PME : Perenco sort le carnet de chèques, jusqu’à 98 millions de FCFA
De 10 à 98 millions de FCFA pour accompagner la croissance des petites et moyennes entreprises. Dans son rapport d’activité 2025, la Fondation Perenco présente un mécanisme de financement dont le Gabon figure parmi les pays bénéficiaires. Neuf prêts ont été accordés dans trois pays, dont le Gabon. Un dispositif destiné aux entrepreneurs confirmés, pour soutenir leurs investissements et leur développement.

Les Petits Pots de l’Ogooué en première ligne d’un dispositif de prêts que Perenco entend orienter vers la croissance des PME.(Montage) © GabonReview
Pour les entrepreneurs gabonais confrontés aux difficultés d’accès au crédit, une possibilité de financement mérite l’attention. La Fondation Perenco, structure philanthropique liée au groupe pétrolier, soutient un dispositif de prêts pouvant atteindre 150 000 euros, soit environ 98,4 millions de FCFA. Le Gabon figure parmi les pays concernés, selon le rapport annuel 2025 de la Fondation, publié en juin 2026.
L’initiative cible principalement des entreprises existantes qui souhaitent franchir un cap : accroître leurs capacités de production, acquérir des équipements, moderniser leurs installations ou développer de nouveaux marchés.
Des prêts pour faire grandir les entreprises
Le mécanisme prévoit des financements compris entre 15 000 et 150 000 euros, soit environ 9,8 à 98,4 millions de FCFA. Il ne s’agit donc pas d’une simple aide à la création d’entreprise, mais d’un soutien destiné prioritairement à des entrepreneurs confirmés, disposant d’une activité opérationnelle et d’un projet de développement viable.
En 2025, neuf prêts ont été accordés à des entrepreneurs du Cameroun, du Gabon et de la République démocratique du Congo. Le rapport ne précise toutefois ni le nombre exact de bénéficiaires gabonais ni les sommes qui leur ont été attribuées.
Pour faciliter ces financements, la Fondation s’appuie sur des partenaires financiers locaux. Au Gabon, elle travaille notamment avec Bamboo, un établissement de microfinance. Le dispositif fait appel à des mécanismes de garantie et à des conditions de crédit bonifiées, destinés à faciliter l’accès des entreprises au financement.
L’objectif est de permettre à des PME présentant un potentiel économique réel de financer leur croissance sans dépendre exclusivement des circuits bancaires traditionnels.
Les Petits Pots de l’Ogooué, un exemple gabonais
Le rapport met notamment en lumière Jessica Allogo, fondatrice des Petits Pots de l’Ogooué, entreprise gabonaise spécialisée dans la transformation agroalimentaire.
Son activité illustre les difficultés auxquelles se heurtent certaines PME lorsqu’elles souhaitent changer d’échelle. L’entreprise produit environ 16 000 pots par an, avec un remplissage encore manuel. Face à une demande croissante, sa dirigeante envisage d’automatiser une partie de la production. «Pour passer à l’échelle, il était nécessaire d’industrialiser une partie de notre processus de production», explique-t-elle dans le rapport.
Jessica Allogo souligne également l’intérêt de l’accompagnement proposé par la Fondation, notamment dans la valorisation des projets et la mise en relation avec des partenaires. Le document ne précise cependant pas si son entreprise figure parmi les bénéficiaires des neuf prêts accordés en 2025.
Un financement encadré, destiné aux entreprises établies
Si le rapport confirme l’existence du dispositif, la fourchette des prêts et le partenariat avec Bamboo au Gabon, il ne constitue pas pour autant un appel public à candidatures ouvert à toutes les PME. Les modalités précises d’accès au financement, les garanties exigées et les taux d’intérêt appliqués ne sont pas détaillés.
Le mécanisme s’inscrit dans une démarche plus large de la Fondation Perenco en faveur de l’entrepreneuriat et du développement économique local. Son rapport financier 2025 fait état de 1,28 million d’euros, soit environ 841 millions de FCFA, d’engagements en faveur des entrepreneurs confirmés, tous pays d’intervention confondus.
La Fondation prévoit de poursuivre cet accompagnement en 2026, avec de nouveaux dossiers en préparation ou en cours d’approbation. Pour les entreprises gabonaises déjà engagées dans une activité productive, ce dispositif représente ainsi une possibilité supplémentaire de mobiliser des capitaux pour investir, moderniser leurs outils de travail et soutenir leur croissance.
















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