Riz à 20 000 FCFA, foule compacte et vie chère : la CEAG frappe fort à Angondjé
La Centrale d’achat du Gabon (CEAG) a lancé ses activités opérationnelles les 25 et 26 avril, sur l’esplanade du stade d’Angondjé (Akanda), par un Méga marché destiné aux ménages du Grand-Libreville. Visitée par Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, l’opération s’érige en vitrine de la politique gouvernementale de maîtrise des prix. Pensée pour rapprocher les produits de première nécessité des consommateurs à des tarifs accessibles, elle a suscité un vif engouement dès les premières heures.

Aperçu de l’engouement des populations lors de la première journée du Mega Marché de la CEAG, le 25 avril 2026, à Andgondjé. © GabonReview
Pour sa première grande sortie, c’est sur le parvis du stade d’Angondjé que la Centrale d’achat du Gabon (CEAG), dirigée par Théophile Boutamba, a décidé de déposer ses affaires. Et c’est à travers l’initiative dénommée «Méga marché de la CEAG», organisé les 25 et 26 avril, qu’elle est allée au contact des populations pour leur proposer des solutions et implémenter la politique gouvernementale de lutte contre la vie chère.
«Cette initiative n’est pas une vue de l’esprit. C’est une réalité»

Quelques clichés du toit premier Mega Marché de la CEAG. © GabonReview
Dès les premières heures, une foule compacte a envahi les allées de ce marché exceptionnel, venu voir la matérialisation de cette promesse longtemps attendue. Pour le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère,Thierry Minko, «cette initiative n’est pas une vue de l’esprit. C’est une réalité». Il a de même rappelé que «la Centrale d’achat est une initiative du chef d’Etat, son excellence Brice Clotaire Oligui Nguema».
Pour ce Méga marché ayant enregistré un déplacement massif des populations du Grand-Libreville, le ministre en charge de la Lutte contre la vie chère a ajouté qu’il ne s’agit pas seulement d’une campagne de promotion et que dorénavant, il en sera ainsi «pour pouvoir lutter contre la vie chère».
Sur les étals, une gamme variée de produits de première nécessité a été proposée à des prix revus à la baisse. Riz, spaghettis, Cotis, cuisses et ailes de poulet, rognons, huiles, lait concentré, tomate concentrée, mais aussi des produits d’entretien tels que le liquide vaisselle et l’eau de javel font partie de cette gamme. «Il est possible, pour tous les Gabonais, de pouvoir acquérir ces produits à moindre prix», a insisté le ministre, citant notamment le sac de riz de 44 kg à 20 000 francs contre 25 000 francs ailleurs, ou encore le liquide vaisselle, proposé à 1 000 francs au lieu de 1 350 francs CFA.
«On veut que ça soit pérenne»
Pour le directeur général de la CEAG, Théophile Boutamba, l’affluence observée confirme l’urgence sociale à laquelle répond cette initiative. «Il y a un gros engouement. Ça prouve qu’il y a des populations gabonaises qui souffrent et qui ont besoin qu’on tire encore plus bas les prix», a-t-il déclaré.
Pensé comme un marché itinérant, le dispositif est appelé à se déployer progressivement dans le Grand-Libreville, puis à l’intérieur du pays. «On veut que ça soit pérenne», a-t-il fait savoir, tout en reconnaissant que cette première édition n’est qu’«un ballon d’essai» appelé à s’enrichir, notamment par l’intégration de nouveaux partenaires et d’une gamme élargie de produits.
L’ambition affichée par la CEAG va au-delà de la simple vente à prix réduit. Elle entend agir, selon son directeur général, sur l’ensemble de la chaîne logistique, allant des importations aux circuits de distribution, afin de comprimer durablement les coûts. «Ce sont tous ces coûts, mis ensemble, qui font que le panier est élevé», a expliqué Théophile Boutamba, évoquant également la promotion des produits locaux, à terme. Mais cela devrait passer par la structuration d’un marché capable de soutenir la production nationale tout en garantissant des prix accessibles.
Espoir de voir, à terme, l’offre s’élargir
Les visiteurs, eux, ont oscillé entre satisfaction et attentes supplémentaires. «On est venu pour voir ce qui est proposé. On a vu et on repart avec un sentiment mitigé», a confié l’un d’eux, même s’il a estimé que le prix du riz et de certains aliments est jugé très avantageux, au point d’avoir permis, selon un autre témoignage, «une très bonne affaire», notamment sur des sacs de 50 kilos.
Dans l’ensemble, le Méga marché apparaît ainsi comme un test de terrain prometteur, porté par une forte fréquentation et par l’espoir de voir, à terme, l’offre s’élargir tout en maintenant des prix contenus. Au-delà de l’événement ponctuel, Thierry Minko a annoncé une extension du dispositif. «A partir de lundi, vous aurez les mêmes produits, les mêmes prix» dans des boutiques labellisées, avec un mécanisme de contrôle basé notamment sur un QR Code pour prévenir les fraudes.












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