Retards de bourses à l’ENA : Laurence Ndong rassure les élèves administrateurs
Face aux retards persistants dans le paiement des bourses et trousseaux scolaires des élèves administrateurs de l’ENA, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a rencontré ce lundi 19 janvier 2026 une délégation d’étudiants. Elle a annoncé des mesures urgentes pour régulariser la situation et rappelé l’importance du respect des textes, afin de garantir la continuité de la formation des futurs cadres de l’État.

La ministre et les représentants des élèves posant au terme de leurs échanges, le 19 janvier 2026. © Communication gouvernementale
Une rencontre sous tension, mais constructive. Ce lundi 19 janvier 2026, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a reçu une délégation des élèves administrateurs de l’École nationale d’administration (ENA). La rencontre, décrite comme «franche et responsable», a porté sur les retards de paiement des bourses et du trousseau scolaire, deux allocations vitales pour ces futurs cadres de l’État.
Le membre du gouvernement a assuré que le paiement des bourses serait «engagé dans les meilleurs délais» et que des dispositions étaient en cours pour «mieux encadrer» la gestion du trousseau scolaire. Elle a également rappelé l’importance du respect des textes en vigueur, socle de l’action publique, invitant les élèves administrateurs à en être les garants dès leur formation.
Un contexte de crise prolongée
Depuis fin 2025, les élèves administrateurs de l’ENA ont subi d’importants retards dans le versement de leurs allocations, gérées par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). Ces allocations, réparties en catégories C, D et E selon les profils, représentent un soutien financier indispensable pour leur subsistance et leurs frais de formation.
La situation a provoqué une suspension des cours pendant plus de deux semaines, conséquence directe du blocage budgétaire et de la lenteur administrative. Cette paralysie n’a pas manqué d’ébranler une fois de plus l’image de l’ENA, institution fondée en 1962, qui a amorcé sa renaissance il y a quelque temps dans le but de renouer avec sa stabilité académique. L’objectif étant de jouer son rôle central dans la formation des hauts fonctionnaires gabonais.
Les causes des retards et les engagements du gouvernement
Selon plusieurs sources, la crise trouve son origine dans des blocages administratifs et budgétaires, notamment au niveau du contrôle financier, qui ont retardé la mise à disposition des fonds. Ce problème n’est pas isolé : des retards similaires ont été constatés dans le paiement des bourses des étudiants gabonais à l’étranger, affectant leurs études en France, Belgique ou Russie.
Madame Ndong, nommée à la tête du ministère de la Fonction publique début janvier 2026, a dit faire de ce dossier une priorité. Elle a affirmé que les paiements seraient régularisés rapidement et que des réformes structurelles étaient en cours pour éviter la répétition de telles crises.
Cette prise de position vise à restaurer la confiance des élèves administrateurs et à garantir la continuité des activités pédagogiques de l’ENA. Elle s’inscrit également dans une volonté plus large de moderniser la gestion publique et de renforcer la crédibilité des institutions.














2 Commentaires
thanks
Gouverner c’est prévoir.
Pourquoi réagir seulement que lorsque l’on se plaint, par de mouvements de grève…