La Maison de l’entrepreneur et l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) entendent renforcer leur collaboration afin de développer la transformation locale du manioc. Lors d’une rencontre tenue jeudi dernier, les deux directeurs ont échangé sur l’accompagnement technique nécessaire à la mise en place d’une unité de transformation des tubercules en pâte de manioc. 

Une vue de la patte de manioc faite à la main. © GabonReview

 

Afin de réduire la forte dépendance du Gabon aux importations de pâte de manioc en provenance des pays voisins, alors que la production locale de tubercules connaît une progression constante, la directrice générale de la Maison de l’entrepreneur, Norra Kassa, a échangé jeudi dernier avec le directeur général de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa). «L’objet de notre échange portait sur la mise en place d’une unité de transformation de tubercule en pâte de manioc. Nous sommes aujourd’hui dépendants des pays voisins et nous devons travailler afin de pouvoir atteindre un contentement national», a indiqué Norra Kassa.

‎Selon elle, en prélude à l’organisation de la foire, plus de 1 500 producteurs au niveau local ont été recensés. «Nous avons la possibilité de trouver une solution pour tous ces tubercules qui seront récoltés. Si nous pouvons les transformer en pâte de manioc, nous pourrons satisfaire nos mamans qui fabriquent le manioc».

Vers une opportunité d’emploi

Au-delà de la transformation, le projet ambitionne de mieux valoriser la production des agriculteurs gabonais en créant une chaîne de valeur locale. L’accompagnement technique de l’Agasa devrait notamment garantir le respect des normes sanitaires, de qualité et de sécurité alimentaire, indispensables à la commercialisation de la pâte de manioc.

 Cette future unité de transformation pourrait également offrir de nouveaux débouchés aux 1 500 producteurs recensés par la Maison de l’entrepreneur. En réduisant les pertes post-récolte et en augmentant la valeur ajoutée des tubercules, elle contribuerait à dynamiser la filière manioc, tout en créant des opportunités d’emplois et de revenus pour les producteurs, les transformateurs et les commerçants.

‎Une démarche qui s’inscrit par ailleurs dans la stratégie nationale visant à renforcer l’autosuffisance alimentaire. Face aux défis liés aux importations de produits alimentaires, le développement de la transformation locale apparaît comme essentiel, pour assurer une meilleure disponibilité des denrées, réduire la dépendance extérieure et accroître la résilience du secteur agricole.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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