Guy Rossatanga-Rignault, professeur de droit public et science politique, donne la réplique à Mays Mouissi, analyste économique, auteur de l’article «Ces curiosités de la liste électorale qui font douter de sa fiabilité». Le plus courtoisement du monde, les deux hommes ont échangé, en off, autour de ce texte. Aussi faut-il considérer que la démarche du professeur de droit, nullement va-t-en-guerre, s’inscrit dans le registre du débat purement intellectuel et qu’il ne s’agit pas ici d’une querelle de clocher.

© Gabonreview/Shutterstock

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Méconnaissance de la sociologie électorale gabonaise ou mauvaise foi?

A propos de certaines « curiosités » de la liste électorale

par

Guy ROSSATANGA-RIGNAULT

Professeur de droit public et science politique

Les chiffres ont ceci de particulier que, bien souvent, on leur fait dire ce qu’on veut. L’hypothèse du verre à moitié vide ou à moitié plein en est une illustration.
Une autre illustration peut être trouvée dans la publication sur le blog d’un expert financier (mayis-mouissi.com) d’un article faisant le « buzz » sur internet et constatant certaines « curiosités » dans la liste électorale du Gabon. On y apprend ainsi que « Pour arrêter une position définitive sur la conformité du fichier électoral nous l’avons audité en réalisant un benchmark entre le nombre d’électeurs inscrits dans chaque localité du pays et la population officielle desdites localités. Les résultats de cet audit sont pour le moins surprenants : 59 localités comptent plus d’électeurs inscrits sur la liste électorale que d’habitants, 18 ont un ratio d’inscriptions compris entre 80 et 100%, 34% des localités ont un nombre d’électeurs inscrits atypiques par rapport à leur population officielle. Assurément, le fichier électoral présenté comme biométrique n’a pas empêché ce qui ressemble à un gonflement artificiel de la liste électorale et ouvre ainsi la voie à un report de l’élection présidentielle gabonaise a minima ou à un contestation du processus électoral a maxima« .
A titre d’illustration, l’auteur présente un tableau qui s’ouvre par les données suivantes : Province de l’Estuaire. Département du Komo Océan. Commune de Ndzomoe. Nombre d’habitants: 43. Nombre d’inscrit 946.
A première vue, de tels chiffres frisent, en effet, la curiosité. Mais, à première vue seulement. car, pour qui connaît un peu la sociologie électorale (légitimité) et le droit électoral (légalité) gabonais, il s’agit de tout, sauf de curiosités blâmables pour qui sait, par exemple, qu’il est de notoriété que la campagne électorale de Ndzomoe a souvent lieu en partie à … Lalala dans le 5ème arrondissement de Libreville!
Entendons nous bien. N’étant ni auteur ni dépositaire de ladite liste électorale, je n’ai nulle prétention de venir la justifier en quoi que ce soit. Que cette liste soit « bonne » ou non, n’est pas l’objet de cette contribution. Cela pour une raison simple : je ne dispose pas des éléments me permettant d’affirmer ceci ou cela. Par contre, je peux relever l’erreur majeure qui structure toute la démonstration contestée: la confusion entre recensement démographique (et donc population effective d’une localité) et recensement électoral (liste des électeurs d’une localité). Il s’agit d’une erreur majeure car les deux choses n’ont rien à voir directement l’une avec l’autre. Deux éléments suffisent pour le démontrer:
– Tous les habitants d’une localité n’ont pas vocation à être électeur. Les habitants mineurs, privés de droits civiques ou, tout simplement étrangers, ne sont pas sur la liste électorale.
– Tous les habitants d’une localité ne sont pas obligés d’être inscrits sur la liste électorale de cette localité pour la simple et bonne raison que la loi leur autorise l’inscription sur la liste électorale de toute localité où ils peuvent justifier d’un intérêt familial ou économique.
C’est cela qui explique, par exemple, qu’un ancien Premier ministre, aujourd’hui sénateur du 2ème arrondissement de Libreville, réside notoirement dans le 5ème arrondissement de la même ville.   C’est la même logique qui a fait en sorte qu’un autre ancien Premier ministre (candidat à la prochaine présidentielle) résidant notoirement dans une banlieue de Libreville au nom exotique ait été, jusqu’à il y a quelques mois, député d’une circonscription du Nord du pays où il ne réside évidemment pas, mais où il dispose a priori d’intérêts familiaux et économiques.
Est-il nécessaire de rappeler que sur les 120 députés que compte l’Assemblée nationale, on compte sur les doigts d’une seule main ceux qui résidaient habituellement sur leur siège avant leur élection?       C’est un fait d’évidence: l’essentiel de la classe politique nationale est composée de personnes vivant habituellement dans les grandes cités et, en fait surtout à Libreville. Faut-il s’en réjouir ou le dénoncer? Là n’est pas l’objet de la science qui constate des faits et essaie de les rendre intelligibles. Ni plus, ni moins.
Ayant eu, à plusieurs reprises, à publier sur les différents aspects de cette question[i], je me contenterais ici de rappeler les faits (1) et la loi (2) qui expliquent ces « curiosités » dont la principale manifestation est, le moment venu, le phénomène bien connu de la transhumance électorale, en français local: les « boeufs votants ».

