Regroupés au sein de la Confédération nationale des syndicats du Gabon (CNSG), les agents du Conseil départemental de Bendjé (CDB) ont lancé un mouvement de grève générale illimitée, le 3 mai dernier à Port-Gentil, pour exprimer leur colère du fait de ne pas avoir touché leurs primes et leurs frais pharmaceutiques coupés depuis quatre ans. Ils réclament également le reversement de leurs cotisations sociales. 

Des agents du conseil départemental de Bendjé (CDB), à Port-Gentil, manifestant dans l’enceinte de l’institution. © GabonReview

 

Un mouvement de grève générale illimitée a été lancé, le vendredi 3 mai, par les agents du Conseil départemental de Bendjé (CDB) réunis au sein de la Confédération nationale des syndicats du Gabon (CNSG). En colère contre l’administration, ils ont investi la cour de la Collectivité locale pour faire constater leur courroux. 

Près de 100 agents étaient ainsi de sortie pour réclamer la restitution de leurs primes de leurs frais pharmaceutiques coupés depuis quatre ans. «La coupure de la prime exceptionnelle et la réduction de 30% sur la prime compensatrice fâchent les agents que nous sommes. Nos employeurs nous ont surpris en prenant cette décision unilatérale, sans pour autant tenir compte des textes en vigueur» a regretté le délégué du personnel, Jean-Claude Bouka. 

Le fonctionnement du CDB a quelque peu été perturbé par cette grève générale illimitée, dont la levée est conditionnée par la satisfaction totale de leurs points de revendications.  

Selon le délégué du personnel, cette décision qui fâche a été prise, en concertation avec le trésorier provincial ; ce, d’autant plus que deux parties ont travaillé ensemble avant de décider. «On pense qu’il fallait que les partenaires soient associés afin qu’ensemble, nous trouvions des solutions à cette situation. Ce mouvement de grève est maintenu jusqu’au moment où nous allons entrer en négociations avec le bureau des délégués», a précisé Jean-Claude Bouka. 

Les grévistes estiment que le trésorier provincial serait à l’origine de cette situation morose au sein du CDB. Aussi, relèvent-ils que la participation active de ce dernier aurait fait pencher la balance en défaveur des travailleurs frappés par des «sanctions unilatérales». 

«Ils n’ont ni consulté le personnel encore moins le syndicat. Nous nous retrouvons avec des Gabonais qui ont perdu 30% de leur salaire», a aussi regretté le représentant du syndicat de la CNSGC, Claude Landry Pambo. 

Ces travailleurs ont également et surtout exigé le paiement de leurs cotisations sociales, non reversées à la Caisse nationale de sécurité sociale  (CNSS) et à la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) depuis 4 ans. «Les cotisations CNSS et CNAMGS, depuis 2020, n’ont pas été reversées et pourtant, dans tous les budgets annuels, cette charge a été prise en compte. Mais, l’équipe qui était là n’a pas jugé utile de payer les cotisations sociales. C’est forcément de l’argent détourné», croit savoir la Confédération nationale des syndicats du Gabon. 

La nouvelle équipe des délégués spéciaux de la Transition essuie ainsi une grève dès l’entame de sa mandature. Vivement que des solutions soient trouvées.

 
GR
 

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