Réforme de l’État : le gouvernement muscle l’appareil de contrôle et de pilotage
Le Conseil des ministres du 29 janvier 2026 a adopté plusieurs textes, parmi lesquels quatre décrets visant à refonder l’architecture administrative du pays. Entre le renforcement du Contrôle général d’État et la réorganisation des fonctions stratégiques au sein des ministères, l’exécutif entend professionnaliser davantage l’action publique, sécuriser les processus juridiques et instaurer une culture de la redevabilité sous le sceau de la bonne gouvernance.

Entre le renforcement du Contrôle général d’État et la réorganisation des fonctions stratégiques au sein des ministères, l’exécutif entend professionnaliser davantage l’action publique, sécuriser les processus juridiques et instaurer une culture de la redevabilité sous le sceau de la bonne gouvernance. © D.R.
Au Gabon, l’heure est à la consolidation de l’État de droit par le renforcement des mécanismes de surveillance et de pilotage. C’est l’ambition affichée par le gouvernement lors du dernier tour de table ministériel, sous la houlette du président de la République. Au menu : une série de réformes structurelles touchant au cœur de la machine administrative.
Le Contrôle général d’État sous haute surveillance
L’une des décisions phares concerne la composition des cabinets du Contrôleur général d’État et de son adjoint. L’exécutif a opté pour un modèle « strictement fonctionnel », rompant avec les cabinets pléthoriques souvent décriés par le passé. L’objectif est clair : garantir l’indépendance et l’efficacité opérationnelle des missions d’audit et d’évaluation, tout en maîtrisant les charges publiques. Il s’agit, selon le communiqué, de doter ces autorités d’un appui technique et sécuritaire nécessaire à l’exercice de leurs hautes missions.
Inspections et Secrétariats généraux : Le retour de la norme ?
Parallèlement, le gouvernement a acté la réorganisation des Inspections générales des services (IGS) et des Secrétariats généraux de ministères. Pour les IGS, la réforme vise à unifier leurs missions de contrôle et d’audit, leur conférant un rôle central dans la mise à jour des manuels de procédures.
Quant aux Secrétaires généraux, leur positionnement est désormais clarifié : ils deviennent les véritables pivots de la continuité administrative, un rôle distinct de la sphère politique occupée par les ministres. Cette « chaîne de commandement administratif » renforcée doit assurer un pilotage professionnel et permanent des dossiers de l’État.
Verrou juridique et redevabilité
Enfin, la fonction de Directeur central des affaires juridiques (DCAJ) subit une mutation importante. Chargés de la sécurisation des textes et de la gestion du contentieux, ces cadres seront désormais nommés sur choix conjoint du ministre sectoriel et du Secrétaire général du gouvernement. Ce double verrouillage garantit une meilleure conformité à la norme juridique nationale et internationale.
Ces décisions, prises en application de l’article 95 de la Constitution, s’inscrivent dans une dynamique globale de performance publique. En s’attaquant à la fois aux organes de contrôle et aux structures de coordination, le pouvoir de la Transition semble vouloir envoyer un message de rigueur et de redevabilité à l’ensemble de l’Administration.














2 Commentaires
On ne peut gérer un pays par pilotage à vue sans une idée claire du Budget de l’Etat.
Quand le Messie Président fait des dons, des déclarations abondantes de « ce que je dis je fais » et finalement rien.
Ce sont les mêmes amateurs d’Ali Bongo qui sont là à bouffer comme d’habitude. Il n’y pas mieux que les Immomgault et compagnie de toujours?
Tenez bon les syndicats. L’argent y’en a et quant aux moutons fonctionnaires et retraités affamés, où sont vos rappels que le Messie avait pourtant promis de liquider avant fin 2025?
Comment se fait-il que les députés élus continuent comme Ministres? Ne devaien-ils pas démissionner?