Alors que le ministère du Pétrole et du Gaz revendique un taux d’exécution de 97,84 % de sa feuille de route, les agents de ses services déconcentrés à Lambaréné et Port-Gentil alertent sur leurs conditions de travail. Dans un communiqué daté du 17 septembre 2026, ils dénoncent notamment l’insuffisance des moyens roulants, l’inadaptation des locaux et les difficultés logistiques qui entravent, selon eux, l’exercice de leurs missions sur le terrain.

Quelques agents du ministère du Pétrole et du Gaz. © D.R.

 

Les performances affichées par le ministère du Pétrole et du Gaz au niveau central ne semblent pas refléter entièrement la réalité vécue dans les services déconcentrés. À Lambaréné et Port-Gentil, les agents des Directions régionales tirent la sonnette d’alarme sur le manque de moyens matériels et logistiques nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

Dans un communiqué publié jeudi 17 septembre, ces personnels évoquent notamment l’insuffisance du parc automobile, l’inadaptation des bâtiments administratifs et diverses contraintes logistiques. Des difficultés qui, selon eux, compliquent le suivi et le contrôle des activités pétrolières dans leurs ressorts territoriaux.

Des moyens roulants jugés insuffisants

Le contrôle du secteur pétrolier ne saurait, selon les agents, se limiter aux services centraux de Libreville. Il implique des missions régulières sur le terrain, notamment vers les zones de production, les sites d’exploration et les différentes installations pétrolières.

Dans ce contexte, l’insuffisance des moyens roulants constitue un obstacle majeur aux déplacements des équipes. Les agents déplorent ne pas disposer de véhicules en nombre suffisant pour effectuer les missions qui leur sont assignées.

À cette difficulté s’ajoute l’état ou l’inadaptation de certains locaux. Les agents estiment que les conditions d’accueil et de travail dans certaines Directions régionales ne permettent pas toujours d’exercer leurs fonctions dans des conditions satisfaisantes.

La situation est particulièrement sensible à Port-Gentil, principal pôle pétrolier du Gabon, mais également à Lambaréné, où les services déconcentrés sont chargés d’assurer le suivi des activités relevant de leur zone de compétence.

Les services déconcentrés réclament davantage de moyens

Dans leur communiqué, les agents appellent à un renforcement des Directions régionales en ressources humaines, matérielles et logistiques. Ils considèrent ces structures comme un maillon indispensable du dispositif de contrôle, de suivi et de régulation du secteur pétrolier.

Leurs revendications portent notamment sur la mise à disposition de véhicules adaptés, l’amélioration des bâtiments administratifs et le renforcement des équipements nécessaires aux missions de terrain.

Pour les agents, ces besoins ne relèvent pas du simple confort administratif. Ils conditionnent directement leur capacité à se déplacer sur les sites pétroliers, à effectuer les contrôles et à assurer le suivi des opérations menées dans les régions.

Ils regrettent ainsi que les demandes formulées en matière de moyens de travail ne bénéficient pas, à ce stade, d’une réponse qu’ils jugent à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées.

Le bilan de 97,84 % confronté aux réalités du terrain

Cette sortie intervient alors que le ministère du Pétrole et du Gaz met en avant un taux d’exécution de 97,84 % de sa feuille de route. Ce niveau de réalisation figurait notamment dans le bilan des 100 premiers jours du département ministériel, présenté comme le reflet des avancées enregistrées dans le secteur.

Les agents des Directions régionales invitent toutefois à ne pas dissocier ces performances des conditions dans lesquelles les services déconcentrés accomplissent leurs missions.

Leur communiqué met ainsi en évidence un décalage entre les résultats revendiqués au niveau central et les moyens effectivement disponibles dans certaines structures régionales. Une situation qu’ils souhaitent voir résorbée afin de permettre aux services déconcentrés de jouer pleinement leur rôle.

À travers cette alerte, les agents de Lambaréné et de Port-Gentil demandent donc un renforcement concret des capacités opérationnelles des Directions régionales. Pour eux, l’efficacité de la politique pétrolière passe aussi par la capacité des équipes déployées sur le terrain à disposer des moyens nécessaires pour exercer leurs missions.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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