Publiés par la Direction générale des examens et concours (DGEC), les statistiques du Baccalauréat 2014 donnent imparablement raison à la réforme instituée par l’ex-ministre de l’éducation nationale concernant l’organisation des Bac 1 et 2.

Séraphin Moundounga dans le laboratoire de biologie de l’Université d’Oregon, alors qu’il était ministre de l’Education nationale. © around.uoregon.edu
Séraphin Moundounga dans le laboratoire de biologie de l’Université d’Oregon, alors qu’il était ministre de l’Education nationale. © around.uoregon.edu

 

La publication, par la Direction générale des examens et concours (DGEC), des statistiques de l’enseignement général, sonne véritablement comme les premiers résultats in vivo de la réforme de Séraphin Moundounga, ex-ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, sur l’organisation d’une première partie du baccalauréat (Bac 1) en classe de 1ère et une seconde partie en Terminale (Bac 2). Les objectifs visés par les états généraux de l’éducation qui avaient préconisé l’institution de ces deux parties du Bac étaient de débarrasser les élèves des matières accessoires dès la fin de la classe de 1ère, afin qu’ils puissent se consacrer uniquement aux matières fondamentales de leur série en classe Terminale.

Pour la première fois depuis l’établissement de cette mesure qui a fait couler tant d’encre et de salive, des élèves ayant passé le Bac 1 et n’ayant donc, en Terminale, plus qu’à passer leurs matières fondamentales viennent de passer le crucial examen. Et les chiffres récemment publiés par la DGEC n’en sont résolument qu’éloquents : le meilleur score revient aux «candidats au Bac 2 titulaires du Bac 1» qui réalisent un pourcentage de 81,14%, soit 3967 admis. Un taux de réussite qui prouve qu’en allégeant le travail des bachoteurs de Terminale grâce au Bac 1, les résultats finaux obtenus se rapprochent de ceux des pays européens, notamment la France où le taux de réussite du Bac général était de 82,4 % en 2013 et de 80,2 % cette année. Dans ce pays, une loi d’orientation adoptée en 1989 avait fixé un objectif : 80% d’une tranche d’âge au niveau bac. Ce qui, doit-on en convenir, devrait également être l’objectif du Gabon si le pays veut vraiment atteindre l’émergence économique visée.

Les statistiques du Bac d’enseignement général au Gabon, session 2014, établissent également que les «candidats au Bac 2 non titulaires du Bac 1» n’ont réalisé qu’un taux de réussite de 40,28%. Autrement dit, en passant l’entièreté des épreuves ou matières en classe de Terminale, les élèves de cette catégorie ont réalisé un score de plus de 50% en dessous de celui des candidats qui avaient le Bac1. De plus, dans cette catégorie des «candidats au Bac 2 non titulaires du Bac 1» le taux des ajournés a été de 54,90% alors que pour les élèves n’ayant à passer que leurs matières fondamentales, donc les «candidats au Bac 2 titulaires du Bac 1», le pourcentage des ajournés n’était que 18,86%.

Dans tous les tableaux élaborés par la DGEC, les candidats déjà détenteurs du Bac 1 ont damé le pion à ceux qui avaient toutes les matières à passer, parce que n’ayant pas ce Bac 1. Ainsi, dans le tableau des candidats ayant obtenu des Mentions, on dénombre 252 titulaires du Bac 1 contre 49 non titulaires du Bac 1.

Les faits sont là. Les résultats parlent d’eux-mêmes comme pour dire que la réforme initiée par Séraphin Moundounga est véritablement féconde. Ce qui amène au souvenir de ce que, auditionné à l’Assemblée nationale le 27 novembre 2013 alors qu’il était ministre de l’Education nationale, Séraphin Moundounga avait expliqué que «pour amorcer l’allègement de la surcharge d’épreuves au Baccalauréat,  qui causait inutilement le stress aux candidats, les conclusions des Etats Généraux ont préconisé qu’une partie des épreuves, en rapport avec les disciplines accessoires de chaque filière, fasse l’objet d’un élagage en fin de classe de Première, sous forme de Bac 1. Ce qui permet aux enseignants et aux élèves de se concentrer sur les disciplines fondamentales de chaque série, pour approfondir leurs connaissances et leurs compétences dans ces disciplines qui vont être déterminantes pour leurs études supérieures et leur vie professionnelle, tout en maximisant leurs chances de réussite au Bac avec une bonne mention». De plus, l’actuel ministre de la Justice, Garde des Sceaux soulignait alors qu’une bonne mention favorise l’acceptation dans des meilleures universités et grandes écoles étrangères, alors qu’on ne se contentait plus, au Gabon, que de s’inscrire «dans les établissements privés, dédiés, dans beaucoup de pays étrangers, aux seuls bacheliers venant du Gabon, simplement comme une clientèle et non une jeunesse à valoriser et à former

