Des dizaines de détenus de la prison centrale de Libreville ont été transférés ces derniers mois vers les établissements pénitentiaires de Makokou, Tchibanga et Oyem. Une mesure censée désengorger la maison d’arrêt de la capitale, mais qui suscite aujourd’hui une vive controverse. Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville dit avoir saisi l’administration judiciaire pour trouver des solutions.

Plusieurs détenus sans jugement ont été transférés de «Sans-Famille» à la prison de Tchibanga (image générée par IA). © GabonReview

 

Depuis plus d’un an, une trentaine de détenus, dont six jeunes Gabonais, ont été envoyés à Makokou. Si cette décision semble répondre à une logique de gestion des effectifs pléthorique à la prison centrale de Libreville, celle-ci est vivement contestée par un collectif de familles et de soutiens des détenus, qui dénonce une violation des procédures judiciaires. Une critique que le Dr Eddy Minang a partiellement reconnue, lors de sa conférence de presse du 29 octobre 2025.

Interrogé sur le sort de ces détenus, le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville a assuré que «des dispositions sont en train d’être prises» pour rouvrir le dossier et répondre aux préoccupations des familles. Il a confirmé que d’autres transferts ont également eu lieu vers les prisons de Tchibanga et Oyem.

«Pour ce dossier, nous sommes en train de tout faire pour trouver une solution : soit en travaillant de sorte que la procédure soit rapidement bouclée. Le juge d’instruction va se déplacer pour aller les entendre sur place. Soit, on les ramène ici à Libreville afin que la procédure puisse être clôturée dans les délais impartis», a déclaré le magistrat.

«Je tiens à relever qu’à ce propos, nous avons saisi l’administration judiciaire, lui demandant de ne transférer dorénavant que les détenus qui sont condamnés», a confié le Dr Minang, suscitant de l’espoir auprès des familles des détenus.

 

 
GR
 

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