Réunis samedi 19 septembre à Port-Gentil autour d’un repas placé sous le signe des retrouvailles, les membres de l’Association les Enfants de la Balise (ASSEB) ont célébré leur histoire commune. Entre souvenirs d’enfance, solidarité, transmission intergénérationnelle et actions sociales, l’association entend maintenir vivant le lien entre les anciens et nouveaux membres de cette communauté du deuxième arrondissement.

Remise du flambeau de l’association à Léon Ababé, le 19 septembre 2026 à Port-Gentil. © GabonReview

 

À Port-Gentil, la Balise demeure bien plus qu’un quartier pour ceux qui y sont nés, y ont grandi ou y ont construit une partie de leur histoire. C’est autour de cette mémoire commune que les membres de l’Association les Enfants de la Balise (ASSEB) se sont retrouvés pour renouer les liens et partager leurs souvenirs. «C’est juste la fraternité. Des retrouvailles de nos frères que nous n’avions pas vus depuis très longtemps», a expliqué le président de l’association, Christian Mounguengui. 

Créée en 2025, l’ASSEB entend prolonger cette fraternité par des actions concrètes, notamment la distribution de kits scolaires, les sorties et autres activités communautaires. «Il nous reste encore plein de choses à faire», a-t-il souligné, évoquant les objectifs fixés pour 2026. La rencontre a également permis de rappeler que les différences de parcours ne doivent pas effacer les liens forgés dans le quartier. Alain Mandrault a ainsi insisté sur la place de l’amour fraternel, au-delà des appartenances politiques, sociales ou ethniques. «Quelles que soient les appartenances ethniques, le lien familial est très important», a-t-il déclaré. 

Cette volonté de préserver l’unité s’est accompagnée d’un important travail de mémoire, notamment à travers le témoignage de Léon Ababé, qui a replongé l’assistance dans les souvenirs des années de jeunesse, marquées par le football, les entraînements, les matchs et la camaraderie entre jeunes de la Balise et des autres quartiers de Port-Gentil.

Une occasion pour célébrer les vivants

Pour Me Eli Missou, ces retrouvailles doivent surtout permettre de célébrer les vivants et de multiplier les occasions de rassemblement. «Nous nous retrouvons non pas pour les cérémonies heureuses, mais c’est toujours pour pleurer», a-t-il regretté, appelant à créer davantage de moments pour échanger, rire et se retrouver. L’avocat a également rappelé l’attachement profond à ce quartier considéré comme une véritable matrice familiale. «Nous sommes les enfants de la Balise. Quoi qu’elle soit devenue aujourd’hui, la Balise est notre mère. Et nous n’arrêterons jamais de revenir ici», a-t-il affirmé. 

Au terme de cette rencontre, l’ASSEB entend ainsi faire de son histoire commune un levier de solidarité et de cohésion sociale. «La seule force qui reste à un être humain, c’est de pouvoir être en équipe, de pouvoir se rassembler de temps en temps, de pouvoir échanger», a lancé Me Eli Missou. Symbole de cette transmission, Léon Ababé a reçu le flambeau de l’association et a été installé comme président d’honneur de l’Association les Enfants de la Balise. Une manière de perpétuer la mémoire du quartier tout en préparant la relève.

 
GR
 

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