Au sortir du laboratoire du Bac 2014, les résultats de la réforme querellée de Séraphin Moundounga démontrent indiscutablement que si elle est maintenue, le Gabon pourra dans quelques petites décennies se fixer et réaliser les mêmes objectifs que la France : 80% d’une tranche d’âge ayant le niveau bac. Ces chiffres devraient faire réfléchir ceux qui ont aujourd’hui la charge d’éduquer les enfants du Gabon. En tout cas, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Séraphin Moundounga vient de bénéficier d’une rémission, à travers les statistiques du premier Baccalauréat qui livre véritablement les premiers fruits de son «aggiornamento». L’année dernière, alors que ses réformes étaient extraordinairement controversées, il aurait donc pu citer Fidel Castro et lancer : «Condamnez-moi, peu importe, l’Histoire m’absoudra !». Les chiffres du Bac 2014 parlent en tout cas pour lui.

 

 
 

28 Commentaires

  1. Yves Mintsa dit :

    J’ose espérer que cet article a été écrit par un spécialiste de l’humour noir, car on peut vous faire la démonstration contraire de votre lecture de ces résultats. J’y reviendrais quand j’aurai plus de temps pour élaborer.

    • Yves Mintsa dit :

      Je reviens ajouter de l’argumentation à mon étonnement initial devant la teneur de cet article.

      Premièrement, j’ai parlé d’humour noir à propos de cet article, car ses conclusions sont faussées vu que les statistiques comparatives qui y sont utilisées, sont elles aussi faussées. L’auteur de cet article ne semble pas se rendre compte que le bac n’est pas un concours, mais un examen. La différence entre un concours et un examen est que le concours donne généralement accès à un cadre défini (une grande école, un lycée etc.), alors que l’examen est une mesure d’aptitude et de connaissance qui établissent l’habileté du candidat à avoir un diplôme. Le CEPE est un examen; le BEPC est un examen, le Bac est un examen. En France par exemple, on passe son bac et ses concours aux grandes écoles, de manière distincte; ce sont des choses différentes, pour des objectifs différents. En Juin 2014, le taux de réussite au Bac en France a été de 87,9% ; cela veut dire que de tout l’ensemble des élèves de terminale en France, près 88% sont aptes à recevoir ce diplôme qui ouvre les portes des études supérieures. Vouloir comparer cela avec les résultats de la méthode Moundounga au Gabon n’est pas seulement une hérésie, mais aussi une imposture ; car dans la méthode Moundounga, on ne considère dans le calcul que les élèves ayant réussi le bac1 qui ensuite réussissent le bac2. C’est un échantillon très restreint de la population de tous les élèves de terminale. Le vrai chiffre statistique est celui qui prend en compte les élèves qui réussissent et les bacs 1 et 2 sur l’ensemble de tous les élèves de terminal. C’est à ce niveau qu’on devrait comparer la reforme Moudounga avec les chiffres français. Je signale au passage que le bac français s’obtient en un seul examen en terminal. J’ai l’impression que l’auteur de cet article a sciemment manipulé les statistiques pour pouvoir écrire un tel article. C’est à mon sens inadmissible.

      Par ailleurs, ce sont ces mêmes manipulations que des Lycées comme Berthe (le lycée Mborantsuo) et Jean utilisent pour présenter des résultats du bac qui sont « améliorés » artificiellement. Ce lycée ne présente que ses bons élèves au bac. Tous les autres élèves à bas niveaux (qui y sont nombreux), sont présentés comme candidats libres. Résultats, sur une classe de terminale de 25 élèves, Berthe et Jean ne présentera que les 10 élèves qui sont les plus surs ; les 15 autres iront au bac en candidats libres afin que ce lycée puisse dire : « nous faisons 100% au bac », alors que le véritable taux de réussite devrait être de 40% (dans l’exemple que j’ai donné).

      Ne faisons pas mentir les chiffres, restons honnêtes !