  1. Les faits

Depuis 1990, il est constant qu’au moment des échéances électorales l’on assiste, au départ des principales villes du pays, à un vaste mouvement de populations vers les villes et villages de l’hinterland.
Ainsi de nombreuses personnes quittent leur lieu de résidence habituel pour s’en aller accomplir leur devoir civique dans la circonscription qu’ils ont choisie comme lieu de vote et où, par définition, ils sont inscrits.
Ce phénomène qui pourrait passer inaperçu est rendu visible par son mode opératoire. En effet, si des individus, séparément, s’embarquaient dans des autobus, avions, trains ou bateaux, la chose ne serait pas plus remarquable que ne le sont les grands départs en vacances de juillet, par exemple.   Ce qui, véritablement, caractérise la « transhumance électorale », c’est qu’elle est en tout point semblable à la transhumance bovine ou ovine en ce sens qu’il s’agit, pour l’essentiel, d’un mouvement organisé et collectif, d’où l’expression, méprisante, trouvée par les contempteurs du phénomène : « bœufs votants ».
En termes démographiques, le phénomène de « transhumance électorale » emporte essentiellement une double conséquence : le corps électoral potentiel des grandes agglomérations est loin de correspondre à la réalité de sa population normale ; la population des villes et villages de l’intérieur connaît une croissance phénoménale le temps d’un week-end électoral. Ainsi, un village d’une centaine d’habitants habituels peut se retrouver, d’un seul coup, avec deux à trois cents habitants en fonction de la capacité de conviction et de mobilisation matérielle des entrepreneurs politiques locaux.
Capacité de conviction, parce qu’il faut pouvoir convaincre (par tous moyens nécessaires) un résident de la capitale de s’inscrire et, le moment venu, d’aller voter dans son village d’origine à des centaines de kilomètres de là.
Capacité de mobilisation, parce qu’il faut disposer de suffisamment de ressources pour organiser ce genre d’opération Exodus dès lors que les bénéficiaires de ces charters volontaires estiment être à la charge du candidat organisateur pendant toute cette période (transport et séjour).
Si la plupart des entrepreneurs politiques locaux se livrent à l’exercice, il se trouvera toujours un candidat malheureux pour mettre sa défaite sur le compte de la « transhumance électorale » en estimant, plus souvent à tort qu’à raison, qu’il aurait été élu s’il n’avait fallu faire voter que les résidents permanents de la circonscription. Une telle réaction paraît souvent très peu sincère dès lors que, dans la réalité, tous les candidats organisent, chacun avec ses capacités, sa transhumance.
Et, si l’on en croit un journal gabonais, « plusieurs, voire des milliers d’électeurs du deuxième siège du deuxième arrondissement, dès l’annonce de la candidature des deux poids lourds de Nkembo, sont allés immédiatement monnayer leurs inscriptions contre des espèces sonnantes et trébuchantes au premier siège… »[ii].
Au-delà de la véracité ou non de telles assertions, un problème de fond demeure : combien de Gabonais ont une idée précise du découpage électoral de leur lieu de résidence? Combien savent même exactement dans quel arrondissement habitent-ils ? Combien encore peuvent se targuer de savoir quelle rue ou quel carrefour sépare tel et tel arrondissement ?
Dans ces cités sans délimitation (tout au moins connue et publique) et sans véritable plan ni adressage, qui peut valablement se targuer de savoir qui sont les véritables habitants d’une circonscription ?
Dans ces agglomérations où les stations-services, magasins, épaves de voitures et même arbres servent de repères, spéculer sur la résidence effective de tel ou tel habitant est un plaisir gratuit dans lequel la mauvaise foi n’est pas le moindre des ingrédients.
En plus du droit (que j’évoquerai plus bas), l’explication du phénomène se trouve dans la réalité anthropologique du Gabon. En effet, au cœur de la problématique de la « transhumance électorale » se trouve une réalité irréfragable dans l’inconscient collectif des populations concernées : le village, le terroir.
Les Gabonais, comme d’autres Africains continuent à entretenir avec leur terroir d’origine des rapports de filiation spécifiques découlant du vieux fonds bantu de leur cosmogonie en ce sens que, « en tant que reflet d’une expérience vécue, le village renferme un aspect de l’état d’esprit collectif du peuple gabonais. En particulier, il résume la façon gabonaise de percevoir le monde, d’exprimer ses sentiments, et de croire en Dieu »[iii]. Cela est d’autant plus vrai que « le village n’est pas seulement un lieu où l’action humaine commence, mais aussi là où elle est destinée à prendre fin »[iv].
Comme l’on peut s’en rendre compte avec la question du lieu d’enterrement, l’attachement du Gabonais à son terroir, « là où se trouve enterré son cordon ombilical» se fonde pour l’essentiel sur des considérations symboliques, sinon irrationnelles. Quand on le peut, on va « construire » au village, parfois même avant de l’avoir fait dans la ville de résidence. Au moment de la retraite, la notabilité acquise en ville aidant, on ira commencer une nouvelle vie au village. Et, quand vient l’heure du grand voyage, bien souvent, on repart vers le village en laissant derrière soi les « campements »[v] que sont les grandes villes. Car, pour beaucoup d’Africains encore aujourd’hui, les grandes villes ne sont que des lieux de passage, des lieux d’accumulation au profit définitif du village.
Au regard de tout ce qui précède, comment s’étonner de ce réflexe quasi pavlovien qui pousse les électeurs africains à admettre comme étant de l’ordre de l’évidence qu’ils votent là d’où ils viennent plutôt que là où ils vivent au quotidien ? De deux choses l’une, soit les lois sont mauvaises et on en demande formellement la révision (proposition à l’appui), soit les lois sont à l’image de l’état actuel des sociétés concernées et l’on travaille, autrement que par des incantations, à les faire « évoluer ». Mais qui tient véritablement à faire l’un ou l’autre ? A priori pas grand monde.      Depuis un mois que la pré-campagne a débuté, il ne me souvient pas avoir déjà entendu un seul candidat proposer la fin de ce système s’il est élu. Et pour cause! Pour être élu, il faut d’abord être électeur dans la circonscription concernée. Or si on interdit à tous les électeurs non-résidents habituels d’une localité de s’y inscrire, on vide aussitôt l’Assemblée nationale (et même le Sénat dans une moindre mesure) de leurs occupants. Voilà les faits. Voilà la réalité. La question de savoir si cette réalité est belle à voir n’est pas inutile. Au contraire. Mais, il ne faut pas tout confondre et se tromper de débat.

