HABANA

 

En France depuis peu, Alexandre Barro Chambrier serait en pré-campagne pour la présidentielle 2023. S’il n’a officiellement pas encore évoqué sa candidature, Jeune Afrique croit savoir qu’il met à profit son séjour pour activer ses réseaux. Le journal en veut pour preuve, ses audiences accordées aux activistes et personnalités politiques gabonaises en exil et au cours desquelles il fait passer 3 messages subliminaux.

Alexandre Barro Chambrier. © D.R.

 

L’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique est convaincu qu’Alexandre Barro Chambrier (ABC) sera candidat à la présidentielle 2023. Si le concerné est jusqu’à présent muet sur cette question, le journal assure qu’il est déjà en précampagne et qu’il active ses réseaux depuis la France où il séjourne depuis mi-juillet. «L’opposant mène une intense opération de séduction dans les milieux politiques gabonais», affirme le journal selon qui, ABC multiplie les contacts avec les personnes opposées à la gouvernance du président Ali Bongo.

Parmi ces personnes, des activistes et influenceurs web qui n’ont jamais reconnu la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle de 2016 à qui il aurait accordé plusieurs audiences. «Il s’est également entretenu avec des leaders associatifs et il a rencontré des personnalités politiques en exil dans l’hexagone, à l’instar de Charles Mba», a informé le journal.

Charles Mba et ABC, révèle Jeune Afrique, entretiennent des relations délicates avec Ali Bongo et sont familiers de la résidence présidentielle de Brazzaville et d’Oyo. Le journal ressort que le 12 décembre dernier, le président congolais s’est rendu à Libreville aux obsèques de Marcel Eloi Rahandi Chambrier, ancien président de l’Assemblée nationale et père d’ABC et que la présidence gabonaise n’avait pas été représentée lors de ces obsèques. Par ailleurs, ABC envisage une tournée dans le Haut-Ogooué, le fief de la famille Bongo.

Si l’on se rappelle que Barro Chambrier avait a démarré un périple régional le 31 janvier dernier par le septentrion, pour la redynamisation de sa machine politique (le Rassemblement pour la patrie et la modernité – RPM) afin de mieux préparer toutes les joutes électorales à venir, dans le Haut-Ogooué, indique Jeune Afrique, «il pourrait demander à Omar Denis Bongo de l’accompagner».

3 messages subliminaux dont l’un disqualifie Jean Ping

Pour ABC, poursuit le journal, «la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2023 a déjà commencé». En France, évoque Jeune Afrique, ABC fait passer trois messages subliminaux. Le premier, serait que l’époque Jean Ping est révolue. A en croire Jeune Afrique, ABC explique que si Jean Ping ne l’a pas encore adoubé, il le fera lorsque son entourage sera prêt à passer la main. Un discours qui tendrait à disqualifier celui qui continue de clamer sa victoire de 2016 alors qu’en début du mois de juillet, son écurie avait démenti un discours allant dans ce sens. Le deuxième, serait que si lui ABC s’élance si tôt dans la course à la présidentielle, c’est pour prendre l’avantage sur ses concurrents de l’opposition. Entre autres, Charles Mba avec qui il se serait d’ailleurs entretenu pour qu’in fine, il n’ait pas d’autre choix que de le rejoindre lui, ABC. Le troisième, serait qu’il dispose d’atouts pour partir à la conquête du « Palais du bord de mer ».

Au Gabon, lors d’une réponse de son parti après des rumeurs selon lesquelles ABC avait traité Jean Ping de «trop vieux pour se présenter en 2023», le RPM insistait sur le fait que «le rassemblement de l’opposition» reste le leitmotiv de tous les « patriotes » déterminés à tourner la page de plus de 50 ans du régime Bongo. Le parti souhaitait d’ailleurs renforcer la dynamique du rassemblement de l’opposition pour la quête de l’alternance. A demi-mot, la quête d’un candidat unique de l’opposition. ABC serait-il ce candidat ? A ce stade, la question reste entière.

 
GR
 

6 Commentaires

  1. cb dit :

    Ce n’est une nouvelle pour personne.
    Il sera candidat, ou du moins dans les starting blocks pour etre candidat.. et nous l’encourageons d’ailleurs.

    Vous devrez plutot vous focaliser les veritables actualites qui concerne le commun des gabonais dans l’immédiat

  2. Lavue dit :

    Voilà quelqu’un qui pourrait apporter un peu d’espoir. Mais son gros problème va être sa proximité avec le dictateur et criminel SASSSOU NGUESSO du Congo-Brazzaville. Ce ne sont pas des personnes fréquentables. On sait tous comment il a repris le pouvoir au Congo après l’avoir perdu par les urnes. Un tel soutien de près ou de loin ne peut plaire aux Gabonais et risque de nuire à son image. Comment va-t-il faire? On ne peut pas espérer des changements politiques profonds et avoir comme entourage immédiat des gens du passé avec les mains entachées de sang comme les SASSOU NGUESSO. ABC doit réfléchir à ce cette situation.

  3. Jean .jacques dit :

    Rien que des ignorants pour croire 1 un mosyre il est prof? Qu’il vive de son art Barro pdt du Gabon? Il faut bien RÊVER.

  4. Le Patriote dit :

    En 2016, les Gabonais avaient opté sagement pour une candidature unique de l’opposition. A cette époque, tous les Gabonais s’étaient rangés comme un seul homme derrière Jean Ping, un Myéné. En 2023, la même stratégie doit être appliquée, pour l’unité de l’opposition. Mais, cette fois-ci, ce ne sera plus avec un Myéné. Nous voulons voir comment les Myéné se rangent derrière un candidat unique issu d’une autre ethnie. Lol !

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