Vers un emprunt de 85 milliards de FCFA pour l’eau et l’électricité du Grand Libreville
85 milliards de FCFA, vingt ans pour rembourser, et un objectif clair : de l’eau et de l’électricité qui arrivent enfin jusqu’aux robinets et compteurs du Grand Libreville. L’État gabonais va contracter un emprunt de 129,7 millions d’euros auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), autorisé lors du Conseil des ministres du 18 septembre à Port-Gentil. Cet accord finance le Projet d’accès aux services de base et d’amélioration des performances (PASBAP), une initiative structurante pour le Grand Libreville et certaines zones périurbaines et rurales.

Cet accord de financement, avec la BIRD, vise à soutenir le Projet d’accès aux services de base et d’amélioration des performances (PASBAP) (Illustration IA). © GabonReview
Le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi autorisant l’État gabonais à contracter un emprunt de 129,7 millions d’euros, soit 85,078 milliards de FCFA (85 077 622 900 FCFA), auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Cet accord de financement est destiné au «Projet d’Accès aux Services de Base et d’Amélioration des Performances (PASBAP)». Et à travers ce mécanisme, l’État entend mobiliser des ressources importantes pour répondre aux besoins des populations en matière de services essentiels, notamment dans le Grand Libreville.
Trois priorités se trouvent au cœur de cet emprunt à savoir l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’électricité. Le financement doit ainsi contribuer à améliorer les infrastructures et les services de base au bénéfice des populations, tout en s’attaquant aux difficultés structurelles qui affectent les performances de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Le communiqué final précise que le projet permettra «d’améliorer les performances techniques, commerciales et financières de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG)», tout en renforçant « le cadre institutionnel et réglementaire des secteurs concernés ».
Sur le plan financier, le prêt est prévu sur vingt ans, avec un différé de cinq ans, avant le début du remboursement. Le taux est variable, estimé à 4,79 %, et le remboursement s’effectuera en 30 échéances semestrielles égales et consécutives. L’adoption du projet de loi constitue ainsi l’étape législative permettant d’encadrer cet engagement financier de l’État et de donner une base juridique à la mobilisation des fonds. À travers le PASBAP, les autorités cherchent à transformer cet emprunt en investissements dans les services essentiels, avec pour objectif d’améliorer les conditions d’accès des populations aux réseaux d’eau et d’électricité et de renforcer, dans la durée, les capacités opérationnelles et financières du principal opérateur public de ces services.
















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