Gabon : L’UNESCO forme à la mobilisation des ressources et au développement de partenariats
Du 1er au 5 septembre, Libreville a accueilli un atelier de renforcement des capacités sur la mobilisation des ressources et le développement de partenariats stratégiques. Initié par l’UNESCO, avec le soutien de la Chine, cet événement s’inscrit dans le cadre du projet «Fonds en dépôt chinois : Enseignement technique supérieur en Afrique pour une main-d’œuvre technique innovante» (CFIT III), avec pour objectif de renforcer la capacité des établissements d’enseignement supérieur à répondre aux besoins en compétences du développement national, en privilégiant l’adéquation entre la formation et l’emploi.

Un participant recevant son attestation. © GabonReview
Priorisant désormais l’adéquation formation emploi, les enseignants-chercheurs de L’UOB et L’USTM ont mis à disposition leurs compétences lors d’un atelier qui s’est tenu sur cinq jours la maison des Nations Unies à Libreville. En effet, le projet CFIT III, atelier qui a réuni une trentaine de participants, visait à jeter les bases de collaborations concrètes entre universités, entreprises et étudiants, afin de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.
À l’issue des cinq jours de formation, l’administratrice du programme Éducation de l’UNESCO, Séraphine Memine Me Zui, a souligné l’importance de l’initiative : « La mobilisation des ressources et le développement des partenariats stratégiques ne sont pas des options, mais des leviers essentiels pour assurer la durabilité, l’innovation et l’impact des institutions d’enseignement supérieur dans le monde en constante évolution. » Rappelant également les points forts abordés lors de cet atelier à savoir « les meilleures pratiques en matière de rédaction de notes conceptuelles, théorie de changement, cartographie des bailleurs de fonds, plan de développement personnel et bien d’autres activités de production qui ont été élaborées pour pérenniser vos actifs. Les outils de production de projets incluant le cadre logique, les jalons et les livrables, ainsi que les stratégies de financement. »
Pour l’Administratrice, cette formation s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Objectif de développement durable 4 des Nations Unies, qui vise à assurer une éducation de qualité pour tous. Elle répond spécifiquement aux cibles 4.3 et 4.4, qui promeuvent l’accès à l’enseignement supérieur et l’acquisition de compétences techniques et professionnelles pour l’emploi, le travail décent et l’entrepreneuriat.
Un fort engouement pour la formation

L’administratrice du programme Éducation de l’UNESCO, tenant son discours. © GabonReview
L’équipe du projet CFITIII-UOB a exprimé sa gratitude envers l’UNESCO, les enseignants et les participants pour leur engagement. La représentante de l’équipe, professeur Hermine Matari, a noté le succès inattendu de l’événement, malgré la période de vacances universitaires. « J’avais des inquiétudes, parce que je me suis dit, on est encore en vacances, est-ce qu’on va trouver des candidats ? Mais quand on a passé l’annonce, j’ai vu l’engouement qu’il y avait », a-t-elle expliqué.
Alors que l’atelier était prévu pour 30 participants, près d’une soixantaine d’enseignants ont manifesté leur intérêt, obligeant les organisateurs à ouvrir une liste d’attente. Ce projet, initialement destiné aux enseignants de l’UOB, a été élargi à d’autres établissements, comme l’Institut Supérieur de Technologie (IST), l’École normale supérieure (ENS) et l’Institut national des sciences de gestion (INGS), témoignant ainsi de l’ampleur de l’intérêt suscité.
Des résultats concrets pour les participants

Photo de famille. © GabonReview
À la fin de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences, notamment : une sensibilisation aux différentes sources de financement et aux stratégies de mobilisation de ressources. Une formation aux techniques pour diversifier les partenariats stratégiques et un renforcement des compétences en rédaction de projets et soumission de dossiers.
Dans ce sens, Docteur Oyane Metogho Marthe, participante à l’atelier, a partagé sa satisfaction, soulignant que la formation lui a permis d’appliquer les outils de gestion de projet à sa propre carrière. « Je me suis posé une question : comment mobiliser les ressources et établir des partenariats efficients pour atteindre les objectifs que je me suis fixés pour ma carrière ? » a-t-elle déclaré. Elle a ajouté qu’elle s’est fixé des jalons pour devenir une « PI » (Principal Investigator), une personne capable de porter des projets d’envergure d’ici 7 à 15 ans.
En clôturant l’atelier, la remise des attestions effective, les organisateurs ont réaffirmé leur engagement à accompagner les universités gabonaises dans leur transformation et à encourager les participants à capitaliser sur ces acquis pour faire vivre les partenariats initiés et contribuer significativement au développement de l’éducation supérieure dans le pays. Dans le même élan, un atelier est prévu à l’USTM du 8 au 10 septembre 2025.
Thécia Nyomba (Stagiaire)













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