A l’issue de la 24e session ordinaire de la réunion du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), organisée le 13 novembre à Libreville, les participants ont adopté le budget 2013 de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).

Pierre Moussa, président de la Commission de la Cemac, veut revenir à l'orthodoxie et l'efficience budgétaire - © camereco.com

Celui-ci s’élève à 58,153 milliards de francs CFA. Il est en baisse de 1,765 milliard, suite à la diminution des financements extérieurs. Les ressources ordinaires proviennent essentiellement du produit de la taxe communautaire d’intégration (TCI). Les TCI sont estimées à 42 milliards de francs CFA contre 34,36 milliards en 2012, en hausse de 7,64 milliards (+16,32%). Elles représentent ainsi 72, 22% de l’ensemble de ressources de 2013.

Les ressources extraordinaires, quant à elles, sont arrêtées à 16,153 milliards de francs CFA contre 25,558 milliards l’année dernière. Les dépenses arrêtées à 58,153 milliards tiennent compte des prévisions de ressources et des orientations de lettre de cadrage. Par ailleurs, le bilan de l’exercice budgétaire de l’année 2012 a révélé que la région demeure tributaire de l’évolution des marchés internationaux d’où elle tire l’essentiel des recettes d’exportation.

Le projet de budget 2013 prend en compte toutes ces données structurelles qui se caractérisent essentiellement par la recherche de l’orthodoxie, notamment par le retour à l’équilibre entre les recettes et les dépenses de la communauté.

A en croire les prévisions du FMI, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,5% en 2012 et à 3,6% en 2013. En dépit de cette évolution, la croissance économique de la Cemac devrait se consolider en 2012, passant de 5,1% et serait portée par la production pétrolière et gazière, ainsi que par la forte reprise du secteur non pétrolier, les manufactures et services marchands. En 2013, la croissance économique de la zone devrait rester sur la même trajectoire.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire