Alors que la session criminelle spéciale, ouverte le 10 novembre, dévoile jour après jour le mécanisme d’un pillage méthodique du Trésor public attribué à un réseau organisé autour de Noureddin Bongo Valentin, une interrogation centrale domine désormais les audiences : pourquoi certaines personnalités abondamment citées à la barre ne sont-elles toujours pas appelées à comparaître ? Entre noms répétés, zones d’ombre critiques et attentes croissantes de l’opinion, la question devient cruciale pour la crédibilité du procès et la recherche pleine et entière de la vérité judiciaire.

Session criminelle spéciale : la vérité ne sera complète que lorsque tous les noms cités auront enfin à répondre devant la justice. © Infosgabon

 

La session criminelle spéciale, qui a débuté le 10 novembre dernier, est révélatrice de la conspiration d’un groupe d’individus qui ont délibérément choisi de siphonner les caisses de l’Etat. Qu’ils soient dépositaires de l’autorité publique ou leurs proches.

Un feuilleton qui nous renvoie au film américain « L’homme de l’intérieur« , avec quatre braqueurs dirigés par le mercenaire Dalton Russell qui prennent d’assaut une des plus grandes banques de Manhattan. Noureddin Bongo Valentin est présenté comme le « chef mercenaire » dirigeant le groupe qui pillait le Trésor public, l’unique banque de l’Etat. Les autres étant ses mousquetaires.

A chaque jour d’audience, des noms sont abondamment cités comme les principales têtes du réseau, avec des complices qui n’ont pas encore comparu devant la Cour criminelle spécialisée. Au point que l’opinion en vienne à se demander s’il y a des témoins que la juridiction précitée doit encore entendre, ne serait-ce qu’à titre de renseignements.

Cette procédure vise à recueillir des informations importantes pour les besoins d’une enquête comme celle diligentée depuis la prise du pouvoir par les Forces de défense et de sécurité, et qui nous conduit au procès actuel. Pour la manifestation de la vérité.

La Cour criminelle a plénitude de juridiction pour juger les personnes renvoyées devant elle par la décision de mise en accusation. Son président peut, au cours des débats, appeler, au besoin par mandat d’amener, et entendre toute personne ou verser toute nouvelle pièce qu’il estime justement utile à la manifestation de la vérité.

 
GR
 

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