OM-Panthères : De Zerbi offre l’asile sportif à un Aubameyang «banni»
Alors que Libreville panse ses plaies après une CAN 2025 transformée en chemin de croix, le divorce est consommé entre les Panthères et leurs cadres. Suspendu par un gouvernement aux méthodes radicales, Pierre-Emerick Aubameyang trouve un défenseur de poids en la personne de Roberto De Zerbi. Le technicien italien, entre ironie et pragmatisme, a profité de sa conférence de presse du 2 janvier pour renvoyer le Gabon à ses chères études footballistiques.

Suspendu par un gouvernement aux méthodes radicales, Pierre-Emerick Aubameyang trouve un défenseur de poids en la personne de Roberto De Zerbi.© Icon Sport
Le 31 décembre 2025, pendant que les Gabonais préparaient les festivités, le ministre des Sports, Simplice-Désiré Mamboula, sabrait le champagne de la rigueur : dissolution du staff et bannissement des «dinosaures» Aubameyang et Ecuele Manga pour performances «déshonorantes». Un oukase digne d’une épopée martiale pour masquer le naufrage tactique d’une équipe incapable d’aligner trois passes lors du tournoi.
Mais à 5 000 kilomètres de là, Roberto De Zerbi n’a que faire des valeurs de la «Ve République» gabonaise. Avec un flegme presque insultant pour le patriotisme blessé de Libreville, l’Italien a balayé la polémique : «Si le Gabon ne veut pas de lui, l’OM en est ravi.» Une sentence qui sonne comme un camouflet pour Thierry Mouyouma et les autorités sportives, accusés à demi-mot de ne pas savoir choyer leur joyau.
La «diplomatie du kiné» contre la colère d’État
L’un des points de friction majeurs résidait dans l’état de santé du capitaine. Là où le staff gabonais voyait une désertion déguisée, De Zerbi oppose une logistique de pointe. «On avait envoyé un kiné pour qu’il puisse le soigner au Gabon», a-t-il rappelé, soulignant l’amateurisme supposé de l’encadrement national face au professionnalisme olympien.
Pour De Zerbi, le débat est clos par le haut : «Au-delà du joueur exceptionnel qu’il est, on ne peut pas critiquer la personne qu’il est.» Traduction : pendant que Libreville cherche des boucs émissaires dans le vestiaire pour justifier son élimination précoce, Marseille récupère un attaquant « à 100% » pour le choc contre Nantes.
Aubameyang, le mal est ailleurs
L’intéressé, lui, a brièvement brisé le silence sur X (ex-Twitter), suggérant que les maux des Panthères sont « plus profonds » qu’un simple patronyme sur une feuille de match. Une pique à peine voilée contre une gouvernance sportive qui préfère dissoudre plutôt que de construire.
En fin de compte, cette exclusion ressemble à une aubaine pour l’OM. En croyant punir son capitaine, le Gabon a surtout offert à Marseille un joueur reposé, piqué au vif et totalement déchargé de ses obligations internationales. Qui a dit que le malheur des uns ne faisait pas le bonheur des Marseillais ?
















1 Commentaire
Est ce que le fait d’écarter Auba et Ecuele, règle les problèmes du foot gabonais en général et de l’équipe nationale en particulier? Pourquoi une équipe comme les Panthères du Gabon va faire reposer ses chances de succès à la CAN sur des joueurs de plus de 36 ans, c’est tout simple il n’y a pas de relève, du fait d’un manque de vision criard, aucune politique de formation , même un simple championnat national n’existe pas.Vous prenez des décisions dans l’émotion là où d’autres auraient bien analysé la situation et proposer des solutions sur le long terme…
Soit dit en passant, un Etat sérieux ne se dirige pas comme une caserne, où l’on donne des ordres sans réfléchir aux conséquences de leur mise en œuvre. Pendant qu’on y est formez donc votre équipe nationale avec les militaires, cela réglera pas mal de problèmes, puisqu’il se susurre que les militaires sont mieux que les civiles(au Gabon).Très rapidement vous allez bientôt vous rendre compte que vos méthodes ne sont pas adaptées à l’échelle d’un Etat…