La diffusion d’images sur les réseaux sociaux a relancé le débat autour des opérations de régulation foncière au Gabon. À Malibé 1, dans la commune d’Akanda, la Société nationale immobilière (SNI) apporte des précisions sur une intervention menée dans le cadre de la sécurisation de ses réserves foncières et conteste toute irrégularité dans la procédure.

Une vue du site. © D.R.

 

Au Gabon, où les opérations de régulation foncière continuent de susciter de vives réactions dans l’opinion publique, un nouvel épisode lié à la gestion des réserves domaniales a retenu l’attention ces derniers jours. La diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant la destruction présumée de constructions à Malibé 1, dans la commune d’Akanda, a relancé le débat autour des procédures de déguerpissement et de sécurisation du foncier public. Dans un communiqué, la Société nationale immobilière (SNI) apporte des clarifications sur cette opération menée dans le cadre de la Régularisation foncière de masse (RFM), initiée par les autorités publiques conformément au décret n°0424 du 27 octobre 2025.

Selon l’entreprise publique, cette démarche s’inscrit dans une campagne de sécurisation de ses réserves foncières conduite en collaboration avec la mairie d’Akanda. D’après les précisions fournies, les constats effectués sur la parcelle n°196, section YO7, ont mis en évidence la présence d’installations précaires à usage commercial. Particulièrement, une activité de ferronnerie exploitée par un ressortissant étranger. Une mise en demeure de libérer les lieux dans un délai de 72 heures a, dans ce cadre, été notifiée aux occupants le 4 juin 2026 par la mairie d’Akanda.

Vers des actions judiciaires ?

À l’expiration de ce délai, une mission de terrain conduite le 10 juin 2026 par la direction générale de la SNI et son conseil d’administration a permis d’accorder un délai supplémentaire de 72 heures aux occupants afin de procéder au départ volontaire. Face au refus de quitter les lieux, l’opération de libération et de nettoyage de la parcelle a été exécutée. S’agissant du cas de Gnoumba Justine, citée dans les vidéos relayées en ligne, la SNI précise qu’elle bénéficie d’une régularisation foncière portant sur une autre parcelle de 500 m², déjà acquise et entièrement réglée depuis le 14 avril 2026. L’institution affirme donc qu’elle ne détient aucun droit sur le site concerné par l’opération.

L’entreprise publique, qui dit s’étonner de la diffusion des images sur les réseaux sociaux, soulignant que l’intéressée aurait collaboré avec ses services dans le cadre de la procédure engagée, précise qu’elle se réserve le droit d’engager des actions judiciaires pour préserver son image, sa réputation et la bonne exécution de ses missions de service public. La SNI réaffirme, dans ce contexte sensible, son engagement à respecter la réglementation en vigueur, à protéger son patrimoine foncier et à conduire ses opérations dans le respect des droits des citoyens et des principes de transparence.

 
GR
 

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