  1. Le droit

Au-delà des jugements de valeurs relevant de la morale individuelle, la loi gabonaise, à commencer par la Constitution, autorise parfaitement ces « curiosités », comme on va le voir ci-dessous.
Commençons donc par la Constitution.
En son article 3 elle énonce un principe fondamental : « La souveraineté nationale appartient au peuple…. Aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale ». Pourquoi revenir sur cette disposition qui ne concerne pas directement cette problématique ? Simplement parce que la compréhension des normes juridiques en matière électorale ne peut sérieusement s’envisager sans la connaissance des fondamentaux, du b-a-ba.
Il est, en effet, important de rappeler que le type de souveraineté dont il s’agit ici est bien la souveraineté nationale, c’est-à-dire une souveraineté en bloc qui ne saurait se réduire en chacun des éléments qui en assurent la manifestation. Et c’est bien pourquoi la Constitution précise qu’aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale. Ceci pour dire que personne ne peut estimer avoir le monopole de l’incarnation de la nation et que, dans le cas qui nous intéresse, les résidents permanents de la circonscription électorale n’ont pas plus de droit ni de légitimité à y voter que ceux qui n’y résident pas de manière continue. Du reste, une conséquence parmi d’autres de la souveraineté nationale est que le vote n’est qu’une fonction, c’est-à-dire une charge exercée par certains citoyens, à un moment donné, en vue d’atteindre un résultat précis : la désignation des représentants[vi]. En clair, nul ne naît avec une fonction. La fonction s’acquiert de par la loi et on peut, comme pour toute fonction, en être démis, temporairement ou définitivement. Ainsi, les mineurs ne peuvent accéder à cette fonction. Il en va de même pour toutes les personnes frappées d’une quelconque incapacité (notamment du fait d’une condamnation pénale).
La deuxième disposition constitutionnelle qu’il convient de citer est l’article 4 selon lequel « Sont électeurs, dans les conditions prévues par la Constitution et par la loi, tous les Gabonais des deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus, jouissant de leurs droits civils et politiques.
      Sont éligibles, dans les conditions prévues par la Constitution et par la loi, tous les Gabonais des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques ».
Par cet article, le Constituant a voulu signifier deux choses, et ce faisant, poser deux principes :
      – La première est, au regard de la seule Constitution, que tout Gabonais, dès lors qu’il est majeur et qu’il jouit de ses droits civils et politiques peut être électeur sur toute l’étendue du territoire national. Mais, comme il faut bien voter quelque part (dans l’une des circonscriptions), la Constitution renvoie à la loi le soin de déterminer les conditions précises pour y être électeur.
      – La deuxième est que, parallèlement à la première, tout Gabonais est éligible (et peut donc se présenter) sur toute l’étendue du territoire national dès lors qu’il jouit de ses droits civils et politiques. L’on aura remarqué, qu’en matière d’éligibilité, le Constituant ne fixe pas de condition d’âge. Toutefois, cela ne signifie pas que ces conditions n’existent pas. Simplement, c’est à chacune des lois spécifiques à chaque élection (présidentielle, législative, sénatoriale, municipale…) de préciser l’âge (minimal ou maximal) requis pour être éligible à telle ou telle autre fonction.
S’opposer à ce que des habitants des grandes villes votent en province est donc non seulement illogique et irréaliste, en l’état actuel des choses, mais absolument illégal.
En effet, la loi électorale est suffisamment claire, sinon précise, pour ne souffrir la moindre interprétation et a fortiori discussion. Examinons-en les dispositions les plus pertinentes en la matière.
D’abord l’article 25 de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques prévoit que « Sont électeurs les citoyens gabonais des deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus, jouissant de leurs droits civils et politiques, et régulièrement inscrits sur la liste électorale ». Outre qu’il reprend les termes de l’article 4 de la Constitution, cet article y ajoute un élément essentiel : l’inscription sur la liste électorale. Il ne suffit pas d’être Gabonais et de jouir de ses droits civils et politiques, encore faut-il pour voter à tel ou tel autre endroit du territoire être régulièrement inscrit sur la liste électorale du lieu de vote choisi[vii].
Mais, que signifie être régulièrement inscrit ? La réponse à cette question se trouve dans les articles 48, 50 et 92 de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques.
Aux termes de l’article 48, « Doivent être inscrits sur la liste d’une circonscription électorale les citoyens gabonais des deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus et jouissant  de leurs droits civils et politiques, résidant depuis douze mois au moins dans la circonscription ou y possédant des intérêts économiques notoirement connus ou des liens familiaux régulièrement entretenus ».
Cette disposition, qui est la pierre angulaire de l’édifice de l’électorat, fixe trois conditions pour pouvoir être inscrit dans une circonscription ; l’une ou l’autre des conditions étant suffisante pour fonder l’inscription : la condition de résidence, la condition liée aux intérêts économiques et celle liée aux liens familiaux.
