Le Rotary International a écrit une nouvelle page de son histoire avec l’accession du Nigérian Olayinka Hakeem Babalola à sa présidence, à compter du 1er juillet 2026. Membre du Rotary club de Trans Amadi, il devient «le deuxième Africain à diriger cette organisation internationale». Sa désignation est la marque d’une reconnaissance croissante du rôle du continent africain dans les grandes dynamiques humanitaires mondiales. Elle témoigne d’une évolution dans la gouvernance d’un réseau mondial qui rassemble plus de 45 000 clubs et 1,2 million de membres, en plaçant désormais la construction de la paix, de la coopération et du développement durable au cœur de son action.

Le Nigérian Olayinka Hakeem Babalola, nouveau président du Rotary International. © D.R.

 

L’accession du Nigérian Olayinka Hakeem Babalola à la présidence du Rotary International, à partir, du 1er juillet 2026 est un important tournant pour cette organisation. Deuxième Africain à occuper ce poste, il symbolise la reconnaissance croissante du rôle de l’Afrique dans les dynamiques humanitaires mondiales. Cette nomination est aussi une évolution de la gouvernance du Rotary vers des équilibres plus inclusifs et une priorité renforcée tournée vers la paix, la coopération et le développement durable.

Renforcer les initiatives dans des domaines essentiels

Le choix porté sur Olayinka Hakeem Babalola repose sur un parcours marqué par plusieurs décennies d’engagement dans le service communautaire, la santé publique et la transformation sociale. Fort de plus de 30 ans d’expérience dans l’industrie pétrolière et gazière, notamment au sein de Shell PLC, il apporte à la tête du Rotary une expertise en matière de gestion de projets et de conduite du changement. Son implication dans les initiatives de paix, notamment à travers le Centre du Rotary pour la paix de l’université Makerere, en Ouganda, démontre une vision fondée sur le dialogue, la prévention des conflits et le renforcement des capacités locales. Son mandat s’inscrit ainsi dans une volonté de faire du Rotary un acteur encore plus proche des réalités des communautés.

La présidence de Babalola intervient également à un moment stratégique pour les grands programmes humanitaires de l’organisation, notamment la lutte contre la poliomyélite. Déjà engagé dans les efforts d’éradication de cette maladie au Nigeria, il devra poursuivre une mobilisation internationale qui a permis de «réduire de 99,9 pour cent le nombre de cas de polio» grâce aux investissements du Rotary et à l’action de millions de bénévoles. Sa feuille de route vise aussi à renforcer les initiatives dans des domaines essentiels, comme l’éducation, l’accès à l’eau potable, la santé et le développement économique, avec l’objectif de transformer les actions locales en solutions durables, capables de répondre aux défis mondiaux.

Au service de la paix et du progrès humain

À travers cette désignation, le Rotary affirme une ambition renouvelée, à savoir de conjuguer leadership international et impact de proximité. «Le Rotary donne à ses membres l’opportunité d’avoir un impact local tout en s’épanouissant grâce à des relations tangibles, à la collaboration et à une plus grande sensibilité aux perspectives diverses», a souligné Olayinka Hakeem Babalola. Son mandat devrait donc renforcer une approche basée sur la coopération, l’inclusion et la capacité des communautés à construire elles-mêmes des réponses durables. Cette arrivée à la tête de l’organisation apparaît, ainsi, comme un signal fort en faveur d’un leadership africain engagé au service de la paix et du progrès humain.

 
GR
 

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