Le Tribunal de première instance de Mouila a finalement prononcé, le 24 juin dernier, la relaxe d’Alban Régis Maporo Polly et Florentin Bekale, les deux prévenus poursuivis pour ivresse publique manifeste après leur arrestation en état d’ébriété dans une chambre à la suite du cambriolage d’un bistrot. Le juge a estimé que les éléments constitutifs de cette infraction n’étaient pas suffisamment établis. En revanche, l’infirmier et le mécanicien ont été reconnus coupables de vol aggravé dans le et condamnés chacun à six mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 50 000 francs CFA.

Les deux cambrioleurs après leur interpellation. © AGP

 

Le Tribunal de première instance de Mouila a rendu un jugement nuancé dans une affaire mêlant ivresse publique manifeste et cambriolage. Selon un compte rendu publié par le quotidien L’Union, les deux prévenus, Florentin Bekale, infirmier, et Alban Régis Maporo Polly, mécanicien, ont été relaxés du chef d’accusation d’ivresse publique manifeste, mais condamnés pour vol aggravé.

Le tribunal, statuant contradictoirement en matière correctionnelle et en dernier ressort, a retenu des circonstances atténuantes. Il a ainsi écarté le délit d’ivresse publique manifeste, tout en jugeant établis les faits de vol aggravé. Chacun des deux hommes a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et à 50 000 francs CFA d’amende.

Un cambriolage sur fond de consommation d’alcool

Les faits remontent à la nuit du 16 au 17 juin 2026. Au petit matin, le gérant d’un bar a découvert son établissement forcé et cambriolé avant de déposer plainte auprès de l’antenne provinciale de la Police judiciaire de la Ngounié.

Les investigations ont rapidement conduit à l’interpellation des deux suspects, retrouvés dans une chambre alors qu’ils étaient en état d’ébriété. Les enquêteurs ont saisi plusieurs objets, notamment six casiers de bière, une bouteille de Royal Circle, une bouteille de liqueur locale et deux briques de vin.

L’enquête a également permis d’établir que l’opération avait été préparée. Selon les éléments du dossier rapportés par L’Union, «armé d’une tenaille, Maporo a fracturé la porte et vidé les lieux pendant que Bekale faisait le guet».

Des aveux à l’audience, une libération attendue prochainement

Au cours de son audition, Florentin Bekale aurait d’abord tenté de minimiser son implication, invoquant des troubles de mémoire avant de revenir sur ses déclarations lorsque son coaccusé a reconnu les faits.

À l’audience, les deux prévenus, décrits comme sobres et lucides, ont assuré eux-mêmes leur défense. Le procureur de la République «s’en est remis à la sagesse du tribunal», tout en relevant l’absence de constitution de partie civile.

Compte tenu de la peine prononcée avec sursis et du temps déjà passé en détention provisoire, les deux condamnés devraient retrouver la liberté dans un avenir proche.

Le tribunal leur a toutefois rappelé qu’ils disposaient de la possibilité d’interjeter appel de cette décision.

 
GR
 

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