– La condition de résidence. C’est la condition la plus évidente : la première raison du choix d’une circonscription de vote est d’abord le fait qu’on y réside. Toutefois, le législateur l’a formellement encadrée en précisant qu’est considéré comme résidant régulier celui qui vit depuis douze mois au moins dans la circonscription. Celui qui ne réside que depuis six mois, par exemple, dans un lieu ne peut y être inscrit. S’il était déjà inscrit dans une autre circonscription, il y restera avant de pouvoir en demander la radiation pour solliciter une nouvelle inscription dans la circonscription du nouveau lieu de résidence[viii].
– La condition liée aux intérêts économiques. En prévoyant que tout citoyen pouvait se faire inscrire en un autre lieu que celui de sa résidence pour des raisons « économiques », le législateur a voulu prendre en compte des situations, certes peu fréquentes, tenant au fait qu’on pouvait estimer qu’un individu ayant réalisé des investissements en un lieu donné du territoire avait quelque droit d’y voter à condition néanmoins que les intérêts économiques en question soient notoirement connus. Et, c’est peut-être à ce niveau que cette condition est relativement aléatoire dès lors que la loi ne dit pas qui est chargé de décider ou de vérifier que les intérêts économiques allégués par tel citoyen pour son inscription sur la  liste électorale sont notoirement connus ; comme la loi ne précise nullement ce que signifie notoirement ici.
– La condition liée aux liens familiaux. C’est un fait attesté : plus de la moitié de la population gabonaise réside dans les grands centres urbains. C’est un autre fait incontestable que cette population urbaine est d’abord une population de migrants intérieurs produit d’un siècle d’exode rural et qui n’a jamais véritablement rompu les amarres avec les terroirs d’origine.
Pourtant, si la plupart des urbains gabonais viennent d’ailleurs, il reste que nombre d’entre eux en viennent depuis très longtemps et que d’autres encore n’y retournent plus et finissent par relever des lieux où ils ont fini par s’établir. C’est pourquoi le législateur a cru nécessaire de préciser que l’existence de liens familiaux ne suffisait pas pour fonder l’inscription sur les listes électorales d’une circonscription donnée. Encore faudrait-il que les liens familiaux allégués soient régulièrement entretenus.
Par ailleurs, à titre de comparaison, signalons que le code électoral français prévoit : « Les Français et les Françaises établis hors de France et immatriculés au consulat de France peuvent, sur leur demande, être inscrits sur la liste électorale de l’une des communes suivantes : commune de naissance; commune de leur dernier domicile; commune de leur dernière résidence, à condition que cette résidence ait été de six mois au moins; commune où est né, est inscrit ou a été inscrit sur la liste électorale un de leurs ascendants; commune sur la liste électorale de laquelle est inscrit un de leurs descendants au premier degré ».
En définitive, que la liste électorale puisse éventuellement poser des problèmes, c’est à démontrer. Mais il ne faut pas en créer là où ils n’existent pas. Qu’il faille faire évoluer les mentalités et les lois, pourquoi pas ? Mais, la démocratie se fonde sur un postulat simple: le respect de la volonté du plus grand nombre et le droit pour la minorité d’exprimer ses vues. Et cela, même si c’est la minorité qui a « raison ». Inverser ce postulat ne peut être appelé démocratie.
Alors, méconnaissance ou mauvaise foi? Penchons pour la méconnaissance.
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[1]Voir, notamment, « Tartuffe et les « boeufs votants ». A propos d’un « marronnier » électoral, le « transfert d’électeurs », Hebdo-Informations, Journal hebdomadaire d’informations et d’annonces légales, Libreville, N°530, février 2007.
[2] Le Temps, N° 171 du  28 décembre 2006.
[3] M. LISIMBA, Les noms des villages dans la tradition gabonaise, Paris, Sépia, 1997, p. 75.
[4] Idem, p. 73.
[5] Selon l’expression de J.-E. MBOT, « L’histoire de Libreville : du campement cosmopolite au village planétaire », Conférence pour la fête des cultures de Libreville, 1998. Voir aussi : G. ROSSATANGA-RIGNAULT, « ‘L’Afrique et le monde’’. Sortir du paradigme du ‘’campement-comptoir’’ », Palabres actuelles, Revue de la Fondation Raponda-Walker, N° 3, 2009, pp. 13-34.
[6] Pour les détails sur les notions de souveraineté populaire et de souveraineté nationale, voir G. ROSSATANGA-RIGNAULT, « Délit de vagabondage et esprit des institutions. Brève note à propos de la révision de l’article 39 de la Constitution », Hebdo Informations, N° 324, 14 octobre 1995.
[7] Cette disposition est d’autant plus importante que la qualité d’électeur conditionne celle d’éligible comme le précise l’article 30 de la même loi : « Sont éligibles tous les électeurs sous réserve des dispositions constitutionnelles et des conditions spécialement prévues par la loi pour chaque catégorie d’élection ».
[8] Notons cependant que peu de Gabonais connaissent cette procédure et encore moins l’appliquent. Au quotidien, celui qui a changé de résidence s’inscrira au lieu de sa nouvelle résidence sans pour autant demander sa radiation de la liste de son ancienne circonscription. On peut trouver là l’une des principales causes de « doublons » sur les listes électorales.

