Un an après une première édition saluée par les participants, Libreville accueille les 15 et 16 juin 2026 la 2ᵉ Conférence de haut niveau des présidents des parlements africains en transition et post-transition. Pour les autorités parlementaires gabonaises, le choix renouvelé du Gabon témoigne de la reconnaissance internationale du processus de transition conduit dans le pays depuis août 2023.

Le Palais Léon-Mba, siège de l’Assemblée nationale du Gabon, accueille les 15 et 16 juin 2026 la 2ᵉ Conférence de haut niveau des présidents des parlements africains en transition et post-transition. © D.R.

 

Libreville est de nouveau au centre des réflexions africaines sur les transitions politiques. Les 15 et 16 juin 2026, la capitale gabonaise abrite la 2ᵉ Conférence de haut niveau des présidents des parlements des pays africains en transition et post-transition, organisée conjointement par l’Union interparlementaire (UIP) et l’Assemblée nationale du Gabon. L’événement, qui se déroule au Palais Léon-Mba, réunit des responsables parlementaires venus de plusieurs pays du continent ainsi que des représentants de l’UIP basés à Genève. Les échanges portent notamment sur la gouvernance démocratique, la consolidation de la paix, l’État de droit et le rôle des institutions législatives dans les processus de transition politique.

À l’ouverture du Congrès du Parlement, organisé ce lundi à l’occasion du discours du président de la République sur l’état de la Nation, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a salué le choix renouvelé de Libreville pour accueillir cette rencontre continentale. « Le choix de Libreville pour abriter ce séminaire montre à suffisance l’exemplarité du succès de la transition gabonaise », a-t-il déclaré devant les parlementaires.

Selon lui, plusieurs « hautes autorités du monde parlementaire », venues notamment du Niger, de Madagascar ainsi que de l’Union interparlementaire, prennent part aux travaux. Le président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi, participe également à la conférence en qualité d’invité d’honneur.

Une reconnaissance du processus gabonais

La tenue de cette deuxième édition dans la capitale gabonaise intervient un an après la première conférence organisée les 5 et 6 mai 2025. Cette précédente rencontre avait réuni les présidents des parlements du Gabon, de la Guinée et du Tchad afin d’échanger sur les défis liés à la conduite des transitions politiques et au retour à l’ordre constitutionnel.

Les organisateurs avaient alors souligné la nécessité de renforcer les institutions législatives de transition, appelées à répondre aux attentes des populations tout en préparant l’avènement d’institutions démocratiques durables.

À cette occasion, l’ancien président de l’Assemblée nationale de transition du Gabon, Jean-François Ndongou, avait insisté sur l’importance d’ouvrir « un espace de dialogue et d’échange d’expériences » entre les responsables parlementaires du continent afin de mieux gérer les périodes de transition et de promouvoir des solutions africaines aux défis africains.

Le secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, avait pour sa part rappelé l’accompagnement apporté par son organisation aux institutions de transition au Gabon, au Burkina Faso, en Guinée et au Tchad, notamment dans les domaines du développement constitutionnel, du contrôle budgétaire et du renforcement des capacités parlementaires.

La Déclaration de Libreville comme référence

La première conférence s’était achevée par l’adoption de la Déclaration de Libreville, un texte définissant les engagements des parlements de transition en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la bonne gouvernance, du respect des droits humains et du renforcement de l’État de droit.

Cette déclaration demeure aujourd’hui un cadre de référence pour plusieurs pays engagés dans des processus de transition politique sur le continent.

L’édition 2026 devrait également accorder une attention particulière à la situation de Madagascar, engagé depuis la fin de l’année 2025 dans une transition politique consécutive à une crise institutionnelle ayant conduit à la chute du président Andry Rajoelina, à la suspension de la Constitution et à la mise en place d’autorités de transition.

Au-delà des échanges d’expériences, les participants entendent identifier des mécanismes permettant de consolider les institutions parlementaires et de favoriser des transitions pacifiques, inclusives et durables à travers l’Afrique.

 
GR
 

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