Protéger la forêt pourrait bientôt rapporter directement aux communautés qui la font vivre. Le gouvernement, CAFI, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et l’Agence d’exécution des activités de la filière forêt-bois (AEAFFB) ont signé, le 11 septembre à Libreville, l’avenant n°3 au projet pilote des Paiements pour services environnementaux (PSE) ainsi qu’un protocole d’accord. Une étape qui marque le lancement effectif de la phase test de ce mécanisme au bénéfice des populations rurales.

Les différents partenaires au terme de leur accord, le 11 septembre 2026. © D.R.

 

Le Gabon entre concrètement dans la phase expérimentale des Paiements pour services environnementaux (PSE). La signature réunissait le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et l’Agence d’exécution des activités de la filière forêt-bois (AEAFFB), pour la signature de l’avenant n°3 au projet pilote et du protocole d’accord.

Rémunérer la préservation des forêts

Photo de famille à l’issue de la cérémonie. © D.R.

Le mécanisme repose sur un principe simple : rémunérer directement les communautés locales pour les services écosystémiques qu’elles contribuent à préserver. En contrepartie, les bénéficiaires devront mener des actions mesurables de protection, de gestion durable et de restauration des forêts. « Le dispositif des Paiements pour services environnementaux (PSE) permet de rémunérer directement les communautés locales pour les services écosystémiques qu’ils maintiennent », précise le ministère des Eaux et Forêts dans son communiqué.

À travers cette phase test, le gouvernement entend placer les populations rurales au cœur de la politique environnementale. Le projet s’inscrit ainsi dans la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui veut faire des communautés rurales « les premières actrices et les principales bénéficiaires » des politiques environnementales nationales.

L’AEAFFB aux commandes de la phase pilote

La conduite opérationnelle du projet a été confiée à l’AEAFFB. L’agence devra notamment assurer la mise en œuvre du dispositif, la coordination des différentes parties prenantes, le suivi technique et financier ainsi que la capitalisation des enseignements tirés de cette phase pilote. L’objectif est également de disposer d’éléments permettant d’évaluer une éventuelle extension du mécanisme à l’échelle nationale.

Cette expérimentation s’appuiera sur la collaboration de plusieurs partenaires, parmi lesquels la CDC, l’UNOPS et CAFI. Pour le gouvernement, cette nouvelle étape doit permettre de rapprocher davantage les enjeux de conservation des forêts des préoccupations économiques et sociales des communautés locales. « Le gouvernement réaffirme son engagement ferme à concilier l’amélioration durable des conditions de vie des communautés locales avec la préservation de nos écosystèmes forestiers essentiels à la régulation du climat mondial », souligne le communiqué du ministère.

 
GR
 

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