Ouverte ce jeudi 5 novembre 2026 dans la commune d’Akanda, la 4e édition du Salon de l’Emploi et des Métiers, organisée par AltEmploi, entend rapprocher davantage les entreprises des demandeurs d’emploi. Avec 30 entreprises participantes et près de 600 postes à pourvoir, cette rencontre mise sur la présélection des profils et les échanges directs pour transformer les candidatures en véritables opportunités professionnelles.

30 entreprises à la recherche de nouveaux talents au Salon de l’Emploi et des Métiers, le 5 novembre 2026. © GabonReview

 

Le marché de l’emploi gabonais cherche de nouveaux points de rencontre entre recruteurs et candidats. À Akanda, la 4e édition du Salon de l’Emploi et des Métiers entend apporter une réponse concrète à cet enjeu. Organisé par le cabinet AltEmploi autour du thème «Créer des opportunités et bâtir la performance», l’événement réunit cette année 30 entreprises et environ 2 000 candidats pour près de 600 postes à pourvoir.

Pour Alexandre Alawoe, fondateur-directeur d’AltEmploi, cette nouvelle édition répond notamment à une sollicitation des entreprises partenaires. «Nous sommes un cabinet de recrutement qui existe depuis dix ans et l’objectif, c’est de réunir les candidats et les entreprises, de favoriser les opportunités», explique-t-il, se réjouissant de pouvoir organiser à nouveau ce rendez-vous à la demande des partenaires qui l’ont sollicité depuis le début de l’année 2026.

Mais cette quatrième édition se distingue surtout par une évolution dans son organisation : la présélection des candidats. Une innovation qui fait suite aux observations formulées par les entreprises lors de l’enquête de satisfaction menée après la troisième édition. «Les entreprises ont souhaité participer à cet événement, mais que les profils puissent vraiment correspondre à leurs attentes», précise Alexandre Alawoe. Ainsi, les candidatures ont été examinées en fonction des offres et des postes effectivement disponibles.

Sur les quelque 600 postes recensés, près de 400 relèvent du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Un poids qui traduit, selon le responsable d’AltEmploi, le dynamisme croissant de cette branche au Gabon. «Ça veut dire que c’est un secteur qui est en train d’être de plus en plus dynamique au Gabon et où, en réalité, il y a énormément d’opportunités d’emploi», souligne-t-il. Un indicateur qui met en évidence les besoins en compétences générés par les chantiers et les projets de développement.

Un cadre privilégié pour les recrutements

Aperçu des stands et des participants aux panels. © GabonReview

Du côté des recruteurs, le salon constitue également un cadre privilégié pour affiner les recrutements. Responsable du développement des ressources humaines à AGL Gabon, Éric Moussavou explique que les rencontres s’organisent essentiellement sous forme de « job dating« . Les candidats présélectionnés sont reçus individuellement afin d’évaluer l’adéquation entre leurs compétences et les besoins de l’entreprise.

«Nous discutons justement avec chacun de ces candidats et nous essayons de voir la compatibilité entre ces profils et ce que nous recherchons généralement», indique-t-il. Au-delà des recrutements prévus pour la fin de l’année 2026, AGL prépare également ses besoins pour 2027. L’entreprise entend ainsi constituer un vivier de candidatures correspondant à ses futurs postes. «Il peut arriver qu’il y ait un CV dont on n’a pas besoin non plus, néanmoins le prendre et le conserver pour un besoin futur», ajoute Éric Moussavou.

Pour les demandeurs d’emploi, cette proximité avec les entreprises représente un avantage non négligeable. Un candidat évoluant dans le domaine du droit des affaires salue notamment la possibilité d’échanger directement avec les recruteurs et de mieux comprendre leurs attentes. «Ça nous permet, nous, chercheurs ou demandeurs d’emploi, de pouvoir être confrontés directement aux entreprises, de pouvoir avoir un lien directement avec eux et de savoir quels sont leurs besoins», témoigne-t-il.

Plusieurs panels et conférences au programme

Au-delà des entretiens, le programme prévoit également des panels et des conférences consacrés aux différents métiers, afin de permettre aux participants de mieux appréhender les réalités du marché du travail. Car, pour AltEmploi, l’enjeu ne se limite pas à des recrutements immédiats. «On ne va pas dire que les 2 000 candidats vont être recrutés aujourd’hui. Mais ce qui est important, c’est de créer les opportunités», insiste Alexandre Alawoe.

En passant d’un salon largement ouvert à un format semi-ouvert, le cabinet entend donc privilégier la pertinence des profils plutôt que la multiplication des candidatures. Une manière de faire du Salon de l’emploi et des métiers un véritable outil d’intermédiation entre les compétences disponibles et les besoins des entreprises.

 

 
GR
 

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