À l’ouverture de la deuxième session de la XIVe législature, le député du premier siège du canton Océan-Ozouri, dans le département de Bendjé, appelle l’Exécutif à transformer les doléances recueillies sur le terrain en réponses concrètes. Pour l’élu, la Loi de finances 2027 devra marquer un tournant et faire du budget un véritable outil de transformation des territoires.

Raphaël Christian Pekoue, le député du premier siège du canton Océan-Ozouri dans le département de Bendjé (province de l’Ogooué-Maritime). © D.R.

 

La rentrée parlementaire du 1er septembre 2026 ouvre une nouvelle séquence pour Raphaël Christian Pekoue. À l’occasion de la deuxième session de la XIVe législature de la Ve République, le député du premier siège Canton Océan-Ozouri a surtout voulu rappeler une exigence : «Le Gouvernement doit entendre la voix du terrain !» Pour l’élu, les réalités observées durant l’intersession doivent désormais trouver une traduction concrète dans les politiques publiques. Santé, éducation, routes, transport, accès à l’eau potable et à l’électricité, mais aussi coût de la vie : autant de préoccupations régulièrement exprimées par les populations et que le député entend porter dans l’Hémicycle.

Au cœur de cette interpellation figure la préparation de la Loi de finances 2027. Raphaël Christian Pekoue souhaite que le prochain budget ne soit pas réduit à un exercice comptable, mais qu’il devienne un véritable levier de transformation. «Nos populations ne demandent pas l’impossible. Elles demandent des résultats», défend l’élu. Une manière de placer l’Exécutif face à une obligation de résultat, notamment sur les investissements destinés aux territoires. Pour le député, les crédits budgétaires doivent prioritairement répondre aux besoins identifiés sur le terrain et produire des effets visibles dans le quotidien des citoyens.

Cette exigence s’inscrit également dans sa conception du rôle du parlementaire. Pour Raphaël Christian Pekoue, le député ne peut se contenter de transmettre les préoccupations de ses mandants ou de leur rendre compte des travaux parlementaires. Il doit contrôler l’action gouvernementale, suivre l’exécution des engagements et interpeller l’Exécutif lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous. «Il faut maintenant passer du constat à l’action», martèle-t-il. Une posture qui place également l’élu face à ses propres responsabilités : porter les revendications du Canton Océan-Ozouri, mais surtout assurer leur suivi jusqu’à leur éventuelle concrétisation.

Le budget 2027 doit être un budget de transformation

Dans cette perspective, le Programme national de croissance et de développement (PNCD) constitue, selon lui, un autre test important. Le programme ne saurait rester cantonné aux documents officiels et aux annonces nationales. Il doit, estime le député, «se traduire dans les villages, dans les quartiers, dans les familles et dans le quotidien». D’où son appel à un changement de priorité dans la construction budgétaire : «Le budget 2027 doit être un budget de transformation, et non un simple budget de fonctionnement». Derrière cette formule, l’élu réclame notamment une meilleure exécution des investissements, une plus grande efficacité de la dépense publique et une évaluation de leur impact réel sur les populations.

À l’entame de cette nouvelle session parlementaire, Raphaël Christian Pekoue annonce ainsi vouloir faire du terrain sa principale boussole. Les préoccupations recueillies dans le Canton Océan-Ozouri devront, selon lui, peser dans les débats et les arbitrages budgétaires. À l’approche de l’examen du budget 2027, son message à l’Exécutif se veut donc direct : les annonces doivent désormais se transformer en réalisations et les engagements en résultats. Car, rappelle-t-il, derrière chaque ligne budgétaire, ce sont des populations qui attendent des réponses. «Un député de terrain ne doit pas seulement revenir vers les populations avec des comptes rendus. Il doit revenir avec des réponses concrètes», insiste-t-il.

 
GR
 

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