Dans la province de la Nyanga où il s’est rendu après le Moyen-Ogooué et la Ngounié, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, a achevé, le 21 mai, la dernière étape de sa mission d’inspection des juridictions et établissements pénitentiaires, par une visite au gouverneur, Jean Robert Mabobé. Le séjour a surtout été marqué par une immersion visant l’évaluation des conditions de travail, le fonctionnement de l’appareil judiciaire et l’identification des mécanismes pour l’amélioration de la justice, afin de la rendre plus efficace et accessible aux populations.

Le ministre de la Justice, Augustin Emane (au milieu), le gouverneur de la Nyanga, Jean Robert Mabobé, et les responsables locaux de la Sécurité pénitentiaire. © D.R.

 

A Tchibanga, le 21 mai, la tournée du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, a débuté au Tribunal administratif et au Tribunal de Première instance de la ville. Dans ces lieux, les responsables des juridictions ont exposé les défis structurels et organisationnels auxquels font face les magistrats et greffiers. Entre sous-effectifs, déséquilibres dans les affectations et nécessité d’une formation continue adaptée, les échanges ont dévoilé un besoin urgent d’ajustement des ressources humaines. Les acteurs judiciaires ont également insisté sur l’importance d’harmoniser les méthodes de travail afin de répondre aux exigences d’une justice moderne et crédible.

Au cœur des préoccupations figurent également les conditions matérielles d’exercice. On invoque ainsi les problèmes d’électrification, d’insécurité des sites judiciaires, le manque d’équipements et les difficultés logistiques pour la tenue des audiences foraines. À cela s’ajoute l’état préoccupant des infrastructures, au regard des infiltrations d’eau qui entravent l’utilisation de certaines salles. La question de la digitalisation de l’administration judiciaire a également été soulevée et les magistrats exprimant l’attente de solutions concrètes pour s’aligner sur les technologies de l’information et de la communication.

Nécessité d’une réponse pragmatique et coordonnée

La visite s’est achevée par la Cour provinciale des Comptes, où les conditions de travail apparaissent relativement satisfaisantes malgré quelques insuffisances, puis par la prison centrale de Tchibanga.

Dans cet établissement, le ministre a été confronté à une réalité préoccupant : le sous-effectifs du personnel, avec seulement 63 agents opérationnels pour 90 prévus, et une surpopulation carcérale, avec 156 détenus pour une capacité limitée.

Face à ces constats, Augustin Emane a appelé à une mobilisation collective, évoquant, en outre, la nécessité d’une réponse pragmatique et coordonnée pour améliorer durablement le fonctionnement du système judiciaire dans la Nyanga.

 
GR
 

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