      • Soi-Même dit :

        Les identitaristes dont monsieur Yves Mintsa fait manifestement partie font peine à voir.Il dit j’ai bien lu l’analyse du journaliste, je sens que ce n’est à priori pas juste, j’irai chercher des chiffres et des définitions pour épater la galerie et le tour sera joué.
        ” le concours donne généralement accès à un cadre défini”, “l’examen est une mesure d’aptitude et de connaissance qui établissent l’habileté du candidat à avoir un diplôme” : nous le savons tous cette différence.Ces précisions n’apportent absolument aucun éclairage à l’encontre de l’analyse du journaliste.
        “En Juin 2014, le taux de réussite au Bac en France a été de 87,9% ; cela veut dire que de tout l’ensemble des élèves de terminale en France, près 88% sont aptes à recevoir ce diplôme qui ouvre les portes des études supérieures”,Le vrai chiffre statistique est celui qui prend en compte les élèves qui réussissent et les bacs 1 et 2 sur l’ensemble de tous les élèves de terminal” : Il s’agit ici de l’évaluation d’une réforme, d’une façon de faire, comparativement avec une autre façon de faire. Les échantillons de population sont bien considérés, puisque pris dans un même environnement(donc pas de biais)même si la population totale de comparaison n’est peut être pas celle que vous auriez aimé voir (total de tous les élèves de terminale ayant participé au bac 2014), il existe un outil de généralisation en statistiques appelé l’extrapolation. Le journaliste considère tout bonnement que par l’extrapolation des chiffres représentant la méthode moundounga, nous nous rapprochons des standards français.
        Ce qui est désolant chez les identitaristes c’est que leurs pulsions les conduisent sans discernement à monter des logiques fausses sur la base de chiffres vrais.Moi, je dis tout haut que j’ai pitié pour mon pays le Gabon. L’ennemi du Gabon n’est pas tant Ali mais les gabonais eux-mêmes.

        Pour terminer, je l’ai déjà dit ici et je le redis encore : le Docteur Moundounga, bien que n’étant pas du septentrion, est le meilleur ministre de l’ed nat que le gabon a jamais connu depuis 1960.

        • Yves Mintsa dit :

          Vous avez assurément le sens de l’humour. En termes statistiques vous êtes la première personne à suggérer une extrapolation régressive ; vous extrapoler en réduisant l’échantillon. C’est nouveau, ça doit être émergent ! Si pour vous l’état du système éducatif gabonais est un exemple d’efficacité, et la preuve que Moundounga ait été le meilleur ministre de l’éducation nationale de l’histoire du Gabon, je m’incline car devant tant d’aberration, toute tentative de raisonner me semble vaine! Mais je suis d’accord avec vous sur un point : celui de mes origines septentrionales qui semblent vous déplaire ; mais là aussi je ne puis rien pour vous car je suis qui je suis et je suis d’où je suis !

  2. Doubinda dit :

    Très bonne analyse des résultats du bac 2014 au Gabon, mais peu convaincant comme argumentation. Il ne faut pas prendre l’exemple de la France avec son objectif d’atteindre les plus de 80%de de taux de réussite au bac. Il s’agit ici de regarder le système éducatif dans sa globalité et après rien qu’après vous conviendrez avec nous que l’institution du bac1/2 n’est pas d’actualité au Gabon.

  3. Thomas Sankara dit :

    Pour apprécier la justesse d’une réforme comme celle dont il est question ici, il faudrait regarder non seulement le taux de réussite au bac, mais aussi le taux d’admission et le taux de placement dans le monde du travail après la formation universitaire et ce n’est qu’après cela que vous pourrez toutes les conclusions nécessaires. On ne généralise pas une réforme avant de l’avoir expérimenter sur une population pilote. En suite il faut procéder à une évaluation….Comme nous faisons les expériences à grandes échelles au Gabon, indépendamment de l’éthique scientifique, continuons de détruire nous même notre système éducatif et par surcroit le pays.

  4. albert dit :

    Déjà une chose à vous les journalistes de Gabon review, en particulier, et du gabon en général; pourquoi personne ne dit jamais le Dr Séraphin MOUNDOUGA? il est d’ailleurs le seul Docteur spécialiste mondiale dans son domaine, selon ses propres dires. On parle bien du Pr daniel O.O., du Dr Eloi R. Chambrier et j’en passe. Mais pourquoi au Gabon en parlant de MOUNDOUGA personne ne dit “Docteur”?

    Ensuite pour l’article je dis les états généraux ont pris des decisions et non Moundouga, mais lui dans l’application de ces decision il avait fait une peu d’amalgame et voulait allez plus vite que la musique.

