À l’occasion du lancement de la caravane Acti-Jeunes 3.0, la Fondation Ma Bannière a consacré un atelier à la sensibilisation sur les addictions. À travers une approche participative, l’organisation entend recueillir les propositions des populations afin de mieux orienter les futures actions de prévention et de prise en charge.

Jean Pierre Nimba Banguebe expliquant aux jeunes la manifestation du phénomène d’addiction, le 25 juillet 2026. © GabonReview

 

À travers son atelier dédié aux addictions, la Fondation Ma Bannière a choisi de placer les populations au cœur de la réflexion. Pour Jean Pierre Nimba Banguebe, éducateur spécialisé en travail social, cette initiative repose sur plusieurs outils pédagogiques, notamment une galerie d’exposition retraçant le parcours d’une personne en situation d’addiction, des jeux interactifs et une «boîte à parler», conçue pour recueillir les avis et les propositions des participants.

«La boîte à parler est une source d’information qui aide à la décision. Nous sommes en train de collecter les informations des populations sur les causes, les conséquences et surtout les solutions qu’elles proposent pour lutter contre le phénomène de l’addiction», explique-t-il. Selon lui, cette démarche marque un changement de paradigme. «Nous passons d’une approche où les solutions sont imposées à une approche processus, dans laquelle les populations participent elles-mêmes à la recherche de solutions adaptées à leurs réalités».

L’engouement observé autour de l’atelier confirme, selon l’éducateur spécialisé, l’intérêt grandissant des citoyens pour cette problématique. Plus d’une cinquantaine de participants, jeunes filles et garçons confondus, ont pris part aux échanges. Cette mobilisation permet également d’évaluer le niveau de connaissance du public sur les addictions et de déconstruire certains préjugés encore persistants.

Jean Pierre Nimba Banguebe déplore notamment que les personnes souffrant d’addiction soient encore trop souvent stigmatisées au lieu d’être considérées comme des malades nécessitant une prise en charge médicale. «Lorsqu’un enfant a le paludisme, on le conduit à l’hôpital. Mais lorsqu’il est en situation d’addiction, on l’abandonne souvent jusqu’à ce qu’il meurt», regrette-t-il. Les conclusions issues des contributions recueillies seront compilées dans un rapport destiné aux autorités compétentes afin de contribuer à l’élaboration de réponses plus efficaces contre ce fléau.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment