Travaux publics et Logement : Edgard Moukoumbi défend deux budgets en repli dans le PLFR 2026
Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a présenté le 12 juin les orientations budgétaires de son département devant la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Il assurait également l’intérim de son collègue Mays Mouissi, en charge du Logement, de l’Habitat et de l’Urbanisme, empêché. À l’issue de cette audition, le budget du Logement a été ramené à 19,3 milliards de francs CFA, contre 74,2 milliards initialement prévus, tandis que celui des Travaux publics passe de 392,7 à 382,9 milliards.

Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, face aux députés, le 12 juin 2026. © Presse de l’Assemblée nationale
Dans la salle d’audition Jonas Ovono Assoumou du Palais Léon-Mba de l’Assemblée nationale, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a défendu, le 12 juin, devant la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique, les crédits budgétaires alloués à ces secteurs, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Dans la foulée, il a assuré l’intérim de son collègue en charge du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi.
Le ministre a ainsi détaillé les contours de la Mission interministérielle 15 «Construction, Logement et Équipements collectifs», qui structure l’action gouvernementale en matière de logement et d’équipements collectifs. Il a mis en avant la cohérence de cette mission avec les orientations de l’Exécutif, tout en soulignant les contraintes financières pesant sur le secteur.
Le budget du ministère du Logement a ainsi été revu à 19,3 milliards de francs CFA, contre 74,2 milliards initialement prévus. La Mission ministérielle 71 «Entretien du patrimoine routier de l’État», dédiée à la préservation et à la réhabilitation du réseau routier national a de même été évoqué. Edgard Moukoumbi a rappelé que ces programmes traduisent les engagements du gouvernement dans le cadre du projet de société du président de la République, «Ensemble, bâtissons l’édifice nouveau pour un essor vers la félicité».
Renforcer la transparence entre les crédits mobilisés et les réalisations concrètes sur le terrain
Sur le plan financier, il a précisé que le budget de son ministère enregistre également une révision à la baisse, passant de 392,7 à 382,9 milliards de francs CFA. Une évolution qu’il a justifiée en indiquant que «ces ajustements résultent des arbitrages budgétaires opérés afin de préserver les équilibres macroéconomiques tout en garantissant la poursuite des investissements jugés prioritaires».
Face aux préoccupations exprimées par les députés, notamment sur la dégradation de la route nationale 1, les travaux des bassins versants ou encore la situation des populations déguerpies à l’arrière de l’Assemblée nationale, le ministre s’est voulu rassurant. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accélérer la mise en œuvre des projets. «Elles ne remettent pas en cause notre volonté d’améliorer durablement les infrastructures et le cadre de vie des populations», a-t-il déclaré, assurant l’engagement de l’Exécutif à renforcer la transparence entre les crédits mobilisés et les réalisations concrètes sur le terrain.















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.