    • Le Censeur du 2nd cycle dit :

      Mon chère Albert, Merci pour la petite note d’humour qui au demeurant n’amuse que toi…Séraphin Moundounga est titulaire d’un doctorat dûment mérité (sauf a remettre en cause la compétence de ceux qui le lui ont délivré…).
      Pour ta gouverne, le titre Dr devant le nom n’est dédié, dans le système francophone, qu’au seul titulaire d’un doctorat en médecine.Pour cette raison tu n’entendra jamais “Dr Ntoutoume Emane”,”Dr Jean Eyeghe Ndong” ou encore “Dr Alexandre Barro Chambier”, tous titulaire d’un doctorat mais dans des disciplines autre que la médecine.
      En bon entendeur…(nul besoin de me remercier pour l’instruction)!

  5. albert dit :

    excusez moi de revenir la dessus mais en plus d’avoir son doctorat, il avait passé près de 40 minutes à la RTG pour expliquer au Ganbonais comment il avait souffert pour avoir son doctorat. alors s’il vous plait dites Dr Séraphin M.
    merci

  6. Paolo NDANG MEZUI dit :

    En lisant un tel article j’ai presque les larmes aux yeux, non pas parce que c’est trop émouvant, mais parce que la publication de tels statistiques est le signe patent que les ennemis des gabonais sont bien les gabonais. Pourquoi l’objectif d’une réforme peut être d’allèger le fardeau des élèves qui devront soulever des charges deux fois ou trois fois plus lourdes l’année d’après? En seconde et première, les élèves ne font que s’initier à certaines disciplines avant d’approfondir leur apprentissage en classe de terminale. Avec un tel système, on allège pas seulement le travail des élèves, on amoindrit leur matière grise. Or un pays où les cadres sont limités ne peut pas avancer.

    • Le Curieux!!! dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec votre façon de voir. Et chapeau car seul a avoir vu le problème sous cet angle.
      Et je voudrai ajouter que pour faire une analyse sur de telles réformes il faut aussi tenir compte du facteur TEMPS. Ce n’est pas en un an qu’on peut tirer les conclusions d’une réforme fut’elle aussi important vue qu’elle concerne le système éducatif d’un pays

  7. Mandela dit :

    Tout ça c’est bien pour popularité des ministres mais l’école
    c’est pas la charité, il n’est pas question d’alléger le programmes juste pour avoir de bons chiffres.

    L’école c’est pas les Chiffres, les Statistiques, les Notes encore moins le Points comme dissent les Petits Gabonais !!!

    L’école Gabonaise continue de donner des diplômes au lieu de donner les métiers aux enfants.

  8. D.G dit :

    Bonjour à tous, s’agissant de ladite reforme, qu’est-ce que les états généraux avaient préconisés dans le cas ou l’élève venait à rater le bac 2 après avoir reçu le bac 1? Aussi, je suggère au cas où l’ancien système reste en vigueur,que l’Etat puisse demander aux élèves recalés au bac, de pouvoir le repasser en composant seulement dans les matières pour lesquelles ils n’ont pas pu valider l’année précédente. Cette réforme est appliqué au Maroc mais aussi en France. Mon patriotisme à tous, que Dieu vous bénisse.

  9. eyeghe dit :

    un simple constat les litteraires ont ete massacree cet annee et je pese mes mots, et un conseil au parents d’enfants qui vont passer le bac A1, 2015 sera un massacre car il y a un non dit on ne veut plus beaucoup de litteraires les prochaines annees ils vont etre souple voir large avec les scientifiques vous etes prevenues donc ne me dites plsu que vous ne le saviez pas et ca n’a rien a voir avec le niveaux.

  10. Mwanemakaben dit :

    Je ne suis pas un énervant (oh pardon), un émergeant. Mais de temps à autre, on a besoin d’analyser avec objectivité. Le seul reproche qu’on peut faire au ‘Dr’ Moundounga c’est de confondre vitesse et précipitation ou dirais je courir plus vite que son hombre en ce qui concerne les réformes. Cependant, si les données publiées dans cet article sont vraies, s’il vous plait, ne cherchons pas la petite bête, disons le et acceptons.Reconduisons la formule. Ils sont nombreux les élèves qui gagnent le bac avec des matières non fondamentales. Comment comprendre qu’un candidat au Bac scientifique C ou D puisse obtenir son bac grâce au français, à l’anglais et à l’histoire Géo et dans ses matières fondamentales il n’ait que des 7 et 8? A partir de là vous voulez former quel scientifique?

    • Crocky dit :

      Il me semble que l’on a mis en place un système de coefficients pour répondre à votre requette et pour aller plus loin, rien n’empeche d’évaluer ces matieres en premiere, de manière anticipé sans que l’echec à ces évaluations ne constitue un redoublement de la classe de premiere.
      Ou est la necessité d’installer un filtre en classe de premiere ?

