Route impraticable, école isolée, enseignant qui finit par partir : c’est ce cercle-là que le gouvernement veut briser. Il entend sécuriser et harmoniser l’attribution de la prime d’éloignement accordée aux personnels de l’éducation affectés dans les zones difficiles d’accès ou soumises à des conditions de vie particulières. Un projet de décret adopté en Conseil des ministres, le 18 septembre 2026, fixe désormais un cadre plus précis pour son attribution, sa suspension et son retrait.

Le Gabon réforme la prime d’éloignement des personnels de l’éducation. © D.R./Global Press Journal

 

Au Gabon, l’affectation des enseignants et autres personnels de l’éducation dans les zones reculées constitue un défi récurrent. Pour répondre aux contraintes liées à l’éloignement, aux difficultés d’accès et aux conditions de vie parfois difficiles, le gouvernement veut renforcer le dispositif encadrant la prime d’éloignement. Le projet de décret adopté en Conseil des ministres, le 18 septembre 2026, précise notamment les catégories de personnels éligibles, les zones concernées ainsi que les conditions permettant de bénéficier de cette indemnité.

Au-delà de l’aspect financier, cette réforme vise à mettre davantage de clarté dans la gestion administrative de la prime. Le texte définit les modalités d’attribution, mais également les situations pouvant entraîner sa suspension ou son retrait. L’objectif affiché est de réduire les disparités de traitement entre agents et de garantir une application plus transparente des règles sur l’ensemble du territoire.

Le gouvernement entend également faire de cette prime un levier pour améliorer l’affectation et le maintien des personnels dans les zones à fortes contraintes. « Cette réforme permettra de sécuriser juridiquement l’attribution de la prime d’éloignement, de réduire les disparités de traitement, d’améliorer l’affectation et le maintien des personnels dans les zones à fortes contraintes et, ainsi, de garantir la continuité du service public de l’éducation sur l’ensemble du territoire national », souligne le communiqué du Conseil des ministres.

Cette mesure intervient alors que certains enseignants éprouvent des difficultés à rejoindre ou à rester dans leurs lieux d’affectation, notamment dans les provinces et les localités les plus enclavées. L’éloignement, l’état des voies d’accès, l’insuffisance de certaines infrastructures et les conditions de vie constituent autant de facteurs susceptibles de compliquer la présence durable des personnels. À travers ce nouveau cadre réglementaire, l’Exécutif cherche ainsi à mieux prendre en compte ces contraintes et à renforcer la présence effective des enseignants là où les besoins éducatifs sont les plus importants.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment