Afin de renforcer la participation des femmes africaines à la prévention des conflits, aux processus de médiation et à la consolidation de la paix, le Gabon prend part au séminaire ministériel de l’Union africaine consacré à l’agenda «Femmes, paix et sécurité», ouvert mercredi 9 septembre à Cotonou, au Bénin.

Moment du séminaire. © Capture d’écran / Gabon 1ère

 

Dans le cadre d’un séminaire à Cotonou, ministres et hauts responsables africains échangent pendant deux jours, sur les moyens de renforcer la présence des femmes dans les mécanismes de prévention, de gestion et de règlement des conflits sur le continent.

Représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Marie Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, le Gabon entend partager son expérience en matière de promotion des femmes et présenter les mesures mises en œuvre dans le cadre de l’agenda «Femmes, paix et sécurité». À cette occasion, l’autorité gouvernementale a souligné la place accordée aux femmes dans le gouvernement issu actuel. «Dans le cadre de la mise en place du gouvernement de la Ve République, ayant suivi celui de la transition, nous avons, sur les 29 ministres, dix femmes qui occupent des postes très élevés », a-t-elle déclaré.

La ministre a également évoqué plusieurs dispositifs adoptés par le Gabon dans le cadre du suivi de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Parmi eux figurent le plan décennal pour l’autonomisation de la femme gabonaise, la loi instituant un quota d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques et aux emplois supérieurs de l’État, ainsi que la loi 06-21 portant élimination des violences faites aux femmes.

Des mécanismes pour renforcer la protection

Des mécanismes de protection ont également été abordés, à savoir : la création d’un centre de prise en charge holistique destiné aux femmes victimes de violences. Un dispositif présenté comme une réponse aux enjeux de protection et d’accompagnement des victimes. Elle a également cité la nouvelle Constitution gabonaise, qui consacre le principe d’égalité des citoyens devant la loi, sans distinction de sexe.

Au terme de ces deux jours d’échanges, l’enjeu sera désormais de transformer les engagements politiques en mesures concrètes, notamment en renforçant la participation effective des femmes aux processus de paix et de médiation. Une orientation que le Gabon entend soutenir afin de contribuer à l’émergence d’une paix durable sur le continent africain.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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