Ancien vice-président de la République, ancien président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), Séraphin Moundounga prend la tête de la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC). Sa nomination, entérinée le 22 mai en Conseil des ministres, se lit comme un nouveau jalon dans la consolidation des institutions de la VèRépublique gabonaise.

Séraphin Moundounga, le tout premier président de la CNDPC, lors d’une causerie politique sous les couleurs de l’UDB dans le 4e arrondissement de Libreville. © GabonReview

 

Créée par ordonnance, le 26 février dernier, en remplacement du Conseil national de la démocratie (CND), la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC) aura pour tout premier président, Séraphin Moundounga. Sa nomination à la tête de cette nouvelle instance, à l’issue du Conseil des ministres, du 22 mai, s’inscrit dans la volonté des autorités de «renforcer l’architecture institutionnelle de la Ve République» et de «consolider la crédibilité et la stabilité du système démocratique» en vigueur dans le pays.

Miser sur son expérience pour «accompagner les réformes institutionnelles»

À la tête de cette institution, Séraphin Moundounga apparaît comme un choix en cohérence avec les ambitions affichées par les hautes autorités du pays. Ancien vice-président de la République, ex-président du Cesec et figure politique expérimentée, selon les observateurs, il est décrit comme «un fin connaisseur des rouages du pouvoir».

Son parcours, marqué par des responsabilités gouvernementales, l’exil, un passage dans l’opposition et un rôle actif durant la Transition, confère à cette nomination une portée particulière. Les autorités semblent ainsi miser sur son expérience pour «accompagner les réformes institutionnelles» et impulser une dynamique capable de «revivifier la vie démocratique» du pays.

La CNDPC, qui succède ainsi à l’ancien CND, se distingue par l’élargissement substantiel de ses prérogatives. Présentée comme une institution indépendante, elle ambitionne de «structurer la concertation politique» et de «renforcer la participation citoyenne», tout en constituant un espace privilégié de dialogue entre les citoyens, les acteurs politiques et les pouvoirs publics. Elle est ainsi appelée à «organiser et animer le cadre de concertation démocratique», mais aussi à «favoriser les échanges et le règlement des conflits entre formations politiques».

Au-delà du cadre partisan : «raviver la participation citoyenne»

Au cœur de son dispositif de fonctionnement, la Commission s’appuiera sur un Observatoire de la démocratie chargé de «collecter, analyser et exploiter des données relatives à la vie politique et aux campagnes électorales». Cet outil devra permettre «d’identifier les dynamiques, les tendances, les enjeux et les problématiques de la vie démocratique», avec pour objectif de doter l’État «d’un instrument d’analyse structuré, capable de produire des données fiables sur le fonctionnement du système politique». L’ambition est également de «raviver la participation citoyenne dans les débats démocratiques au-delà du cadre partisan».

Les missions de la CNDPC couvrent un spectre large, allant de la promotion de la démocratie participative à la régulation des pratiques politiques. L’institution devra notamment «encourager une plus grande implication des citoyens dans la vie publique», suivre les processus électoraux et «élaborer un Code de bonne conduite» dont elle devra «veiller à l’application». Elle aura également à charge de «promouvoir l’inclusion», notamment à travers «le respect des quotas de représentation des femmes et des jeunes».

Séraphin Moundounga devra donc miser sur son expérience pour «accompagner les réformes institutionnelles» et impulser une dynamique capable de «revivifier la vie démocratique» du pays.

 

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