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Mays Mouissi vient de faire des propositions au gouvernement pour sortir le pays de la crise causée par l’effondrement des cours de l’or noir, lui-même découlant de la pandémie de Coronavirus. L’analyste économique a suggéré aux gouvernants un plan de relance de l’économie basée sur trois piliers : l’appui au secteur privé formel et informel, le renforcement de la protection sociale et l’investissement public.

Mays Mouissi propose au gouvernement un plan de relance de l’économie basée sur trois piliers : l’appui au secteur privé formel et informel, le renforcement de la protection sociale et l’investissement public. © constructionreviewonline.com

 

Durement impacté par la chute des cours du pétrole ayant découlé de la pandémie de Coronavirus, le Gabon doit absolument sortir du trou. Dans une récente interview accordée au journal Le Point Afrique, Mays Mouissi a proposé au gouvernement des pistes de solutions pour s’extirper de la crise. L’analyste économique a proposé aux dirigeants gabonais de mettre en place une véritable stratégie de relance basée sur l’appui au secteur privé formel et informel, le renforcement de la protection sociale et l’investissement public.

Mays Mouissi. © D.R.

«Au niveau des entreprises, je propose de conjuguer dans le cadre d’un programme coordonné des mesures de soutien économiques, budgétaires, fiscales et monétaires, en vue d’assurer l’accès des entreprises à la liquidité dont elles manquent tant et qui est indispensable pour assurer leur pérennité. Sur le plan monétaire, la banque centrale doit évoluer, jouer pleinement son rôle et assumer une politique quantitative à l’instar de ce qu’on observe à la Reserve federal américaine et à la Banque centrale européenne. L’urgence est de financer les entreprises, et pas uniquement par le canal bancaire», a affirmé Mays Mouissi.

La crise sanitaire actuelle a bouleversé le marché mondial des hydrocarbures. L’effondrement des cours de l’or noir enregistré depuis début janvier affecte en particulier les pays exportateurs africains. Au Gabon, les recettes prévisionnelles du budget de l’État, évaluées à 3 000 milliards de francs CFA, seraient amputées de 700 milliards. «Une telle perte de recettes est catastrophique d’autant que les charges de l’État demeurent quasiment constantes», a estimé Mays Mouissi.

D’où la pertinence de ses propositions au gouvernement, qui suggèrent cependant certaines mesures.  «C’est pourquoi je suggère de faire des économies dans les dépenses de fonctionnement de l’État et de sacraliser les dépenses d’investissement nécessaires à la relance économique ainsi que les dépenses sociales indispensables au bien-être des populations», a-t-il estimé.

Cela reposerait sur la réduction drastique du budget de certaines institutions comme la présidence ou encore, la suppression d’institutions comme le Sénat. «Le but est de générer des économies afin de ne pas restreindre les dépenses liées à des secteurs essentiels, comme l’éducation, la santé ou les infrastructures», a déclaré l’analyste économique.

 
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3 Commentaires

  1. Lewaka dit :

    De très bonnes propositions qui méritent d’être essayées à défaut d’avoir autre chose. Compte tenu de la faible probabilité de voir les recettes de l’Etat être compensées, du moins à court terme, autant miser sur les économies qui pourraient être réalisées par la suppression d’institution inutiles (CES, CND, etc…).

  2. Paul Bismuth dit :

    Ces mesures sont des mesures de bon sens et qui sonnent comme une évidence (du moins à mon sens). Je sais qu’au sommet de l’Etat on a conscience de ce qu’il faut faire. Le seul problème étant l’absence de volonté. Il y a tant de privilèges auxquels on ne peut toucher, car ils permettent à la féodalité qui caractérise notre pays de se maintenir. Et cela se fait naturellement (et malheureusement) au détriment du bien-être des gabonais. La réduction des dépenses de fonctionnement pour mieux soutenir l’investissement est un truisme. Mais comme disait Benjamin Constant, « l’esprit humain ne cède à l’évidence qu’à la condition de se refuser à l’application ».

  3. dossou samuel dit :

    LES GROSSES DEPENSES DU GABON :

    Dossou Aworet Samuel : 210 milliards de CFA

    SEYDOU KANE : 178 milliards de CFA

    MAIXENT ACCROMBESSI : 256 milliards de CFA

    Fabrice ANDJOUA Bongo 87 milliards de CFA

    JF OTANDAULT 57 milliards de CFA

    Feu NDOUNA Alexis 118 milliards de CFA

    KERANGUEL 617 milliards de CFA

    Jean Claude OYIMA 30 milliards de CFA

    Sylvia Bongo 152 milliards de CFA

    Brice Laccruche Alyanga 82 milliards de CFA

    Nooredine Bongo 97 milliards de cfa

    Madeleine MBOURANTSOUo 88 milliards de cfa

    Serge Mickoto 49 milliards de CFA.

    ALI BONGO ONDIMBA 3150 milliards de cfa , soit l’équivalent d’un budget de l’état gabonais en 11 ans de mandature dictatoriale.

    etc…

    Pour renflouer les caisses de la République du Gabon, toutes ces personnes doivent être auditées par un juge d’instruction indépendant, au sujet de leur fortune, qui ne peut être justifiée par un traitement de la grille salariale de la fonction publique.

    De même, le Gabon doit demander ç la france, par voie diplomatique, les fonds correspondants aux biens mal acquis bloqués par la justice française, soit 5 000 milliards de franc CFA en valeur monétaire.

    Le gabon doit aussi demander à la france, le déblocage des reserves de change du gabon accumulées bon an mal an au trèsor français.

    Le Conseil d’état du gabon, doit demander aux conseils d’administration des sociétés pétrolières et minières, la restitution des 18 % des parts détenues par DELTA SYNERGIE à l’état gabonais au 30 Mai 2020. toute retard d’application du présent texte, sera interprété comme une complicité avec la multi-nationale.

    FIN!

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