 
GR
 

0 Commentaires

  1. Rodgers dit :

    C’est triste de voir que tout le monde a adhéré aux erreurs d’analyse de Mays Mouissi y compris le candidat Raymond Ndong Sima quand on sait que lui-même est recensé comme résident du PK mais inscrit à Oyem.
    Rossatanga vient de donner une correction à tout ce beau monde.

  2. Lekori dit :

    Rossatanga, c’est pour être commandé par Massard que tu vends père et mère ? Tu es devenu quoi ? Savant ? Tu sais tout, as une idée sur tout…. A qui veux-tu apprendre quoi ? Tu connais la sociologie du Gabon mieux que qui ?

  3. Jojobound dit :

    Vous voyez ???
    Professeur,avec tout le respect que je vous dois, veuillez retirer cette replique.
    Malgré tout ce gros français,vous ne m’avez pas eclairé sur cette hausse de 2200 % de la population de Nzomoé.Arretez de distraire le peuple avec votre littérature. L’autre à écrit avec des chiffres.
    Les criquets et les intellectuels sont les plaies de l’Afrique.le nganga qui l’avait dit était très fort.

  4. COMPRENDRE dit :

    Ton analyse ne tient pas. Pour ta gouverne, cette liste a ete faite en 2013, donc sincrire sur une liste 3 ans avant parce qu,on doit voter au village cest etre dans le feuilleton : »ALICE AU PAYS DES MERVEILLES ».

  5. guidouma dit :

    Dite à Monsieur ROSSATANGA que trêve de plaisanterie et d’intellectualisme qui frise la moquerie. L’histoire de notre pays ne te pardonnera pas. Nous ne t’avons jamais vue faire des droits de reponse ou des critiques sur les affaires au tribunal qui opposent MOUKANI IWANGOU/ALI, NGOULAKIA/ALI BE?GONE NSI/ALI et l’attitude de Mme AKOLI, Sidonie OUWE, et autres juges et procurreur actuel qui n’arrivent pas à ouvrir des enquêtes sur ACCROMBESSI, SEYDOU KANE, le DG de l’ASNBG cités dans dans des scandales financiers à l’internationale. Quel est ton avis en tant que juriste? pourquoi ne commences tu pas à critiquer toutes conneries qui se déroulent dans ton domaine de formation? Le DROIT au gabon est par terre comme on dit au quartier ou es tu? ton avis ne compte pas dans ce domaine? le PEUPLE te jugera le moment venu.

  6. arthur mba dit :

    Si tel est le cas,comment expliquer que l’electorat de Libreville reste invariable malgré que cette ville se vide d’une bonne partie population à chaque échéance électorale ?

    • OKAZAKI dit :

      Mon chère Arthur, Vous posez là la question à laquelle toute analyse objective aurait dû arriver. A partir du moment où on considère que le nombre élevé d’électeurs dans des zones où l’on recense à peine 3 cases provient du fait des déplacements des électeurs qui sont en fait ce que nous savons tous être des « bœufs votants » on devrait pouvoir observer dans le même sens une diminution du nombre du nombre d’électeurs dans l’estuaire, principal pourvoyeur des bœufs votants dans l’intérieur du pays, ce qui n’est malheureusement pas le cas. En conclusion s’il n’y a pas gonflement de la liste à l’intérieur du pays, c’est donc dans Libreville que cela se fait.

    • Polumbidzi dit :

      Très belle question mon cher ami! Oui comment expliquer que malgré les migrations électorales vers les provinces prétendues, l’électorat de Libreville reste dans certaines circonscriptions stable et dans d’autres en nette progression voir doublée?
      Nous avons en face des gens qui essayent de justifier l’injustifiable car il y a aucune logique dans leurs analyses! Juste du baratin!

    • Loeil dit :

      Bonne question mon Cher Arthur. C’est la preuve que l’analyse de Rossatanga ne tient pas debout.

