Portée par une volonté de reprise en main du secteur des jeux, la réforme défendue par le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a poursuivi, le 10 juin, son parcours au sein du Parlement. Devant les sénateurs de la Commission des Affaires économiques, de la Production et des Échanges du Sénat dirigée par Gabriel Zomo Yebe, il a présenté les fondements de deux textes visant à encadrer les jeux de hasard et à instituer la Gabonaise des jeux (GDJ) comme acteur de premier plan de ce dispositif.

Le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, Gabriel Zomo Yebe et quelques membres du bureau de la Commission des Affaires économiques, de la Production et des Échanges du Sénat qu’il dirige. © D.R.

Dans un contexte de transformation du secteur des jeux au Gabon, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, s’est présenté, le 10 juin, devant la Commission des Affaires économiques, de la Production et des Échanges du Sénat. Après une première étape à l’Assemblée nationale, il est venu défendre deux projets de loi primordiaux portant sur la ratification des ordonnances encadrant la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard, ainsi que la création de la Gabonaise des jeux (GDJ).

Réappropriation totale de ce secteur

L’initiative intervient dans un environnement marqué par la montée en puissance des plateformes numériques et des jeux en ligne, souvent difficiles à contrôler. Le gouvernement entend ainsi instaurer un cadre légal plus strict, capable de répondre aux défis contemporains du secteur, tout en limitant les abus. La protection des citoyens, notamment face aux risques d’addiction, constitue un axe prioritaire de cette réforme.

Pour Adrien Nguema Mba, cette évolution traduit une volonté politique forte. Il a défendu «ce choix souverain, guidé par l’urgence d’une réappropriation totale de ce secteur», en soulignant la nécessité de préserver les intérêts nationaux. S’il est question de régulation, il s’agit également d’optimiser les revenus issus de cette activité au profit de l’État.

Garantir «la traçabilité intégrale des flux financiers»

La GDJ, appelée à jouer un rôle prépondérant, disposera d’un maillage national avec 2 000 points de vente. Selon le ministre, elle permettra de garantir «la traçabilité intégrale des flux financiers» et d’assurer un meilleur contrôle des recettes. Une partie de son chiffre d’affaires sera dédiée au financement du sport et d’actions sociales en renforçant son rôle dans le développement national, sous réserve de l’adoption finale des textes par le Sénat.

Au terme de l’audition, le membre du gouvernement a indiqué que ces deux textes consacrent une réglementation conforme à la sociologie actuelle du secteur des jeux de hasard en République gabonaise, en vue d’en assurer, entre autres, une régulation efficace, une meilleure traçabilité des flux financiers, une optimisation de la mobilisation des recettes publiques pour ainsi diversifier les sources d’entrée dans les caisses de l’État.

 
GR
 

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