À l’occasion de la Journée internationale de la sécurité des patients, célébrée ce 17 septembre 2026, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a annoncé le renforcement des mécanismes destinés à mieux protéger les patients dans les structures sanitaires. Au cœur de cette démarche : la vulgarisation de la Charte du patient et la mise en place des Commissions des usagers.

Une patiente à l’hôpital psychiatrique de Mélen. © Célia Lebur/AFP

 

À l’occasion de la Journée internationale de la sécurité des patients, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a appelé à faire de la sécurité des soins une «culture quotidienne» dans les établissements sanitaires du pays. Pour l’édition 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a retenu le thème «Des soins sûrs pour la vie !» Une orientation qui met particulièrement l’accent sur les personnes vivant avec des maladies non transmissibles, notamment l’insuffisance rénale chronique, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers et les maladies respiratoires chroniques.

Selon la ministre, ces pathologies représentent près de 75% des décès dans le monde et nécessitent souvent des prises en charge longues et complexes, mobilisant plusieurs professionnels de santé. «Plus ce parcours de soins est complexe, plus nous devons être exigeants sur sa sécurité», a-t-elle souligné.

La parole aux patients

Dans cette perspective, le ministère de la Santé a organisé, du 14 au 18 septembre, la Semaine de la sécurité du patient, avec des journées portes ouvertes dans les structures sanitaires à travers le pays, autour du concept «Soins de proximité». Deux actions majeures sont notamment mises en avant : la vulgarisation de la Charte du patient et la mise en place des Commissions des usagers dans les structures sanitaires.

L’objectif est de permettre aux citoyens de mieux connaître leurs droits et leurs devoirs, notamment le droit à un accueil digne, à une information claire, au respect du secret médical et à la participation aux décisions concernant leur santé. Les Commissions des usagers devront, quant à elles, constituer des espaces d’écoute et de dialogue. Elles auront notamment pour mission de recueillir les préoccupations et les plaintes des patients, mais aussi d’identifier les éventuels dysfonctionnements afin de contribuer à leur correction, en collaboration avec les associations de patients.

«Je veux être clair : le patient ne doit plus être uniquement celui qui reçoit les soins. Il doit aussi être entendu sur la manière dont ces soins sont organisés et dispensés», a affirmé Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou.

Prévenir les risques

La ministre a également appelé les professionnels de santé à renforcer les pratiques destinées à prévenir les incidents liés aux soins. Parmi les exigences évoquées figurent l’identification fiable du patient, la prévention des infections associées aux soins, la coordination entre professionnels et la transmission sécurisée des informations médicales.

Une attention particulière devra être accordée aux patients atteints de maladies chroniques. Le ministère préconise notamment de sécuriser la prescription, la délivrance et le suivi des traitements, particulièrement en situation de polymédication.

L’information et l’éducation thérapeutique devront également être renforcées afin de permettre au patient de participer pleinement à sa prise en charge. La continuité des soins et la transmission rigoureuse des données médicales sont aussi présentées comme des leviers essentiels.

Autre chantier : développer une culture du signalement des incidents. L’enjeu est d’identifier les risques, de comprendre les dysfonctionnements et d’empêcher leur répétition.

Au-delà des indicateurs d’activité

Pour le ministère de la Santé, cette démarche implique également de revoir la manière dont les établissements sanitaires sont évalués. «Nous ne devons plus seulement mesurer leur activité, mais nous devons nous intéresser à la qualité, la sécurité et à l’expérience des patients», a déclaré la ministre, présentant cette évolution comme «une nouvelle exigence pour notre système de santé : faire mieux, mais surtout faire plus sûr».

Aux responsables des établissements sanitaires, Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou a ainsi demandé de faire de la sécurité des soins un élément structurant de leur fonctionnement, à travers les pratiques, les procédures et l’évaluation régulière.

«La sécurité du patient n’est pas une option»

Cette orientation s’inscrit, selon la ministre, dans la politique publique faisant de la santé une priorité stratégique. Elle a notamment rappelé l’engagement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui déclarait, lors de son discours du 30 août 2026 à Makokou : «la santé demeure une priorité absolue de mon action».

La ministre a enfin appelé les professionnels de santé à faire preuve de «dévouement», de «vigilance» et de «rigueur», tout en adressant un message de confiance aux patients et usagers. «L’hôpital public est votre hôpital. Vous avez le droit d’y être accueillis avec dignité, informés, écoutés et respectés. Votre parole compte et votre expérience doit contribuer à améliorer nos services de santé», a-t-elle assuré.

Pour Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, la Journée internationale de la sécurité des patients ne saurait toutefois se limiter à un rendez-vous annuel. Elle doit constituer le point de départ d’une exigence permanente dans les structures sanitaires. «La sécurité du patient n’est pas une option. Elle est une obligation. Elle est une responsabilité. Elle est un engagement de santé publique», a conclu la ministre.

 
GR
 

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