  7. skombe dit :

    Rossantaga, sauf votre respect, vous jouez à merveille à l’intellectuel africain qui ont plongé l’Afrique à la queue du monde en préférant servir les intérêts de leurs maîtres occidentaux et les leurs personnels. quand on sait manier les mots, on peut faire d’un criminel une victime, surtout cheznous. les gonflements de la listes électorale dans certaines zones bien ciblées tout le monde le sait sont une stratégie éculée du pouvoir. il s’en est déjà servi et continue. votre plaidoyer d’avocat de la mafia à la t^te du pays ne convaic personne. le détournement, lafraude , la triche et lefaux sont dans l’ADN du PDG. et vous visiblement, même si vous n’y trempez pas personnellement, utilisez votre science du droit, qui est réelle, pour justifier et tenter de rendre digestes toues ces violations du peuple. malgré votre conscience qui souvent vous le reproche.
    votre jugement sera àla dimension de vos crimes…

  8. l'aveugle dit :

    cet homme fait plutôt plaisir à ceux qui sont en manque de lecture.
    c’est du blablabla.

  9. CANTON LEYOU dit :

    Trop de littérature, certainement pertinente mais il faut la palpabilité de cette littérature en termes de chiffres pour confronter les statistiques de Mays qui démontre la curiosité chiffrée des population des-dites localités qui, peuvent fausser la transparence électorale.
    Patriotiquement.

  10. mabika dit :

    Cher Rodgers, l’analyse de Rossatanga fut il professeur ne tient pas la route. je suis resté sur ma faim. Dommage. Je vais être très simple. On a des villages de 30 âmes qui supposent donc être des villages en voie de disparition, dont les interêts familiaux de plusieurs n’existent plus. Ces villages de 30 âmes maximim30 cases ( Hypothèse maximaliste, car 30^personnes peuvent aussi vivredans 10 cases, en raison de 3 personnes par cases). Subiteemnt on passe de 30 personnes à 250 personnes. Mr Rossatanga, auriez vous crée des hotels pour les loger? quel lien ces 250 personnes ont elles avec ce village mouroir? Et Monsieur le professeur il ya ce qu’on appelle la theorie des vases communiquants. Si les villages se peuplent , logiquemnt les villes se depeuplent. Donc pourquoi le corps electoral des villes ne diminue t’il pas au profit des villages, puisque les gens sont sensés partir de la ville pour leur village respectif? Non Mr Rossatanga, vous vivez plus au palais et non dans nos vilages . votre longue contribution fort heureusement n’a pas dissipé mes doutes sur le gonflement sans fondements de la population en periode electoral. Le betail electoral, comme on le dit exsite bel et bien et on a vu des personnes qui n’ont aucune attache avec un village , accompagner un Ministre pour venir s’inscrire dans sa locatlité. Exemple des Fangs inscrits à Ndende, ou un Punu inscrit à Minvoul, juste parceque son Ministre est de la localité. la sociologie politique de notre pays ne justifie pas forcément une explication scientifique qui renforcerait notre processus elctoral, mais plutot conforterait les techniqiues de fraude.

  11. Bonanza dit :

    Non mais, pour qui nous prend t-on? Des abrutis sans cervelles qu’on peut enfumer avec un discours intellectuel. Si l’on s’en tient aux arguments de Rossatanga, l’estuaire devrait être la province avec l’un des plus faibles nombre d’électeurs, puisque que le gabonais adore aller voter dans sa région d’origine. C’est l’évidence même. Je ne parlerai même pas de l’Ogooue Maritime, province peuplée à plus de 60% par des non originaires de la province. Continuez à prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Va fenculo comme disent les romains.

  12. Harvy dit :

    Monsieur le Professeur, oui vous l’êtes, mais vous n’êtes pas un demi-dieu, et ne pensez surtout pas être le plus outillé des gabonais dans ce domaine.
    Pour exemple,Je suis né à Libreville dans le 3eme arrondissement, et j’y réside depuis presque 30 ans. Bien qu’étant originaire de Mekambo, quel intérêt j’ai d’aller voter dans cette localité, dans laquelle je ne participe pour son développement?
    Créez des mots nouveaux pour démentir ce que tout le monde peut observer en périodes électorales.
    Comment et pourquoi un village de 50 âmes,peut se retrouver avec au moment du vote 900 votants en plus (et dont la plupart n’ont aucun lien avec ce village ) ?
    L’avocat du Diable n’est donc pas une expression hasardeuse, mais curieusement reste presque toujours l’apanage des hommes du Droit..

  13. André Bernard dit :

    Je respecte la personne de Monsieur Guy Rossatanga-Rignault mais j’ai quelques réserves sur sa rigueur intellectuelle. Ce monsieur, qui est souvent présenté comme l’un des sherpas du président de la République, véhicule parfois de contre-vérités historiques pour des raisons de basse politique en soutenant, par exemple, l’assertion selon laquelle le Gabon fut le premier pays visité par Nelson Mandela alors qu’il est notoirement établi que ce fut la Zambie.
    L’article de Monsieur Mays Mouissi est dense, pertinent et documenté. Il repose sur la rigueur scientifique et l’observation objective des faits. La différence, notable, entre Monsieur Mouissi et Monsieur Rossatanga-Rignault est que le premier n’a pas besoin du système Bongo-PDG pour vivre alors que le second est grassement entretenu par la monocratie familiale qui a fait main basse sur le Gabon depuis le 2 décembre 1967.

