La saisie de plus de 244 raies, dont une grande partie appartient à des espèces intégralement protégées, a été réalisée lors des exercices pratiques organisés dans le cadre d’une session de formation des agents de contrôle des activités de pêche initiée par le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, en partenariat avec l’organisation WildAid à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime.

Les agents chargés du contrôle des activités de pêche en pleine mission sur le terrain. © D.R.

 

Le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue poursuit ses efforts pour améliorer la surveillance des activités halieutiques au Gabon. À Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime, 17 agents issus de la Direction générale des pêches et de l’aquaculture (DGPA), de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et de la Gendarmerie nautique ont bénéficié, du 1er au 5 juin, d’une session de renforcement des capacités organisée avec l’appui de l’ONG WildAid.

Durant cinq jours, les participants ont été formés aux procédures de contrôle en mer, aux techniques d’inspection des embarcations, à la collecte des preuves ainsi qu’au cadre juridique applicable aux infractions liées à la pêche. L’objectif était d’harmoniser les pratiques et de renforcer l’efficacité des opérations de surveillance sur le littoral gabonais.

Des exercices pratiques révélateurs des infractions

Après une phase théorique de deux jours, les équipes ont été déployées sur le terrain pour des exercices pratiques. Plusieurs opérations de contrôle menées en mer et sur les sites de débarquement de Port-Gentil ont permis l’inspection de plus de cinquante pirogues.

Une vue des espèces et quelques moments de la formation.  © D.R.

Ces missions ont mis en évidence plusieurs infractions, notamment l’absence d’autorisations de pêche, l’utilisation d’engins prohibés, des activités exercées dans des zones interdites ainsi que la capture d’espèces protégées. Les contrôles ont notamment conduit à la saisie de plus de 244 raies, dont la majorité appartient à des espèces intégralement protégées qui auraient dû être remises à l’eau immédiatement. Une tortue verte, espèce également protégée, a par ailleurs été retrouvée parmi les captures illégales.

Les autorités plaident pour un renforcement des contrôles 

Face à ces constats, les autorités estiment qu’il est indispensable de renforcer les contrôles afin de préserver les ressources halieutiques nationales, protéger la biodiversité marine et garantir une exploitation durable des écosystèmes marins.

Par ailleurs, dans son allocution de circonstance, le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, a invité les administrations concernées, les professionnels du secteur, les partenaires techniques et les citoyens à conjuguer leurs efforts pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Pour rappel, ces journées de formation ont été organisées à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), célébrée chaque 5 juin. Cette initiative traduit également la volonté des pouvoirs publics de renforcer durablement la gouvernance du secteur halieutique et la protection des ressources marines gabonaises.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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