UDB : le congrès n’est plus à l’ordre du jour
Annoncé par plusieurs médias, entretenu par les bruits de couloir et relayé jusque dans des lettres confidentielles, le congrès de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) ne se tiendra finalement pas. Selon des sources concordantes et bien placées dans l’appareil, la décision procède d’un arbitrage du fondateur du parti, le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema. Un coup de tonnerre dans la formation présidentielle.

Baie des Rois, 13 septembre 2025 : dernière étape de la tournée d’implantation du Secrétariat général à Libreville. Une dynamique aujourd’hui au cœur des arbitrages internes du parti. © Facebook.com/udbgabon
Créée le 5 juillet 2025 au Palais des sports de Libreville, l’UDB n’aura donc pas son congrès de refondation, un temps attendu pour juillet 2026. L’idée avait pourtant nourri une réelle attente, au point d’apparaître comme une échéance acquise. «Le congrès n’aura pas lieu, c’est acté en haut lieu», tranche un cadre bien introduit dans la hiérarchie du parti.
Un arbitrage venu du sommet
L’argument officiel tient à la jeunesse de la formation. Un an à peine après sa naissance, un congrès paraîtrait prématuré, presque dispendieux : l’occasion de «faire des discours, la fête, danser, dépenser de l’argent», résume une source, là où le parti a d’abord besoin de s’enraciner. La priorité affichée demeure l’implantation.
Sur ce terrain, le travail est engagé mais inachevé. Le secrétaire général et l’encadrement ont parcouru six des neuf provinces du pays. Resteraient l’Ogooué-Maritime, la Nyanga et le Woleu-Ntem, où les cellules de base doivent encore être installées. Tant que ce maillage territorial n’est pas bouclé, soutient-on à l’UDB, la tenue d’un congrès n’aurait guère de sens.
En coulisses, une bataille pour le Secrétariat général
Derrière l’argument structurel se devine une autre lecture. Selon un membre du parti, l’idée du congrès aurait été portée par ceux qui combattent «en sourdine» le secrétaire général Mays Mouissi et convoiteraient son poste. Le congrès, dans cette hypothèse, aurait offert le cadre idéal d’une recomposition au sommet de l’appareil.
Indice à l’appui, la tournée d’implantation conduite par le secrétaire général aurait été «financièrement compliquée, du fait des luttes de couloir». En écartant le congrès, l’arbitrage présidentiel conforte de fait Mays Mouissi et coupe court, pour l’heure, à la manœuvre. Sans pour autant éteindre la rivalité.
Officiellement, l’heure est à l’implantation. En interne, la question du Secrétariat général, elle, n’est pas tranchée.















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