  14. ma vie ma terre ma patrie le Gabon dit :

    Deux choses:
    – la première, cet homme dit que les doublons peuvent s’expliquer par le fait que des personnes ayant changé de domiciles se font inscrire dans leur nouveau lieu de résidence sans au préalable se faire radier sur la liste électorale de l’ancienne résidence;
    – la deuxième, si je suis cette logique, on peut donc considérer que dans un village où il ya 30 ou 40 habitants qui y résident de façon effective, il soit normal que les autochtones subissent le vote des personnes qui vivent ailleurs mais qui viennent juste pour les élections et répartir dans leur lieu de résidence, puisqu’ils viennent plus nombreux???
    Questions: quel a donc été le rôle de la biométrie dans le processus électoral au Gabon si l’on s’accommode presque de la non fiabilité du fichier électorale puisque les doublons par exemple tels qu’il les évoque ne semble pas les gêner????
    Cette réplique souffre de vacuité, en ce sens qu’elle est peut pertinente et même inopportune…les arguments sont forcés et ils vous mettent plus en mal qu’ils ne nous convainquent.
    Et avec tout ceci, les procès contre GEMALTO, et autres Gouvernement trouvent leur fondement aujourd’hui. Car Comment a-t-on pu débourser plusieurs milliards de nos francs pour une soit disant biométrie qui ne produit RIEN aujourd’hui???

  15. jean Max dit :

    Rossatanga est un intellectuel de corps de garde; puisqu’il a l’esprit lent, je donner un cours à ce cancre. une famille recensée est composée de 7 personnes; le jour du vote, remarque que cette famille est maintenant composée de 100 personnes: d’où viennent les 93 personnes???

  16. Loeil dit :

    Vraiment Rossatanga, tu veux nous faire un cours de sociologie politique ou quoi? Tu te crois en première année de droit à la fac de l’UOB?
    On te dit que dans certaines localités la population électorale est de 2200% supérieure à celle récencée en 2013! Comment veux tu nous l’expliquer avec tes théories bidons?! Nous savons tous qu’il y a une transumence à cette période mais elle ne peut en aucun cas atteindre de tels sommets quel que soit alpha! Donc dans ces villages pointés par Mayis, il n’y plus de mineurs, il n’y à pas eu de malades qui n’ont pas été capables d’aller se faire inscrire, il n’ y a pas eu de morts entre 2013 et 2016?
    Pfff laisse tomber, tout ceci n’est que de la poudre de perlimpinpin. On a tous compris que tout ceci est une vaste orchestration que tu essais maladroitement de masquer.

  17. Axelle MBALLA dit :

    Cher Professeur! Quand vous étiez sur le point de (finir) dans cette université de référence à Paris (DEA et entrée en thèse), moi j’arrivais. Je sais quelles sont vos qualités au service….de l’université…et non du politique. Votre réplique ne revisite aucunement pas la neutralité axiologique dont semblent se prévaloir certaines parties de votre texte. Est-il possible de relire Pierre BIRNBAUM, relire « les sommets de l’Etat » pour comprendre la magnificence de cette synthèse qui rappelle sobrement que les problèmes politiques sont les problèmes de tout le monde et les problèmes de tout le monde sont les problèmes politiques. Les données incriminées visent un effet face au système que vous défendez, en osant nier le gonflage des listes. Si Nzomoé fait exception, que direz-vous des autres localités? Que direz-vous des béninois, nigérians que votre système fait venir par pirogues entières et à qui on distribue des pièces gabonaises?
    Et il est vrai que l’affaire des « étrangers au Gabon », vous avez peur d’en parler! Un béninois qui vous commande, qui vous impose son vaudou, et toutes les autres saletés liées à la dépravation des mœurs.
    Etes-vous sûr que l’on vous laisserait au Benin le poste de Directeur de Cabinet?
    Mais Bon sang! votre régime va tuer alors tous les gabonais et les remplacer par ces nigérians et béninois et autres arabes à la tête de toute la vie économique du Gabon.
    Bravo! Professeur! Ayez la conscience tranquille!!!

  18. Équilibre dit :

    M. Mouissi, analyste économique, a fait une analyse chiffrée révélant une fraude massive même s’il a préféré par prudence titrer son analyse par » Curiosité …. ». Voici qu’un prétendu professeur de droit, agrégé dont ne sait où, estime qu’il a compétence à vouloir contredire une analyse effectuée dans un domaine où pourtant il est totalement incompétent. La preuve, là où on attend des chiffres contradictoires, il vient nous faire dormir avec un long texte aussi inutile que sa prétention. Il est soit disant professeur, n’ y a-t-il pas de docteurs, professeurs agrégés d’économie à l’uob, qui sont de son bord politique qui auraient pu donner une réplique chiffrée à Monsieur Mouissi? Sûr que non, les mathématiques ont la vertue d’être exactes et quiconque fut-il prof agrégé tente de les truquer en laisserait systématiquement des plumes.

