Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, a, une nouvelle fois, fait le bilan des interpellations à la suite de la vague de violence survenue le 24 janvier dernier dans la capitale gabonaise. Pour cette deuxième sortie, le point fait état de 185 personnes déférées, dont 29 sont placées sous mandat de dépôt après ouverture d’information auprès des juges d’instruction, entre autres, pour meurtre.

A la suite des incidents du 24 janvier à Libreville, 185 personnes ont été déférées et 29 autres placées sous mandat de dépôt (illustration). © James Oatway/REX/SIPA

 

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance, André Patrick Roponat, a fait, le 31 janvier, un second bilan des interpellations et relatives aux incidents du 24 janvier. Selon le nouveau bilan du procureur, 9 personnes ont été sous mandat de dépôt par le ministère public pour les faits de diffusion de fausses nouvelles, attroupements armés ayant troublé l’ordre public, outrage à agent et diffamation. 18 autres personnes, selon le Procureur, ont vu leur procédure être mise en instance pour poursuite des enquêtes, tandis que 29 sont placées sous mandat de dépôt après ouverture d’information auprès des juges d’instruction pour meurtre, destruction et dégradation de biens meubles et immeubles appartenant à autrui, omission de porter secours.

Le procureur a également signalé que la première audience de flagrant délit liée à ces événements du 24 janvier a vu comparaître 7 prévenus devant le Tribunal correctionnel. Les décisions devraient intervenir le 7 février prochain.

D’autres affaires devraient suivre, selon le procureur de la République, notamment celle relative à la diffamation sur les réseaux sociaux d’un homme présenté comme «un dangereux ravisseur d’enfants». Sa vie a été mise en danger par des gens qu’il ne connaissait pas et qui ne le connaissaient pas, selon le magistrat.

Les fausses nouvelles propagées par les réseaux sociaux, annonçant des kidnappings dans la ville ce jour-là, avaient conduit à une vague de justice populaire. Deux personnes, Stanislas Mba Ngoua et Gervais Patrick Obame Eyeghe, en ont perdu la vie à cause des blessures leur ayant été infligées par la foule.

 
GR
 

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