  11. Crocky dit :

    Bonjour,
    Là je fustige la DGEC pour nous fournir des données non empiriques et gabonreview.com pour les diffuser sans une once d’analyse ou une analyse eronnée.

    Commençons par la comparaison que vous faites avec le bac français.
    EN France il n’y a qu’un seul bac qui s’effectue en deux temps. Certaines matieres sont faites de manieres “anticipés” en 1ere et les reste est fait en terminale et l’ensemble des notes à l’issue de l’examen de Tle ne constitue qu’un seul et unique examen, il n’y a ps de filtre en premiere ou de redoublement en cas d’echec sur ces matieres anticipées.

    Il n’ya donc aucune analogie en le Bac version Mr MOUNDOUNGA et le Bac français.

    Faires des compâraisons statistiques c’est bien mais les tourner à la sauce DGEC, c’est malsaint.

    Grossierement, on peut decider de ne faire passer en terminale que tout ceux qui ont 14 de moyenne en 1ere. On est certains que les chiffre du bac depasseront les 90% avec une mention minimale assez bien.

    Tout cela pour dire que filtrer la qualité des candidats au bac dès la 1ere tout cela pour des données statistiques est digne d’un assassinat.

    Je vais vous poser deux question à la DGEC et a la redaction du gabonreview.com

    1- Sur 100 gabonais qui rentrent en CP (ou 1ere année) y a-t-il ,en nombre et pas en %, plus de bacheliers et de mentions avec le bac de Mr MOUNDOUNGA ?

    2- Avec le filtre que vous voulez imposer en 1ere, vous preferez avoir 50% d’admis au bac avec 10000 candidats ou bien avoir 80% d’admis avec 1000 candidats ?

    Reprennez l’article et remplacer les % par des nombre et dites nous si vous faites la meme lecture de votre article.

    Si vous voulez jouer evec les %, quel pourcentage representent les bacheliers 2014 sur l’ensemble des élvès gabonais qui sont rentré en CP (1ere année) en meme temps qu’eux. aux derniere années, on ne depassait pas les 8%. Ce chiffre a augmenté ?

    P.S: je suis contraint d’utiliser tor pour pouvoir poster sur le site, suis-je blacklité ?

  12. Gaboma dit :

    Je trouve que c est une bonne idée de passer certaines matiéres en 1 ére pour éviter le stress qu on a connu avec toutes les lecons d’ histoire, Geographie et philo en terminale. je salue cette Initiative.
    merci

  13. Jean-Marcel BOULINGUI dit :

    Moundounga a mis le système éducatif gabonais par terre. Il a même tribalisé le poste de chef d’établissement. La réforme MOUNDOUNGA ? Quelle réforme ?

  14. jean jacques dit :

    Chers internautes qui pourrait m’aider , je cherche le site ou je peux lire les publications du Dr MOUNDOUNGA avec sa these unique au Monde vraiment on trouve ce genre des propos qu’avec certains gabonais qui ont des ailles.Il s’est cassé le bec au ministere de l’education, le domaine santé education ce sont les domaines clés du pays il ne faut pas mettre les parents ,et les personnes competentes n’ont pas la place.

  15. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi dit :

    Cette analyse des statistiques du BAC souffre d’un biais que je souhaiterais relever ici.

    La comparaison est faite entre

    d’une part

    1 – les élèves ayant obtenu le BAC1 en 2013, donc les meilleurs élèves de 1ère en 2013 qui sont passés en Tle et ont été présentés au BAC en 2014 pour ne passer que les matières fondamentales de leurs séries respectives

    et d’autre part

    2 – les élèves ayant raté leur bac en 2013 et le repassant en 2014 auxquels s’ajoutent les élèves ayant ratés leur BAC1 en 2013, donc les moins bons, et étant passés en classe de terminale en 2013 et présentés au BAC en 2014.

    Globalement, au-delà de cas spécifiques, on peut dire que les élèves du premier groupe, ceux ayant eu le BAC1 en 2013, avaient un meilleur niveau général que les élèves de la catégorie 2 qui avaient soit raté le BAC en 2013, soit raté le BAC1 en 2013.

    Il est donc normal dans ce cas que les résultats des élèves ayant obtenu le BAC1 en 2013 soient meilleurs que les autres élèves ayant soit ratés le BAC en 2013, soit raté le BAC1 en 2013.

    Pour une meilleure analyse de la portée de cette réforme, il eut été plus indiqué de comparer les résultats du BAC 2013 aux résultats du BAC 2014. Ainsi on aurait pu observer l’impact du BAC1 sur les résultats des élèves.

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