Un an d’existence, et déjà une communion inédite. Pour son premier anniversaire, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), formation portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est offert un culte œcuménique d’une rare intensité symbolique, le 5 juillet à Libreville. Catholiques, musulmans, évangéliques, pentecôtistes et fidèles du Renouveau charismatique ont prié d’une seule voix autour d’un mot d’ordre : « servir le bien commun dans la paix, la justice et l’unité nationale».

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema et les dirigeants de l’UDB aux côtés des représentants des confessions religieuses, après l’office œcuménique du premier anniversaire du parti, à la Baie des Rois. © D.R.

 

Dans une atmosphère empreinte de solennité et d’espérance, les voix religieuses ont convergé vers un même appel à l’occasion de la célébration, le 5 juillet, du premier anniversaire de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Articulée autour du thème «servir le bien commun dans la paix, la justice et l’unité nationale», et tenue en présence du président fondateur de cette formation au pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema, la cérémonie invitait à dépasser les fractures, à refuser les logiques d’exclusion et à bâtir un Gabon réconcilié avec lui-même.

«Des bâtisseurs de ponts, non des constructeurs de murs»

«L’unité nationale n’est pas un simple slogan. C’est un impératif divin», a martelé le représentant de l’Église pentecôtiste, rappelant que «la diversité du Gabon… est la richesse d’un seul peuple uni». Ce message s’est inscrit dans une exhortation directe aux acteurs politiques, invités à devenir «des bâtisseurs de ponts et non des constructeurs de murs».

Le pasteur Gaspard Obiang, du Renouveau charismatique, a livré un message à forte résonance sociale, insistant sur une exigence éthique : rompre avec le favoritisme, servir l’intérêt général et garantir une répartition équitable des richesses. «Le bien commun appartient à tous les Gabonais», a-t-il rappelé avec insistance, avant de recourir à une image biblique pour souligner l’interdépendance nationale : «Si une seule partie du corps souffre, c’est tout le corps qui est malade». Une manière de lier justice sociale et cohésion nationale, dans un pays encore marqué par les déséquilibres.

Le culte a par ailleurs pris des accents prophétiques, tournés vers l’avenir. Les responsables religieux ont invoqué «l’ouverture spirituelle d’une ère nouvelle pour la République gabonaise» et appelé à une transformation profonde de la nation, de l’économie, du système de santé et des perspectives offertes à la jeunesse. «Nous prophétisons… une jeunesse instruite, valorisée, inspirée», ont-ils déclaré, refusant l’idée d’une génération sacrifiée.

«Que la richesse de nos différences devienne une force !»

Du côté de la communauté musulmane, le message s’est articulé autour de la justice, de la fidélité à la parole donnée et de la responsabilité collective. S’appuyant sur le Coran, qui enseigne qu’«Allah prescrit la justice, la bienveillance et l’assistance», l’imam Tidjani Baba Gana a insisté sur le fait que «la paix n’est pas seulement l’absence de conflits, elle est le fruit de la justice, du dialogue et du respect mutuel». Une prière a été élevée pour les autorités, afin qu’elles soient guidées «par la sagesse, la justice et l’intégrité».

Le représentant de l’Église catholique a, quant à lui, recentré son intervention sur la dignité humaine, la solidarité et la lutte contre la précarité. Il a appelé à «des politiques toujours plus justes, afin que les richesses de notre pays profitent à tous et que personne ne soit laissé au bord du chemin». Il a également relevé le rôle fondamental des familles dans la construction d’une société stable et responsable.

Dans une déclaration commune, les représentants de l’UDB ont renouvelé leur engagement à promouvoir «le respect mutuel, le dialogue, la paix, la justice, la solidarité et le service du bien commun». Ils ont résumé l’esprit de cette rencontre en une formule : «Que la richesse de nos différences devienne une force au service de notre peuple !». Ce culte œcuménique a surtout été un moment de convergence morale et spirituelle. Il a rappelé aux dirigeants comme aux citoyens que la construction nationale ne peut se faire sans éthique, sans justice et sans unité.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment