Paul Kessany au Sport et à la Culture : entre espoirs et défis pour le Gabon
Nommé le 1er janvier 2026 à la tête du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany Zategwa, ex-Conseiller spécial, chef du département Sport et Culture à la présidence de la République, fait son entrée au gouvernement avec un profil qui ne laisse pas indifférent. Ancien capitaine de l’équipe nationale senior de football, les Panthères du Gabon, milieu de terrain reconnu pour son engagement et son leadership, il incarne une figure familière du sport national. Sa nomination suscite autant d’espoirs que d’interrogations dans des secteurs en quête de renouveau, qu’il s’agisse du Sport ou de la Culture.

Le ministère de la Jeunesse, des Sport et du Rayonnement culturel aura-t-il un nouveau souffle avec Paul Kessany à sa tête ? © D.R.
Dans un pays où le sport, et particulièrement le football, demeure un puissant facteur de cohésion sociale, le choix d’un ancien international gabonais apparaît comme un challenge. Il traduit une volonté affichée de rapprocher la gouvernance sportive des réalités du terrain. Infrastructures vétustes, carrières mal encadrées, absence de politiques durables de reconversion des athlètes sont quelques maux de cette sphère. Paul Ulrich Kessany Zategwa arrive avec une connaissance intime de ces maux qui minent le sport gabonais depuis des années.
Dans la foulée de sa nomination, le Gabon a été marqué par la contre-performance des Panthères à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) Maroc 2025. Une élimination précoce vécue comme un échec national, révélatrice des dysfonctionnements plus profonds. D’aucuns soulignent le manque de préparation, des encadrements techniques instables. Toute chose ayant même orchestré la dissolution de cette équipe et du staff par les autorités gouvernementales, après la troisième défaite contre la Côte d’Ivoire. Autant de chantiers qui placent le nouveau ministre face à une urgence d’action et à une forte attente populaire.
Impulser le mouvement tant attendu
Pour autant, l’expérience du terrain, aussi précieuse soit-elle, ne garantit pas, à elle seule, une rupture, mais surtout la réussite. Le ministère des Sports a souvent été entravé par des contraintes budgétaires, des tensions avec les fédérations et une gouvernance fragilisée par des querelles internes. La capacité du nouveau ministre à imposer une méthode de travail, à restaurer la discipline institutionnelle et à obtenir un réel soutien de l’État sera donc déterminante dans l’accomplissement de ce challenge.
Les attentes sont également élevées du côté de la jeunesse et du rayonnement culturel et artistique. Deux secteurs stratégiques, mais encore insuffisamment structurés. Face au chômage des jeunes, au manque d’espaces d’expression culturelle et à la faible visibilité internationale des talents gabonais, les annonces devront rapidement laisser place à des actions concrètes, lisibles et mesurables. Ancien sportif, ex-Conseiller spécial, chef du département Sport et culture à la présidence de la République, Paul Kessany trouvera-t-il le juste milieu pour faire rayonner la culture et faire bouger les compétitions nationales, que ce soit pour le football ou pour les autres disciplines ?
Ainsi, sa nomination ouvre une véritable fenêtre d’opportunités. Elle peut marquer un tournant si elle s’accompagne d’une vision claire, de réformes courageuses et d’une gestion rigoureuse. À défaut, elle risque de rejoindre la longue liste des espoirs déçus. Avec une post-Can douloureuse, le temps dira si ce changement de visage au sommet du ministère saura enfin impulser le mouvement tant attendu.
Thécia Nyomba
















1 Commentaire
Lettre ouverte à ……………………….
Nous devons tirer des leçons de la Débâcle de notre équipe nationale à cette dernière CAN-2025.
Une étude approfondie doit être menée pour prétendre remédier à tous ces échecs qui mine le football gabonais.
Voici ici un début d’analyse pour aboutir à des pistes de solution. Et cet exercice se doit d’être mené régulièrement ; et cela doit être notifié dans des archives consultable a tout moment.
———————-la débâcle du Match Gabon/Cote d’ivoire ——————
Le Gabon rentre dans ce match avec une stratégie plus prudente que celle du match contre le Mozambique, donc un football standard pas trop offensif, conservant bien les positionnements sur le terrain. Cela s’est avéré payant. Deux buts en première mi-temps.
Le couac vient du fait que l’équipe du Gabon n’arrive pas contrecarrer, l’évolution du jeu de la cote d’ivoire, le fait que la cote d’ivoire fait rentrer des joueurs plus offense et virevoltant mais l’équipe du Gabon ne fait aucun marquage sur ces joueurs et les laissent jouer librement.
La sanction était sans équivoque, impossibilité de conserver un score pire encore défaite lamentable dans un match pourtant bien entamé.
La leçon de ce fiasco est que l’équipe du Gabon joue instinctivement, aveuglement, comme des automates, sans aucune lecture du match qui se joue. Incapable de modifier la stratégie de jeu pour s’adapter à l’adversaire.
———————-la débâcle du Match Gabon/Mozambique——————
Se résume au fait que le Gabon rentre dans le match avec la stratégie d’écraser le Mozambique donc avec la fougue de vite marquer des buts.
Ce qui fait que toute l’équipe se lance vers les buts adverses. Mais l’adversaire est coriace également Sauf que le Gabon voyant cela n’arrive pas à corriger son système de jeu pour revenir à un football standard donc moins offensif.
Ce qui fait que les ouvertures, les espaces du côté de l’équipe gabonaise deviennent plus flagrants sur le terrain, la défense devient plus poreuse…la débâcle devient inévitable.
Nous devons ici tirer les leçons de ce fiasco
Chroniqueur: Mibeka-Nguelet-Ndoti-Moukoussi
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