Ntoum : le maire siffle la fin de la récré tarifaire dans les clandos
Dans le troisième arrondissement de la commune de Ntoum, le maire, Jonas Gabriel Ngouan a informé, le 9 juin dernier, les opérateurs économiques du secteur du transport suburbain, notamment les conducteurs de clandos et de taxis, de l’entrée en vigueur d’une nouvelle grille tarifaire. Cette mesure concerne spécifiquement les lignes reliant le PK 12 à Bikélé ; une zone marquée par une forte affluence et des besoins croissants en mobilité.

La nouvelle grille prévoit notamment un tarif de 300 francs CFA pour le trajet PK 12-Nzong, tandis que les liaisons PK 12-Pompiers/Antennes sont fixées à 100 francs CFA aller-retour. © D.R.
La nouvelle grille tarifaire instaurée par le maire du troisième arrondissement de Ntoum, Jonas Gabriel Ngoua, le 9 juin dernier, pour les lignes PK 12–Bikélé introduit une structuration précise des coûts de transport suburbain dans cette localité. Elle prévoit notamment un tarif de 300 francs CFA pour le trajet PK 12-Nzong, tandis que les liaisons PK 12-Pompiers/Antennes sont fixées à 100 francs CFA aller-retour. D’autres segments, comme PK 12-Entrée lycée Tamar, sont établis à 100 francs CFA par tronçon, soit 200 francs CFA pour un aller-retour complet. La démarche d’édile vise à aider les usagers, mais surtout à mettre de l’ordre dans ce secteur des transports où certains étaient quasiment rois.
Dans un contexte national caractérisé par la cherté du coût de la vie et la pression constante sur le pouvoir d’achat des ménages, cette décision s’inscrit donc dans une volonté de réguler les prix du transport, notamment dans cette circonscription administrative.
Les usagers, souvent confrontés à des pratiques tarifaires fluctuantes et parfois abusives, voient dans cette initiative une tentative de rétablir un certain équilibre et de garantir plus de transparence dans les déplacements quotidiens. «En fixant des montants précis, l’autorité municipale entend mettre fin aux dérives tarifaires et offrir un cadre, susceptible de protéger les populations les plus vulnérables face à l’augmentation généralisée du coût de la vie», a commenté un internaute.
Soulager les usagers
Les difficultés liées au transport urbain et suburbain sont largement partagées à travers le Gabon. Entre insuffisance de l’offre, vétusté du parc automobile et absence de régulation stricte, les populations peinent à se déplacer dans des conditions fiables et économiquement supportables. Cette nouvelle grille apparaît donc comme une réponse à ce problème, avec l’ambition de soulager les usagers dans leurs trajets journaliers.
L’autorité municipale insiste par ailleurs sur le respect strict de cette grille, en avertissant que des sanctions seront appliquées contre les contrevenants conformément aux textes en vigueur. Si la décision du maire est globalement bien accueillie par les populations, qui appellent par ailleurs à des sanctions, en cas de non-respect des tarifs fixés, certaines voix s’interrogent toutefois sur la légitimité d’un maire d’arrondissement à édicter une telle grille tarifaire. Une interrogation qui ouvre le débat sur les compétences réelles des autorités locales en matière de régulation économique dans le secteur du transport, au moment où on évoque de plus en plus la décentralisation.















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