Un incendie d’une rare violence a ravagé trois habitations au quartier Picasse, dans le troisième arrondissement de Franceville, mercredi dernier. Le sinistre, qui n’a fait aucune victime humaine, a laissé plusieurs familles dans un dénuement total. Selon les premières constatations, l’origine du drame serait un court-circuit électrique survenu dans une chambre d’enfants.

Une vue des dégâts causés par le feu, derrière la sinistrée. © Tv+ Afrique (capture d’écran)

 

À Franceville, trois familles se retrouvent à la belle étoile à la suite d’un incendie. D’après les informations de la télévision privée TV+ Afrique, le drame s’est déroulé en quelques instants, comme en témoigne l’une des sinistrées, Dame Reine Ongoto : «J’ai tenté de laver les habits, tout d’un coup, je vois comme ça l’enfant qui sort de la maison, il me dit : Maman, maman, il y a le feu, le feu dans notre chambre ! ». Face aux flammes, son premier réflexe a été de sauver les siens : «J’ai tout laissé, je suis rentrée dans la maison, j’ai vu le feu, j’ai fait sortir les enfants et j’ai commencé à crier au secours». Malgré la mobilisation rapide des voisins, et l’intervention jugée tardive des sapeurs-pompiers, la force du brasier a été implacable. Au total, trois maisons à savoir ; une en dur et deux en semi-dur ont été réduites en cendres.

Si aucune vie n’a été perdue, les dégâts matériels sont considérables et les conséquences psychologiques profondes. «On a perdu tout : les actes de naissance, les congélateurs, la télé, les fauteuils, même l’argent que le monsieur m’avait donné pour garder la maison. Tout a brûlé», raconte avec émotion Reine Ongoto, enceinte de son troisième enfant.

Le désarroi a été partagé par son conjoint : «Je suis resté là comme ça, avec l’avance qu’on m’avait donnée à l’école communale. On demande l’aide sociale, si on peut nous aider», a-t-il déclaré. Dans le même sens, les propriétaires des logements touchés ont également un cri d’alarme. Ayant perdu trois maisons, ils ont lancé un appel à l’aide au président de la République et aux affaires sociales.

L’incendie qui aurait été provoqué par un court-circuit au niveau d’une prise de branchement laisse ces familles sans toit et dépossédées de toutes leurs affaires. Elles se tournent désormais vers les autorités gabonaises, en espérant qu’une aide d’urgence soit rapidement débloquée pour pallier ce drame.

Thécia Nyomba (Stagiaire)

 
GR
 

1 Commentaire

Poster un commentaire