La ministre des Affaires sociales, Armande Longo épouse Moulengui, a présidé, jeudi 7 mai 2026 à Libreville, une séance de travail avec des experts de la Banque mondiale et le Bureau de coordination nationale du RSU pour avancer sur la mise en place d’un Registre social unique au Gabon. Ce projet stratégique vise à doter le pays d’une base de données intégrée permettant d’identifier les ménages les plus vulnérables. La Banque mondiale s’est engagée à soutenir cette initiative qui prévoit l’autonomisation des personnes vulnérables via des activités génératrices de revenus.

Des habitants du Centre international des civilisations bantoues (Ciciba) à Libreville, lors d’une distribution d’eau en septembre 2023. © Gilles Gallinaro/Radio France

 

Le Gabon accélère la mise en place de son Registre social unique (RSU). Réunis jeudi 7 mai 2026 à Libreville autour de la ministre des Affaires sociales, Armande Longo épouse Moulengui, les experts de la Banque mondiale et les responsables de la coordination nationale du RSU ont fait le point sur l’avancement de ce projet destiné à moderniser le système de protection sociale du pays.

Cette réunion technique avait pour objectif d’évaluer les travaux engagés afin de doter le Gabon d’un outil centralisé capable d’identifier avec précision les ménages les plus vulnérables. À terme, le RSU doit permettre à l’État de mieux cibler ses politiques sociales, d’éviter les doublons dans l’attribution des aides publiques et de renforcer l’efficacité des dispositifs d’assistance.

« Cette base, normalement, doit avoir comme socle tous les travaux qui se font déjà au niveau de toutes les administrations qui sont au sein du ministère des Affaires sociales. C’est ce ministère qui a l’expertise réelle pour dire qui est vulnérable, qui ne l’est pas », a expliqué Hugues Mbadinga, coordinateur national du RSU.

Une base de données sociale centralisée

La ministre des Affaires sociales, Armande Longo épse Moulengui, lors des travaux. © Capture d’écran/Gabon 1ère

Le futur registre ambitionne de centraliser les données relatives aux populations économiquement fragiles sur l’ensemble du territoire national. Selon les autorités, cet outil technologique et administratif doit constituer une référence unique pour la gestion des programmes sociaux.

« La mise en place du Registre social unique du Gabon va nous permettre d’avoir une base de données intégrée pour identifier les ménages les plus vulnérables », a indiqué Hugo Brousset, expert en protection sociale à la Banque mondiale.

L’institution financière internationale entend ainsi accompagner le gouvernement gabonais dans la structuration d’une politique sociale plus inclusive et davantage orientée vers des résultats mesurables.

De l’assistance sociale à l’autonomisation

Au-delà du simple recensement des populations vulnérables, le projet prévoit également des mécanismes d’accompagnement vers l’autonomisation économique. Les autorités souhaitent notamment développer des activités génératrices de revenus et des dispositifs d’employabilité en faveur des jeunes et des ménages précaires.

« C’est un projet complémentaire qui va prendre les acquis de ce qu’on est en train de faire dans le Registre social unique du Gabon pour permettre d’avoir une protection sociale intégrée qui part de la prise en charge sociale de la personne vulnérable jusqu’à son autonomisation, soit par une activité génératrice de revenu, soit par un système d’employabilité pour les jeunes », a ajouté Hugues Mbadinga.

Ce dispositif devrait également permettre d’améliorer les capacités d’insertion économique des populations ciblées grâce à des interventions mieux coordonnées entre les administrations concernées.

Un chantier lancé en 2025

Lancé en 2025 sous la tutelle du ministère des Affaires sociales, le Registre social unique s’inscrit dans une réforme plus large du système gabonais de protection sociale. Les autorités le présentent comme un outil stratégique destiné à fiabiliser l’identification des bénéficiaires des aides publiques et à garantir davantage d’équité dans la distribution des prestations sociales.

À terme, le gouvernement espère disposer d’un fichier national actualisé des Gabonais socialement vulnérables afin de déployer des politiques publiques plus ciblées et plus efficaces.

 
GR
 

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