  19. Le scientifique dit :

    Bjr Mr Rossatanga,
    Votre analise aurait pu nous aider si vous aviez pris la peine de collecter toutes les donnees pour produire un travail scientifique. Ne nous presenter pas des hypotheses qui ne peuvent pas etre demontrees sur la base des chiffres verifiables. Cest bien cela la rigueur scientique. Mon Cher prof, la prochaine fois prennez le tps de pousser vos recherches avant de de pondre un document qui ne rrespecte pas la ou les methodes scientifiques. Vous ne pouvez pas r repondre un document chiffre par un document literaire.
    Merci beaucoup.

  20. Hermann O. dit :

    Je me trompe peut-être mais le professeur n’apporte pas fondamentalement de réponses aux questions posées par M. Mouissi. Peut-il nous sortir des précédents chiffres à l’appui pouvant justifier de telles augmentations? «  »Or si on interdit à tous les électeurs non-résidents habituels d’une localité de s’y inscrire, on vide aussitôt l’Assemblée nationale (et même le Sénat dans une moindre mesure) de leurs occupants » :il aurait été plus simple de nous donner un chiffre, un ratio, un pourcentage..

  21. gaboma dit :

    «à partir du moment où les intellectuels passent du côté du pouvoir ils cessent d’être intellectuels, ils deviennent des ventres. (…) Ils mettent la tête de côté et ils développent le ventre» Tierno Monenembo, écrivain guinéen.
    Monsieur Rossantangalt, notre intellectuel veut nous dire qu’il n’y a rien à dire des citoyens normales, des patriotes doivent accepter comme normal qu’une la liste électoral d’un village soit 22 fois le nombre d’habitants qui y résident, il n’y a rien à dire où à critiquer. Cette culture des bœufs votants a été promu par le pouvoir qu’il sert. Avons-nous au moins de respect pour le pays qui nous a vu naître. Pourquoi des choses qui n’honorent point notre cité ne peuvent-elles pas être combattues parce qu’elles arrangent les émergents dont Rossantangalt.

  22. Hervé dit :

    @Monsieur Guy Rossatanga-Rignault
    Proffesseur corrigez-moi si je ne trompe, mais de ce que je retiens de votre texte ce que la difference entre les habitants d’ une localité et le nombre d’inscrits (de 220% dans certains cas) s expplique tout naturellement par la  » transhumance électorale ».
    Bien.
    1- Puisque vous nous dites que vous avez ecrit a plusieurs reprise sur la question alors pourquoi ne nous donnez-vous pas les chiffres sur la diminution des populations des electeurs des grandes villes qui sont les principaux bassins de ce phenomenes.
    2- permettez-moi de vous faire remarquer ce-ci.
    Le phenomene dont vous parler est observable principalement pendant les élections locales pour la simple et bonne raison que les députés, les maires et autres elus locaux essaient le plus souvent de se faire elire la ils ont une meilleure assise : dans leur village ou dans leur ville natale. C’est la que reside la principale cause de ce deplacement de population.
    Mais pour une election présidentielle pourriez-vous me dire quelle difference y a t-il a voter a Mekambo ou a Mayumba des lors que le president est elu au suffrage universel direct et que par consequent tous les votes,sur l’ensemble du territoire national, sont centralisés ?
    A moins d’une etude chiffré, il me semble que, pour la raison que je viens de mentionner, le phenomene sur lequel vous semblez vous appuyer pour étayer votre thèse est certe present mais marginal. Et ne peut conséquemment, a lui seul, justifier de telles proportions.
    Merci de nous eclairer d’avantage sur la question.
    Patriotiquement.

  23. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi dit :

    Moi je vais juste demander à tous les candidats de se faire lourdement représenter dans toutes les localités qui ont été répertoriées par M. Mouissy.
    Je vais demander aux observateurs internationaux de s’y rendre et d’y rester toute la journée. Qu’ils aillent à la pointe Denis pour voir arriver par navette les boeufs votant… qu’il aillent à Zomoe assister à ce spectacle sans nul pareil.

  24. Ngomo Thierry dit :

    En dépit de la longueur du texte et de sa qualité littéraire qui est néanmoins un fourre-tout vertigineux de traités sociologique, philosophique et anthropologique, les interrogations scientifiquement documentés de M. Mays Morissette n’ont pas trouvé réponses appropriées. Bien au contraire. Au regard des réactions pertinentes des Gabonais que les Émergents ont tendance à prendre pour des demeurés, la rhétorique n’a réussi à enfumer personne.
    M. ROSSATANGA, brillant intellectuel reconnu, vous n’êtes plus qu’un mercenaire à col blanc, mettant votre intelligence au service d’une forfaiture avilissante pour notre pays. Dès à présent vous êtes totalement décrédibilisé. Dommage.

  25. Also known as dit :

    Voila à quoi sont réduits nos pseudo intellectuels à défendre l’indéfendable quitte à perdre dignité et sens de l’honneur, à croire qu’avec des belles phrases et un texte kilométrique on arrondi les angles trop carrés qui décrédibilisent l’élection du 27 Août et de facto la volonté du système à jouer franc jeu. le gonflement du fichier électoral, le transfert des électeurs moyennant des Cfa et bien d’autres subterfuges ont toujours été orchestrés par ceux qui ont le pouvoir de le faire dans notre Gabon. Comme disait un grand homme parti trop tôt: « on organise pas des élections pour les perdre »

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