Lors du Conseil interministériel du 9 juin 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rappelé aux membres de l’exécutif l’obligation de transmettre, au plus tard ce vendredi, les propositions de feuilles de route destinées aux principaux responsables de l’administration centrale. Insistant sur l’exigence de résultats et de redevabilité voulue par le président de la République, il a appelé à une communication gouvernementale plus transparente et davantage tournée vers l’exécution des projets.

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, le 9 juin 2026. © Com. VPG

 

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a fixé au vendredi 12 juin 2026 la date limite pour la transmission des feuilles de route que chaque département ministériel doit élaborer à l’attention des principaux responsables de l’administration centrale. Cette instruction a été réaffirmée lors de l’ouverture du Conseil interministériel tenu le 9 juin à Libreville.

« Un mois plus tard, le délai de réflexion accordé est arrivé à son terme. Je demande par conséquent que l’ensemble des propositions attendues me soit transmis au plus tard le vendredi 12 juin 2026 », a déclaré le vice-président du gouvernement devant les membres de l’exécutif.

Cette échéance s’inscrit dans le prolongement des orientations données lors du Conseil des ministres du 4 mai dernier. À cette occasion, le président de la République avait demandé à chaque membre du gouvernement de définir des feuilles de route destinées à renforcer l’efficacité de l’administration et à mieux encadrer la mise en œuvre des politiques publiques.

Le temps de l’exécution

Dans son intervention, Hermann Immongault a également insisté sur la nécessité d’accompagner les annonces gouvernementales par des réalisations concrètes. Il a cité plusieurs projets récemment lancés par le chef de l’État, notamment le futur port en eau profonde de Kobe-Kobe ainsi que le programme de construction de 3 100 logements à Essassa et Bikélé.

« Le président de la République nous l’a clairement indiqué : le temps des annonces doit désormais être accompagné par le temps de l’exécution », a-t-il rappelé.

Pour le vice-président du gouvernement, ces projets structurants doivent se traduire par des résultats tangibles et mesurables pour les populations, dans un contexte où les attentes des citoyens restent fortes.

Une exigence de transparence et de redevabilité

Hermann Immongault a par ailleurs appelé les membres du gouvernement à renforcer leurs efforts en matière de communication publique. Selon lui, les Gabonais souhaitent disposer d’informations claires sur l’action gouvernementale et sur les résultats obtenus.

« Les Gabonaises et les Gabonais souhaitent être informés. Ils souhaitent comprendre l’action de l’État. Ils souhaitent mesurer les progrès accomplis et apprécier les résultats obtenus », a-t-il souligné.

Face à cette exigence, il a estimé que l’action gouvernementale devait reposer sur davantage de rigueur, de pédagogie, de transparence et de redevabilité. Chaque politique publique, a-t-il indiqué, doit être expliquée, chaque réforme comprise et chaque engagement évalué.

Le vice-président du gouvernement a ainsi plaidé pour une communication gouvernementale conçue comme un véritable outil d’accompagnement de l’action publique, au service de la compréhension et du suivi des réformes engagées par les autorités.

 

 
GR
 

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