêts communs.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Mone fame dit :

    Non non et non, le Gabon et l’UE n’ont jamais, au grand jamais eu des intérêts mutuels qui serait un processus dont kes critères et attitudes de mise en œuvre seraient pensés, structures et bâtis collegialement, et cela n’a jamais été le cas.
    L’idée même d’un accord équilibré est édifiant de la naïveté de la gouvernance nationale qui suit et conduit les négociations.
    L’UE est bel et bien au Gabon pour ses intérêts qu’elle entend faire prospérer dans un environnement mondial devenu multipolaire
    Il appartient au Gabon, souverain devenu depuis le 30 août de vivre cette souveraineté dans tous les engagements qu’il prend avec n’importe quel partenaire, au service du peuple souverain au nom duquel le concept doit s’épanouir et prospérer
    Bien patriotiquement

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